Deo Vuadi : « avec Mikanda Awards, la littérature congolaise en une bonne place dans notre société »

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Jeune entrepreneur, Deo Vuadi est l’initiateur du prix Mikanda Awards, qui vise à valoriser la littérature congolaise. Après une soirée de remise de prix réussie, l’intéressé revient dans cette interview sur les grandes lignes dans l’organisation de cette première édition de Mikanda Awards

Quel est l’objectif poursuivi par Mikanda Awards ?

L’objectif principal de Mikanda était de donner à la littérature congolaise une place de choix dans sa société. Un moyen de valoriser les écrivains congolais, qui sont du reste, des personnalités respectables dans leur société.

Derrière les prix décernés aux gagnants, y avait-il un autre gain financier ?

(Rire…)  derrière ce prix-là, il y a la responsabilité de promouvoir la littérature. Derrière ça, c’est un combat que nous menons avec plusieurs amis de pouvoir donner une place indispensable dans notre société à la littérature. Que la communauté congolaise puisse parler littérature comme elle parle musique.

Quelle lecture faites-vous de la littérature congolaise ?

La culture congolaise évolue  positivement. D’abord, il y a beaucoup de nouveaux auteurs et les ainés auteurs continuent à produire de nouvelles œuvres. Il y a de plus en plus des jeunes qui produisent  à l’occurrence Prince Djungu, Eugène Kandolo,… ce qui manquait à la littérature congolaises, c’étaient des événements qui pouvaient le donner une certaine valeur. C’est pour quoi nous avons créée Mikanda Awards, il y a aussi le prix Zamenga,… Plus il y aura des événements littéraires, plus la littérature congolaise prendra de plus en plus de l’ampleur.

Cette littérature congolaise, pour quel public ?

On a l’impression que les congolais ne lisent pas. Tout celui qui est auteur te dira le contraire. Oui, les congolais lisent. Ils sont capables de comprendre n’importe quel ouvrage. C’est vrai que notre problème est qu’on a cette grande diversité linguistique. Ça, c’est un autre débat où l’état congolais devra travailler déçu. Traduire des livres en langues vernaculaires pour permettre à tous de lire et comprendre le contenu. Mais déjà, avec Mikanda Awards, dans les grandes villes, on sent que la littérature bouge et elle prend une bonne place dans notre société.

Qu’elles sont les difficultés majeures dans l’organisation de Mikanda awards ?

De prime abord, le projet n’a pas trouvé de sponsor. Beaucoup de gens ne pensaient pas qu’on pouvait travailler sur un projet pareil et aboutir. Hors mis les quelques partenaires qui nous ont accompagnés, nombreux d’autres n’ont pas cru à un projet sur la littérature congolaise. Mais la valeur qu’on a donnée à cet événement change aussi l’image mesquine de notre littérature.

Avez-vous déjà travaillé pour que la prochaine ne connaisse pas les mêmes galères ?

Oui, nous travaillons dessus. Nous travaillons durement pour renforcer les partenariats qui existent. On est dans les pourparlers avec d’autres instituions qui peuvent nous rejoindre  pour soutenir le projet.

Comme entrepreneur, dites-nous ce que nous faites exactement ?

Je gère l’entreprise Inter kinoise ; c’est elle qui organise le Salon des jeunes entrepreneurs de Kinshasa, KinBusiness Salon, Kin Business Wenze, le Marché des jeunes entrepreneurs et Mikanda Awards.

Pendant la soirée, il y avait les prix de la poésie, du roman, de l’essaie, du théâtre, du jury. On doit dire que la première édition n’était pas parfaite, beaucoup de choses restent à corriger. Mais tout le monde est d’accord pour dire qu’on peut maintenant prétendre avoir un prix littéraire de valeur.

 

(Onassis Mutombo)

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