Dépôt des candidatures: La CENI prolonge jusqu’au 30 mai

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*La difficulté a été observée à l’œil nu hier dans un débat sans ambages entre l’Opposition et la Majorité présidentielle d’un côté, et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de l’autre, qui a cerné le problème, et a été obligée de prolonger la clôture de dépôt des candidatures pour les provinciales et locales, au 30 mai 2015

* L’Abbé Apollinaire Malumalu a accédé aux attentes des uns et des autres en proposant la tenue rapide d’une autre réunion du même format d’ici à la semaine prochaine. S’agissant des points à l’ordre du jour, les deux tendances politiques en présence sont tombées d’accord quant au format de la rencontre pour poursuivre les concertations en vue d’aboutir à un processus électoral apaisé

La Commission électorale nationale indépendante a prolongé l’opération de dépôt des candidatures jusqu’au samedi 30 mai sur toute l’étendue du territoire national. La décision a été prise par le bureau de cette institution au cours de sa plénière extraordinaire. Sur environ 8.000 formulaires retirés, 2.000 dossiers seulement ont été réceptionnés, soit un taux de 25% de remise de dossiers.

Mais bien avant cette importante décision, en direct par vidéoconférence, le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), M. l’Abbé Apollinaire Malumalu a dirigé personnellement hier lundi 25 mai 2015 une réunion de haut niveau avec quelques leaders de la Majorité Présidentielle et de l’Opposition politique de la République Démocratique du Congo. Samy Badibanga (UDPS), Emmanuel Shadari Ramazani (PPRD), Tshisumpa (AFDC), André Tshikayi (ARC), Arnold Badibanga(CNC), Didier Molisho (MSR), Lisanga Bonganga (Front Populaire), Delly Sesanga (ENVOL), Jean-Lucien Bussa (CDER), Jean-Claude Mvuemba (MPCR), André-Claudel Lubaya (UNC), Eve Bazaïba (MLC), Emery Okundji (FONUS), José Makila Sumanda (ADT), Gabriel Mokia (MDCo) et bien d’autres personnalités politiques congolaises ont échangé avec l’Abbé Malumalu sur les questions électorales du moment.

C’est un président de la CENI en parfaite amélioration de santé. L’Abbé Malumalu a salué chaleureusement la présence des acteurs politiques de la Majorité comme ceux de l’Opposition en leur expliquant que l’objectif de cette rencontre était d’inaugurer des échanges francs et sincères avec la classe politique autour du processus électoral congolais. A l’approche de la clôture des dépôts des candidatures à la députation provinciale, soit hier lundi 25 mai 2015 à 16h 30, le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, M. l’Abbé Apollinaire Malumalu, a donc tenu à réunir les deux tendances politiques de notre pays pour échanger sur deux points essentiels : le dépôt des candidatures pour les élections provinciales et l’opportunité de la mise en place d’un cadre permanent de concertation sous le format du jour, soit 16 personnes par tendance.

Eve Bazaiba crie au scandale

«  Je suis en train de relever et de dénoncer la violation des lois et règlements de la République par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, qui a violé l’article 7 de la loi 04002/2004 qui organise le fonctionnement des partis politiques. Il a pour ce faire signé un arrêté d’un doublant de parti, qui a la même dénomination, le même logo… ça crée ainsi, une confusion dans le chef des militants et candidats lorsque nous déposons les candidatures. Je dénonce aussi les agissements de la Ceni, qui doit appliquer la loi électorale dans sa globalité. Là, la Ceni vient de violer l’article 12 de la loi électorale dans son dernier alinéa, qui dit que seuls les partis politiques, créés 12 mois avant la convocation du processus électoral, ont droit de participer à ce processus», a dénoncé Eve Bazaiba, Secrétaire générale du Mlc, soulignant que son parti se retrouve maintenant en difficulté, alors qu’il avait déjà payé la caution pour tous ses candidats, répartis sur toute l’étendue du pays.

Réagissant à cette accusation, le président de la Ceni a évoqué la loi sur le fonctionnement des partis politiques pour dire que cette loi règle les problèmes de nom, logo…. Et les partis politiques. «  Ce n’est pas à la Ceni qu’il faut poser ce genre des questions. C’est le ministère de l’Intérieur qui règle cette question », rejette en bloc l’Abbé président.

Toutefois, le prélat catholique, conscient et mesurant les conséquences que cela pourrait poser et entraîner dans la société, surtout que lorsqu’on sait que personne ne veut compromettre le processus électoral en cours, a fait savoir que le problème est pris en compte et sera traité par le bureau qui, au finish, va annoncer la décision qui sera prise.

