Dépôts des candidatures dans les BRTC: Le coup de gueule d’Augustin Kikukama contre la CENI

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En principe, c’est hier le 8 juillet 2018 que devait se clôturer l’opération de dépôts des candidatures à la députation provinciale dans les BRTC disséminés sur toute l’étendue du territoire national. Suite aux doléances formulées par les leaders des partis et regroupements politiques de la Majorité présidentielle et de l’Opposition, la CENI s’est résolue de distribuer des jetons aux retardataires qui doivent se présenter au plus tard le mardi 10 juillet courant. Faute de quoi, ils ne prendront pas part à cette grand-messe électorale.

Si nombreux soient les partis et regroupements qui ont obtenu ces précieux jetons pour le dépôt de leurs candidatures, le Mouvement du 17 mai/Kikukama s’insurge contre la confusion entretenue par la Centrale électorale pour l’empêcher de prendre part active aux élections provinciales. Informé par tous ses représentants en provinces, parce que disent-ils, la liste du 22 juin 2018 de partis et regroupements reconnus en Rdc n’est pas prise en compte par la CENI, Augustin Kikukama a été reçu par le conseiller juridique de la CENI, qui détient une copie de la liste mise à jour à la date du 22 juin 2018 du ministère de l’Intérieur et Sécurité. Tout en promettant de résoudre le problème, ledit conseiller, quelques instants plus tard, communiquera à M. Kikukama qu’il ne pouvait rien faire, parce que la liste, même si elle a été actualisée, n’est pas encore publiée au Journal officiel. Fait grave, parce que le conseiller de la CENI a oublié que la liste mise à jour venait d’être publiée au Journal officiel le 07 juillet dernier.

A ce sujet, force est de souligner qu’alors que M. Kikukama avait déjà gagné le procès qui l’opposait à Célestin Lwangi et que ce jugement a acquis l’autorité de la chose jugée, et qu’en tenant compte de ce jugement, le Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre et du processus électoral avait déjà tranché en faveur du M17, il ne comprend pas pourquoi l’on peut empêcher son parti politique de participer à cette compétition électorale. Voilà pourquoi il en profite pour alerter l’opinion qu’il est dans le droit et que la CENI n’a pas de pouvoir d’écarter un parti politique du processus électoral.

Au regard de tout ce qui précède, M. Augustin Kikukama fustige le fait que son parti politique soit exclu du processus électoral par la volonté de la CENI et non du ministère de l’Intérieur et Sécurité. Il constate que son parti a toujours été muselé et rappelle que la loi sur la subdivision des circonscriptions électorales n’a jamais été publiée au Journal officiel, pendant que c’est un document de travail par excellence ! Ceci, selon lui, est un comportement qui ne va pas dans le sens d’un processus électoral inclusif. Il insiste sur le fait que même si la solution est trouvée ce lundi, la CENI risquera de rétorquer que le délai pour le dépôt est dépassé.

Le n°1 du M17 rappelle que tout le monde était d’accord qu’avant que la CENI ne convoque le corps électoral, il fallait procéder par l’évaluation du processus électoral, pour savoir si l’on est dans le bon. « On pensait que samedi, il y aurait un communiqué final lors de la tripartite, hélas », s’exclame-t-il, avant d’ajouter qu’on attendait ce communiqué final, surtout au sujet de la machine à voter, pour laquelle il n’y a pas encore de consensus au niveau de la classe politique du pays. De même, estime-t-il, la publication de la liste des électeurs allait permettre de savoir le sort des 16% d’enrôlés sans empreintes et qui doivent être élagués. C’est ainsi qu’il a demandé à la communauté internationale de continuer d’accompagner le CNSA dans le rôle que joue cet organe pour évaluer et rassurer la classe politique.

(JMNK)

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