Dépôt des candidatures aux élections combinées: L’UDPS jette l’éponge

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La CENI, conformément au calendrier électoral publié le 05 novembre 2017, a officiellement ouvert, dimanche 24 juin courant, les Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC), pour les élections combinées directes présidentielle, législatives nationales et provinciales du 23 décembre 2018. Pendant ce temps, une certaine opposition, avec en tête l’UDPS ne serait pas prête à aller aux élections, mieux à déposer ses candidatures dans les 171 bureaux ouverts sur l’étendue du territoire national. Entre-temps, la Majorité présidentielle, à travers ses regroupements politiques électoraux, n’a pas tardé à déposer ses dossiers dans les bureaux qui ont été ouverts à cet effet.

Au niveau de ce parti politique de l’opposition, mieux de l’opposition en général, il s’observe que la peur des élections est causée, soit par manque de discours politiques, soit parce qu’elle n’est pas prête. Aussi se cache-t-on derrière certaines conditionnalités, parmi lesquelles le remplacement immédiat de son délégué à la CENI ; la mise à l’écart de la machine à voter ; le nettoyage du fichier électoral pour y extirper les électeurs fictifs ; l’institution d’une commission  d’enquête indépendante, afin d’effectuer un contrôle sur la gestion des fonds mis à la disposition de la CENI ; le respect par la CENI des règles et procédures en matière de passation des marchés publics et de gestion des fonds publics et, enfin, l’organisation d’un audit externe par la Cour des comptes sur la gestion des fonds alloués aux opérations électorales.

De l’analyse de toutes ces recommandations, il s’avère que leur réalisation ne peut qu’obliger la CENI à violer le calendrier publié le 05 novembre 2017. Sinon, pourquoi, maintenant que la CENI se dit prête pour organiser les élections, subitement l’opposition qui a toujours accusé le pouvoir en place de s’accrocher au pouvoir, ne voudrait plus concourir à ce grand rendez-vous de l’histoire ? Les Congolais qui n’ont pas de mémoire courte, constateront que ce n’est pas pour la première fois que l’opposition en générale, mieux l’UDPS s’apprête à boycotter les élections.

Il suffit tout simplement de parcourir les différents cycles électoraux (2006 et 2011) pour se rendre compte que l’opposition a toujours usé des subterfuges pour échapper à la sanction publique à travers les élections. Si réellement l’opposition a le soutien du peuple, pourquoi a-t-elle alors peur de solliciter les suffrages de ce dernier ? Qu’est-ce qui se cache à travers ce refus ? N’est-ce pas le signe que l’opposition a un agenda caché ? Que va-t-elle réellement dire à ses soutiens de la communauté internationale, maintenant qu’elle accepte volontairement de ne pas prendre part aux élections ?

Qu’à cela ne tienne, non seulement que les raisons avancées ne tiennent pas débout, mais elles sont surtout de nature à retarder le processus électoral et de renvoyer les élections aux calendres grecques. Voilà qui pousse certains observateurs de la scène politique congolaise à se demander, pour qui cette opposition roule. Sinon, l’opposition sait pertinemment qu’à ce jour, la CENI est dans l’impossibilité d’abandonner la machine à voter pour commander des bulletins dont on sait qu’ils exigent beaucoup de moyens et une logistique importante pour leur déploiement.

De même, en ce qui concerne le fichier électoral, le général Sangaré, chef de mission des experts de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a insisté sur le fait qu’on ne pouvait pas radier les 16,6%, représentant environ  6,5 millions d’électeurs parce que le cas échéant, le fichier ne serait pus inclusif. Si l’opposition ne peut même pas accepter le travail titanesque abattu fait par l’OIF, il n’y a que celui qui sera fait par la Cour des comptes qui sera accepté ?

L’opposition bénéficie d’un bon contexte non seulement pour s’organiser, mais aussi pour faire une bonne campagne électorale et battre tous les candidats qui se présenteront devant elle. Ne pas le faire à cause de ces conditions qui ne tiennent pas débout, c’est décevoir le peuple qui a longtemps rêvé de voir l’opposition accéder au pouvoir en Rdc. Cela serait un deuxième rendez-vous manqué avec l’histoire politique du pays, surtout que la politique de la chaise vide ne paie pas.

(JMNK)

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