Depuis hier à Kinshasa: Les commissaires spéciaux à l’école du savoir

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*C’est le Premier ministre qui a donné le go des travaux du séminaire de cadrage des missions et de renforcement des capacités des commissaires spéciaux des nouvelles provinces. A l’occasion, il les a appelé à intensifier, de manière harmonieuse, le progrès économique déjà réalisé. Pour réussir leur mission, il leur a rappelé qu’ils doivent rendre encore plus visible la vision de la Révolution de la modernité prônée par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange

*Pour sa part, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur a retracé les péripéties ayant conduit à la désignation de ces 21 commissaires spéciaux du Gouvernement, notamment le dépassement du délai constitutionnel pour l’élection des Gouverneurs et l’arrêt de la Cour constitutionnelle autorisant au Gouvernement de la République de procéder à la nomination de ces derniers. Et ce, avant de demander aux heureux promus d’assurer le bien-être de la population par le maintien de l’ordre, de la sécurité et de la paix ; assurer la régularité ainsi que la continuité des services publics de l’Etat, etc.

C’est le Premier ministre qui a procédé au nom du Chef de l’Etat, à l’ouverture du séminaire  de cadrage des missions et de renforcement des capacités des commissaires spéciaux du Gouvernement de nouvelles provinces. Les pionniers de la nouvelle administration territoriale sont à l’école du savoir pendant trois jours à l’hôtel du Gouvernement. 21 commissaires spéciaux, 42 commissaires spéciaux adjoints et 5 gouverneurs de provinces non démembrées ont été invités à prendre part à ce séminaire.

De fondement juridique

Dans son mot de bienvenu, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a insisté sur les missions leur confiées. Evariste Boshab a rappelé que la nouvelle organisation administrative et territoriale de la République Démocratique du Congo est dictée par la constitution du pays du 18 février 2006, telle que modifiée par la Loi n°11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution. « Cette Constitution consacre la décentralisation comme mode d’organisation et de gestion des affaires publiques», a-t-il rappelé.

Et de poursuivre que dans son article 2, la Constitution a nommé particulièrement les 26 provinces. C’est dire que la nouvelle territoriale se veut une administration de proximité qui renforce et restaure l’autorité de l’Etat et qui sert d’instrument de consolidation de la paix, de la sécurité, de l’unité nationale et de centre d’impulsion pour la promotion de la décentralisation, de la démocratie, de la gouvernance en vue du développement à la base. « C’est dans ce sens que la Loi de programmation a été promulguée par le Président de la République. En exécution de cette loi, les membres de la Commission par province à démembrer ont été déployés, les Assemblées provinciales ont pris acte des rapports à l’installation des nouvelles provinces, les bureaux provisoires des assemblées provinciales ont été mis en place », a souligné Evariste Boshab.

Les missions des commissaires

Constatant le dépassement du délai légal requis pour l’installation des nouvelles provinces et la force majeure empêchant la CENI d’organiser les élections des gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces dans le délai prévu, donnant suite à l’arrêt n°0089/2015 du 08 septembre 2015 de la Cour constitutionnelle, le Gouvernement de la République a pris la décision de nommer à titre exceptionnel et provisoire, les Commissaires spéciaux et commissaires spéciaux adjoints du Gouvernement, explique E. Boshab, avant d’expliquer que ces derniers vont exercer les compétences des Gouverneurs de province conformément à la loi organique n°13/088 modifiant et complétant la Loi n°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration de provinces, en attendant l’organisation des élections des Gouverneurs et vice-gouverneurs.

Ces commissaires spéciaux ont pour missions de faire régner l’ordre public et la sécurité, assurer la régularité ainsi que la continuité des services publics de l’Etat et doter les nouvelles provinces des infrastructures prioritaires.

