Deogratias Mutombo reste ferme : « L’économie congolaise se porte de mieux en mieux »

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Le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, a présidé le weekend dernier la 2ème réunion de l’année et la 60ème depuis qu’il dirige la BCC, du Comité de politique monétaire (CPM). Au cours de cette réunion, il a affirmé que l’économie congolaise se porte de mieux en mieux, et ce, à cause de l’évolution normal des fondamentaux de l’économie congolaise. A l’en croire, la stabilité du cadre macroéconomique se  consolide d’avantage, même si au stade actuel, le résultat enregistré reste encore en deçà des attentes. « Nous croyons fermement que l’année 2018 enregistrera des performances », dit-il, avant de souligner que déjà, il y a une bonne nouvelle pour 2017.

Le taux de croissance économique confirmé après la prise en compte de la situation économique à fin décembre est passé à 3,7% à 2,4% en 2017, même niveau que la croissance mondiale. « C’est important, car c’est une bonne base pour impulser la croissance économique en 2018, étant donné que l’activité économique se réalise en continuité et avec l’élan pris depuis 2017 par rapport aux mesures économiques d’urgence ». Sur le plan de la stabilité, explique-t-il, nous avons enregistré le taux d’inflation de 2,08%, alors qu’à la même période en 2017, fin février 2017, on était à 3,5%. Pour ce qui est de la dépréciation monétaire, à fin février, le Franc Congolais ne s’est déprécié de que 1,3%, alors qu’à fin février 2017, c’était à 7,6%. Il y a une grande différence entre 2017 et 2018.

Pour les réserves sont à 975 millions de dollars Us, le Gouv’ souligne que nous sommes au-delà de 4 semaines d’importation des biens et services. Sur le plan des finances publiques, nous avons un équilibre qui se consolide également à fin février, le budget de l’Etat a dégagé un excédent confortable de 158 milliards des Fc et cet effort est la réponse à la recommandation du chef de l’Etat de juillet 2017, qui proscrit le déficit budgétaire. Donc, l’Etat ne peut plus vivre au-dessus de ses moyens. Ainsi, il n’y a pas lieu de s’inquiéter de l’instabilité pour le lendemain dû au déficit.

La politique monétaire reste encore restrictive, avec le maintient du coefficient de la réserve obligatoire au niveau de 2017, le taux directeur reste inchangé, la régulation de la liquidité continue à s’opérer par le Bon BCC, etc. En ce qui concerne l’activité bancaire, elle se consolide également au regard de la résilience affichée à travers les ratios de solvabilité et de liquidité. Ces ratios de solvabilité à fin février ont très bien évolué à 16 et 14%, alors qu’au 31 décembre, ils étaient de 14 et 12%. Ceci, à cause de la recapitalisation de quelques banques, une réponse à la décision de la BCC de  relever le niveau minimum du capital de 10 million à 30 millions jusqu’au 1er janvier 2019. Donc, les banques qui ne sont pas encore en règle, ont du temps pour augmenter leur capital. Voilà qui nous a permis d’accroitre cette résilience. Et d’insister que l’augmentation des fonds propres à comme avantage d’accroitre cette résilience, la capacité d’intervention des banques, notamment dans la fourniture de services financiers.

Investir dans l’agriculture, les infrastructures, l’industrie de transformation, etc.

Au sujet du crédit à l’économie, il a largement évolué. L’économie dans l’état actuel, y compris la stabilité financière, nous permet d’être optimistes quant aux perspectives de 2018. Mais cependant, si nous voulons réellement prendre le chemin d’une croissance rapide et forte, nous devons donner priorité à l’investissement dans l’agriculture, les infrastructures, l’industrie de transformation, sans oublier la formation et la santé. Selon Deogratias Mutombo, si nous investissons une bonne partie de nos rentrées fiscales et de nos ressources minières dans nos infrastructures, dans la recherche et le développement, avec les hommes et les femmes en bonne santé, ceci va nous permettre d’obtenir l’accélération de la croissance. Parce qu’agir dans les infrastructures, dans le savoir, … va permettre la croissance des facteurs de production et du produit intérieur brut. C’est de cette façon là que le pays tirera profit de dividende démographique. Soulignons que la mise en œuvre de toutes ces actions requiert la mobilisation des ressources financières à travers la fiscalité,  l’épargne intérieure et le marché financier extérieur. Le Gouverneur de la BCC a terminé son échange avec la presse par informer le public de la publication du Rapport sur la politique monétaire en 2017. Il donne la revue de l’économie mondiale, il aborde l’évolution économique intérieure, la mise en œuvre de la politique monétaire et des changes ; donne des perspectives sur l’économie nationale et internationale ; en annexe, les tableaux sur le suivi des réunions du Comité de Politique Monétaire et différentes statistiques.

JMNK

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