Cependant, sur le terrain, le problème se pose déjà dans certaines circonscriptions, telles à Luila, à Kutu et à Popokabaka. D’après la Secrétaire générale du Mlc, les membres du Mlc se sont présentés pour retirer leurs formulaires dans les Brtc situés dans ces circonscriptions. « On leur dira qu’il y aurait déjà eu un autre Mlc qui avait déjà retiré les formulaires ». Le même problème s’est posé aussi, déplore-t-elle, à Yakoma et à Kutu dans la province de l’Equateur.

«  S’il y a eu des candidats qui se sont faits enregistrer au nom d’un autre parti, la question sera traitée », a rassuré le Secrétaire exécutif national adjoint de la Ceni, appelant les délégués de l’opposition au calme. Alors que du côté de ceux de la Majorité présidentielle, c’est un calme plat. Un peu pour dire, les carottes sont cuites.

Et donc, le temps est à cette prolongation, qui ne dit pas son nom, à laquelle la Ceni est obligée même si elle ne l’aurait pas envisagée. Puisque la vie est faite aussi des surprises, la Ceni devra fléchir, elle aussi, face à cette exigence ou contrainte temporelle en vue d’une sortie de crise.

La MP se frotte les mains et attend le coup de sifflet

Le coup d’envoi n’est pas encore donné. Il faudra encore patienter avant de se lancer dans la course. Certes, la Majorité présidentielle, par la bouche du député national Shadari Ramazani, Secrétaire général adjoint du PPRD et président du groupe parlementaire du parti présidentiel à l’Assemblée nationale, s’est déclarée prête. Car, toutes les candidatures de ses représentants ont été déjà déposées. La MP ne souhaite pas une prolongation pour le dépôt des candidatures au niveau des Brtc. Néanmoins, reconnaissant la souveraineté de la Ceni dans l’organisation des élections en Rdc, cet honorable député du Parti du peuple pour la démocratie pense que si la Ceni décide de la prolongation, sa plate-forme va fléchir.

«  Toute l’opposition présente ici, a déjà déposé les candidatures, parce qu’on nous a montré les listes. Mais ils disent qu’ils ont encore de problèmes. Ils doivent aller jusqu’à prendre deux semaines pour le dépôt. Mais nous, nous ne sommes pas d’accord. Nous souhaitons qu’on arrête aujourd’hui… la demande de prolongation vient de l’opposition. Nous, nous sommes prêts », a relevé ce poids lourd du Pprd, précisant que les deux partis, à savoir l’Opposition et la Majorité, sont prêtes et que personne ne veut d’une prolongation. Reconnaissant toutes les souverainetés de la Ceni, les trois parties affirment se soumettre à la décision qui va tomber. Il le disait à côté Délly Sesanga, qui parlait pour le compte de l’opposition.

Un consensus est dégagé

Face à la réalité et la problématique, qui risquent de bloquer la machine électorale, ce que ne souhaite personne, les trois parties, à savoir l’opposition, la Majorité présidentielle et la Ceni, qui a reconnu la difficulté, sont arrivées à un compromis, celui de mettre en place un comité permanent qui va traiter de la question avec le ministère de l’Intérieur.

Auparavant, le Secrétaire Exécutif National Adjoint (SENA) de la CENI, Corneille Nangaa Yobeluo a fait l’état des lieux de la réception des candidatures dans les BRTC à quelques heures de la clôture. Il a indiqué que 8.130 formulaires ont été retirées, 6.512 par les Partis Politiques, 170 par les regroupements politiques et 1.448 par les indépendants. D’autre part, 1.592 candidatures ont été déposées à la CENI en raison de 1.404 par les Partis Politiques, 13 par les regroupements politiques et 172 par les candidats indépendants. A ce jour, il est signalé 4.077 candidats enregistrés dont 3.020 consolidés au niveau du siège à Kinshasa parmi lesquels on compte 11% des femmes.

Le constat du jour faisant état d’un fort engouement dans les BRTC avec quelques cas non résolus de payement des cautions électorales. Un dernier constat est que 58 partis politiques et 13 regroupements n’avaient pas encore déposé leurs logos à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), ce qui est préjudiciable à la bonne administration du processus électoral, plus précisément en ce qui concerne la conception des bulletins de vote, a fait savoir le Secrétaire Exécutif National Adjoint de la CENI.

 

(Yassa)

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