Dépôt des candidatures pour les législatives provinciales en RD Congo: Ensemble favorable, l’Udps s’embourbe

Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a ouvert depuis dimanche 24 juin dernier, tous les Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC) pour les Législatives provinciales du 23 décembre 2018. Une opération qui s’étend jusqu’au 12 juillet 2018. A cet effet, tous les regroupements, partis politiques et les indépendants se précipitent les portes des BRTC pour répondre à cet appel de la Centrale électorale. Opposition comme Majorité, les portes restent ouvertes du matin au soir. Et depuis l’ouverture un peu timide de ces BRTC, il sied de signaler que la donne a changé. Car l’on assiste à de longues files avant de franchir un bureau.

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), le plus grand de la Majorité Présidentielle, a disséminé tous ses ténors à Kinshasa comme ailleurs (provinces), afin de traiter puis déposer les listes de différents candidats aux BRTC. Un travail qui a déjà été fait en amont, puisque le PPRD semblait être prêt au combat depuis un bon moment. Et outre, le PPRD et plusieurs regroupements politiques ont répondu à ce brillant appel de la CENI, afin de prouver à la face du monde que le processus électoral en RDC n’est plus une utopie. Un fait réel et qui tend à sa concrétisation.

Si les choses semblent bien marcher au niveau de la Majorité présidentielle, avec la création dimanche 1er juillet 2018, du Front commun pour le Congo (FCC) qui réunit la famille politique de Joseph Kabila avec tous les opposants membres du Gouvernement d’Union Nationale pour ne soutenir qu’une seule candidature à l’élection présidentielle, à disposer de la majorité pour gouverner et engager les réformes nécessaires, en vue d’un Congo uni et fort, à l’Udps par contre, les caprices ne font que commencer. A l’annonce de l’ouverture par la CENI des BRTC, le Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps), Jean-Marc Kabund-A-Kabund a posé quelques conditions avant que son parti ne dépose les listes de ses candidats. Entre autres, le remplacement de Jean-Pierre Kalamba à la CENI, la mise à l’écart de la machine à voter ; le nettoyage du fichier électoral pour y extirper les électeurs fictifs ; l’institution d’une commission  d’enquête indépendante, afin d’effectuer un contrôle sur la gestion des fonds mis à la disposition de la CENI ; le respect par la CENI des règles et procédures en matière de passation des marchés publics et de gestion des fonds publics et, enfin, l’organisation d’un audit externe par la Cour des comptes sur la gestion des fonds alloués aux opérations électorales.

Le porte-parole de l’Udps a signifié sur les antennes d’une radio périphérique que non seulement son parti politique déposera les listes, mais continuera à lutter pour le respect de ces conditions. Loin de contredire son Secrétaire général, Félix Tshilombo qui se trouve actuellement aux Etats-Unis d’Amérique pour consulter des bailleurs de fonds, n’a pas fréquenté les BRTC de la CENI.

Point n’est besoin de rappeler que l’Opposition congolaise n’a jamais été solidaire, car « Ensemble » de Moïse Katumbi l’a encore prouvé. Si l’Udps monte les enchères, Katumbi a convoqué ses pairs, afin d’harmoniser les listes des candidatures retenues pour les législatives provinciales.

Et dans un communiqué rendu public dimanche 1er juillet, le patron de Sessanga et compagnies a rassuré que les listes d’Ensemble seront déposées dès le 2 juillet 2018. Ce, en dépit des incertitudes qui planent sur le processus électoral, selon le communiqué signé par Soriano Katumbi. Une décision difficile à digérer pour l’Udps, car les deux présidents (Tshisekedi et Katumbi), très proches, sont encore devant deux opinions totalement contradictoires. En attendant, les BRTC restent ouverts toute cette semaine, avec l’espoir de voir l’Udps revenir sur sa décision. Sinon, le train des élections qui est déjà à la gare partira sans elle.

Si déjà pour les listes des candidats aux provinciales, Ensemble et l’UDPS ont du mal à harmoniser leurs vues, qu’en sera-t-il lorsqu’il faudra choisir une seule candidature pour représenter toute l’opposition à l’élection présidentielle à venir ? C’est le temps pour cette opposition de se mettre ensemble, si elle veut aller loin.

L’histoire se répète

Comme la politique congolaise marche toujours avec plaintes et réclamations, le processus électoral de cette année n’a pas échappé à cette règle. En 2006, du vivant du feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, l’Udps n’avait pas participé aux élections suites aux caprices. Il semblerait que ce grand parti de l’Opposition voulait une chose et son contraire. En 2011, l’on a regretté la bêtise commise, et enfin, il fallait participer à ces élections. Et face à une Majorité bien présente, l’échec a frappé les opposants radicaux. Malheureusement encore, l’on a crié à la tricherie, croyant que le pays serait plongé dans le chaos. Echec et Mât. Nombreux sont les experts de la scène politique congolaise qui pensent que l’histoire ne va que se répéter. Mais cette fois-ci, au bénéfice de la démocratie congolaise.

Ce n’est pas fini !

L’Udps, bien qu’ayant contesté les résultats de 2011, a fini par se soumettre à la Majorité présidentielle. Voilà qui va pousser le Sphinx de Limete à désavouer tous ses fils et filles qui avaient accepté de siéger à l’hémicycle du Palais du Peuple. Certains sont même et actuellement au sein du Gouvernement d’Union nationale. Après son élection à la tête de l’Udps, Tshisekedi fils a opté pour la réconciliation. A cet effet, tous les fils de l’Udps du parlement chassé hier du parti ont été pardonnés et d’aucuns ont réintégré. Une bonne décision, soulignons-le, car les élections qui s’annoncent seront déterminantes pour l’avenir politique de beaucoup de cadres. D’où, nécessité de se doter d’une bonne stratégie, incluant le choix de bons candidats, mais aussi la mise en place des moyens pour leur permettre de se déployer et de battre campagne. Car Kinshasa n’est pas le Congo, dit-on.  Toutefois à l’allure où vont les choses et considérant les caprices de l’UDPS,  Fasthi risque de se faire louper la chance de faire bouger les choses. Surtout que la force d’hier de l’Udps n’est plus celle d’aujourd’hui, puisqu’en face d’elle, se trouvent plusieurs regroupements et partis politiques de la Majorité présidentielle, visiblement très en forme.

Bernetel Makambo

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse