Dénouement du dossier litigieux des lésés de 24 entreprises

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Les délégués d’ex-employés redoutent le désengagement de Willy Makiashi

Des travailleurs s’identifiant au dossier des lésés de 24 entreprises privées et paraétatiques redoutent le désengagement du Vice-Premier ministre en charge de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, M. Willy Makiashi, du processus du dénouement de leur dossier. Il nous revient que lesdits employés sont notamment ceux de la vague de licenciements massifs de 1990, et qui se sont organisés au sein d’un Collectif. La source indique notamment, à cet effet, que la volonté politique de parvenir au dénouement du « vieux dossier conflictuel » qui décrédibilise les décideurs congolais dans ce secteur, cette volonté-là bute à l’intransigeance du patronat, affichant un glaceur indescriptible face aux tentatives de dialogue.

En janvier de l’année en cours, ils ont salué l’entrée en fonction du gouvernement Matata II. Il nous revient qu’à la même occasion, le Vice-Premier ministre en charge de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale prenant acte de cette civilité collective, a tenu un discours rassurant par rapport aux desiderata des concernés. Entre janvier et ce jour, les ex-employés lésés ont la conviction qu’il y a des pesanteurs à surmonter, comme l’a relevé un membre du groupe visiblement réservé, mitigé.

Citation : « Depuis janvier dernier, le Vice-Premier ministre en charge de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale nous a apaisés, s’agissant de l’expédition de notre dossier collectif. De notre côté, nous nous sommes permis de porter à cœur cette parole, ayant connotation d’assurance, au moment où le vieillissement collectif nous  emporte, et où la mort rétrécit nos rangs. Depuis lors, nos délégués ne traitent qu’avec le cabinet du Vice-Premier ministre en charge de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale. Or à ce niveau-là, la volonté politique si elle existe, devrait s’accompagner utilement de la décision. Nos recommandations, pour rappel, portent sur la réhabilitation (pour ceux qui sont à l’âge de continuer à travailler, et l’indemnité de sortie pour d’autres. Nous avons la conviction qu’avec un minimum de volonté politique, le gouvernement de la République pourrait faire entendre la voix de la raison à la Fédération des entreprises congolaises, FEC. » Fin de citation.

Quid des employés lésés et de la remise à niveau des inspecteurs du travail

Entre 1990 et 1993, quelque vingt-quatre entreprises relevant majoritairement du secteur privé ont déclenché une vaste opération de licenciement de leurs employés. C’est ce que les observateurs ont appelé alors, la vague de licenciements massifs. L’opération qui avait généré environ trente-mille employés lésés, s’était déroulée au mépris des dispositions prévues dans le Code congolais (ex zaïrois) du Travail. Les géniteurs de ce que d’aucuns avaient qualifié de génocide socioprofessionnel avaient, quant à eux, justifié leur démarche par la prévalence de la basse conjoncture et des pillages intervenus dans le contexte d’alors.

En 2006, le ministre de l’Emploi, Travail et de la Prévoyance sociale, M. Kambere, avait fait savoir le besoin de séminaires de remise à niveau pour les inspecteurs du Travail. Seul le temps démontrera si la philosophie du respect des droits humains et de la création d’un « Fonds social congolais» pourrait cohabiter avec le paradoxe de  prôner la réduction de la pauvreté tout en s’éloignant, partiellement ou entièrement, de l’esprit  du macro-programme de la révolution de la modernité.

Juillet 2010, une commission instituée par l’ancien Premier ministre Muzito s’est penchée sur le dossier

Le lundi 26 juillet 2010 est entrée dans la mémoire collective des travailleurs abusivement licenciés, dont le dossier est au centre d’une « amère aventure amoureuse sans fin : le fameux « je t’aime, moi non plus ». Ceci entre le gouvernement congolais et la FEC. En effet, c’est en cette date qu’ont débuté les travaux effectifs de la commission devant se pencher sur l’épineux dossier des travailleurs victimes de licenciements massifs et abusifs. Trois ans plus tard, soit en 2013, les collectifs superviseurs, sans faire naïfs, ont soutenu la tenue des Concertations nationales, et renouvelé leur confiance aux institutions de la République.  Toutefois, des sources ont indiqué que la convocation desdits travaux, de même que la nomination  des membres de cette commission  relevaient du pouvoir du Premier ministre d’alors, Adolphe Muzito. Hasard de calendrier ou relevant d’une planification, les travaux de la commission ont été lancés après que le gouvernement de la République ait réussi dans le cadre des rapports avec les institutions de Bretton Woods, à atteindre le Point d’Achèvement. Il nous revient que les mandats des membres de la commission ont été validés, pour réhabiliter et réintégrer les travailleurs concernés dans leurs droits. Et ce, conformément aux décisions judiciaires et politiques antérieures. Ce sont essentiellement ceux qui ont été entérinés par l’Assemblée nationale.

Pour rappel, le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Evariste Boshab avait transmis au Premier ministre les recommandations n°003 et 006 de l’Assemblée nationale, en vue de l’exécution, et du règlement définitif de ce dossier. C’était par ses lettres respectivement Rdc/cp/EB/ AN/Jkl/Mnt//01/0055/2010 du 14/01/2010 et Rdc/AN/cp/EB/Kdg/ Mnt/03/0344/2010 du 01/04/2010.

(Payne)

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