Démobilisation du personnel enseignant et déperdition scolaire: Gouvernement, parents et école, responsabilités partagées

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Un soutien conjoint de l’école et la famille permettra de préserver le parcours scolaire des ados (ph.tiers)
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Dans le secteur de l’enseignement primaire et secondaire, des voix s’élèvent de plus en plus pour déplorer la baisse qualitative. Car à l’instar d’autres secteurs de la vie nationale, l’enseignement a subi le contrecoup de la crise qui secoue la société. Maintes critiques  attribuent la déconfiture constatée à la démobilisation du personnel enseignant, dont l’essentiel des revendications est axée autour de l’amélioration des conditions socioprofessionnelles. Le foisonnement des écoles privées n’est pas que pour le bien de la jeunesse. Dans cet ordre d’idée, bien des promoteurs animés des motivations pécuniaires, ont développé une vision d’école source des revenus, par opposition à la vocation pédagogique.

Une autre évidence et non de moindre est que les parents en tant qu’acteurs sociaux partenaires de l’école, n’ont pas accompagné des changements souhaités. C’est dire que leurs mentalités n’ont pas évolué. Il y a deux décennies, pour n’évoquer que ce passé récent, il était aisé qu’un parent admette que l’enfant reprenne de classe. Plus d’une raison pouvaient justifier une telle attitude, sans que ce la ne nuise à l’équilibre au foyer. L’échec constaté ou des points traduisant une baisse de rendement de l’enfant. Toujours dans le passé, le parcours des élèves était marqué notamment par le phénomène de stabilité. Donc l’élève ne changeait pas d’écoles au gré des années scolaires. Pour l’heure, la déperdition scolaire est devenue le maître-mot du parcours des élèves. Les parents n’admettent plus que leur enfant reprenne une année scolaire. Au contraire, ils  encouragent voire financent la fraude. Car, il s’observe que beaucoup d’élèves quittent l’école sans apurer leurs dettes, et vont s’inscrire ailleurs. Et que dire des responsables scolaires qui reçoivent de tels candidats les yeux fermés ?

Réagissant à cette triste réalité, un responsable scolaire pense : « Il y a deux paramètres en présence : le premier porte sur des parents qui sont de connivence avec leurs enfants. Lorsqu’on arrive au mois de mai et que l’enfant a encore des dettes à l’école, les parents préfèrent garder leur enfant à la maison, connaissant un coin des faussaires où ils vont acheter un bulletin et obtenir une inscription ailleurs, dans une classe supérieure. De tels parents oublient qu’un enfant qui n’a pas bien étudié durant l’année scolaire ne peut rien faire de bon. Actuellement, nous voyons cela à l’examen d’Etat. (…) », a-t-il déploré.

Il y a un moyen de combattre la déperdition scolaire, a renchéri le responsable scolaire su évoqué. Nous devons être en collaboration entre écoles de notre juridiction.  La Division doit, pour cela, nous faciliter la tâche. Avec le Service dénommé Serni qui identifiait les élèves en les numérotant. L’on devrait suivre cela dans le bulletin. Chaque élève doté d’un bulletin numéroté. Et des palmarès mis à jours, pour renseigner au cas par cas : tel élève est passé de classe ou a-t-il abandonné ? S’il continue, le fait-il dans son établissement ou doit-il aller ailleurs ?

(Payne)

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