Les thématiques du séminaire

Au cours de ces trois jours, les séminaristes vont aborder les thèmes suivants :  les missions confiées au Commissaires spéciaux par le Gouvernement de la République, les enjeux de la décentralisation et le rôle du chef coutumier, les rétrocessions et finances publiques provinciales, les infrastructures de base selon la vision de la Révolution de la modernité, les perspectives d’habitat adéquat avec les matériaux locaux, l’électrification rurale, les recettes minières ; les divisions de l’administration publique indépendante et prioritaires avec les expériences de l’Enseignement primaire et secondaire, de la santé et de l’agriculture et du développement rural.

Cependant, l’atelier sur le contrôle de l’acte administratif, des finances et gestion du personnel des autorités territoriales sera animé par l’Inspection générale de la territoriale ; l’Inspection générale des Finances, la Cour des comptes et le Secrétariat général à l’Intérieur. Il s’agira également de la cartographie des conflits communautaires et les valeurs et patrimoines de la citoyenneté en République Démocratique du Congo.

Matata Ponyo invite les commissaires spéciaux à plus de rigueur

Dans son discours, le Premier ministre a indiqué que les commissaires spéciaux ont été nommés pour assurer la gestion de nouvelles provinces en attendant l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces, conformément à la Constitution de la République Démocratique du Congo.

Il a rappelé l’article 163 d e la loi n°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces, qui stipule : « les Gouverneurs des provinces représentent le Gouvernement central en provinces. Ils assurent dans ce cas la sauvegarde de l’intérêt national, le respect des lois et règlements de la République et veillent à la sécurité et à l’ordre public dans la province », a souligné le Premier ministre. Quant à l’alinéa 2 de l’article 65 de la même, il dispose qu’en cas de nécessité, le pouvoir central peut réformer ou se substituer aux pouvoirs des gouverneurs des provinces.

S’adressant aux commissaires spéciaux et leurs adjoints, Matata Ponyo a précisé que l’installation des nouvelles provinces n’a pas pu être parachevée dans le délai fixé par la loi de programmation. « La période endéans laquelle les nouvelles provinces devant être entièrement installées est dépassée. Il a été déploré fort malheureusement une certaine cacophonie dans la gestion de ces nouvelles provinces. Il fallait agir en toute responsabilité pour laisser perdurer cette situation préjudiciable à l’ensemble de la nation », a-t-il déploré.

Pour le chef de l’exécutif central, la mission des commissaires spéciaux et de leurs adjoints est exceptionnelle et se fonde sur la nécessité d’assure la  continuité de l’Etat devant une situation d’urgence. Il les exige la disponibilité, l’esprit d’écoute, la rigueur morale et intellectuelle, le sens d’abnégation, le sens de créativité et le sens de leadership.

L’œuvre du développement à consolider

A travers eux, le Gouverneur se veut de réussir un pari, celui d’asseoir dans les nouvelles provinces les prémices d’une gestion et de mettre la province sur la trajectoire du développement tracée par le Président de la République, Joseph Kabila Kabange. « L’œuvre du développement entreprise par le Chef de l’Etat requiert l’alignement de toutes les provinces dans leur configuration consacrées par la constitution », a souligné le Premier ministre.

Ceci pour dire que l’initiative prise par le Gouvernement, celle d’organiser  ce séminaire de cadrage des missions et de renforcement des capacités des commissaires spéciaux du Gouvernement des nouvelles provinces démontre l’importance que celui-ci accorde aux résultats attendus de la mission confiée aux commissaires dans toutes les provinces. « Les résultats attendus s’inscrivent dans la mise en œuvre effective et la consolidation de la décentralisation, une exigence constitutionnelle, mais aussi un processus irréversible, une exigence  qui permet une gestion optimale du grand espace territorial et du complexe sociologique de la République Démocratique du Congo. Sa mise en œuvre requiert des hommes outillés, des gestionnaires aguerris », a insisté le Premier ministre, étant donné que les nouvelles doivent être gérés avec un réel leadership contre un résultat qui implique la population dans son ensemble.

Pius Romain Rolland

 

 

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