Démission de Moïse Katumbi et organisation du référendum

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Mende lève l’équivoque

*Face à la presse hier, le ministre L. Mende a voulu laver les esprits de plusieurs, qui croiraient que le chef de l’Etat, Joseph Kabila tire sa popularité de son ancien collaborateur, Moïse Katumbi. C’est bien faux, rétorque le porte-parole du Gouvernement, qui explique que c’est le chef de l’Etat qui a rendu au gouverneur de l’ex-province du Katanga, ce qui l’est aujourd’hui

* Poursuivant son face-à-face avec la presse, le porte-parole du Gouvernement a précisé qu’il n’est pas dans la tête de l’exécutif national l’idée d’organiser le referendum. A ceux qui y voient un glissement pour le régime en place, L. Mende estime que cette loi référendaire se présente comme une clairvoyance d’esprit dans la manière de gouverner. « Ne dit-on pas que gouverner, c’est prévoir ? »

Le ton a été plus que ferme, voire très dur pour le ministre congolais de la Communication et des Médias, et porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende Omalanga, lorsqu’il réagissait hier, lors d’un point de presse, au lendemain de l’annonce de la démission de l’ex-gouverneur de l’ex-province du Katanga.

Le ton dur utilisé par le ministre justifie ce divorce, dont les couleurs étaient déjà annoncées après la promulgation par le chef de l’Etat de la loi sur la décentralisation. L’ex-gouverneur et son président de l’Assemblée provinciale, Gabriel Kyungu wa Kumuanza s’étaient prononcés contre cette démarche, alors que constitutionnelle. Déjà en ce temps-là, l’on pouvait lire les signes qui ont amené aujourd’hui à ce divorce, malheureusement.

Face à la presse hier, le ministre L. Mende a voulu laver les esprits de plusieurs, qui croiraient que le chef de l’Etat, Joseph Kabila tire sa popularité de son ancien collaborateur, Moïse Katumbi. C’est bien faux, rétorque le porte-parole du Gouvernement, d’après qui, c’est le chef de l’Etat qui a rendu au gouverneur de l’ex-province du Katanga, ce qui l’est aujourd’hui.

A cet effet, souligne-t-il : «  Je pense qu’il y a quelqu’un qui l’a mis dans les listes électorales. Il y a une famille politique dans ces listes, qui a fait campagne pour lui, qui a soutenu qu’il soit désigné là-bas pour arriver là où il est arrivé. Alors, vous croyez que le créateur peut avoir peur de sa créature ? Je ne pense pas. S’il a cette impression que très vite il guérira. C’est une fausse impression. C’est la Majorité qui l’a créé. C’est le président qui a fait de lui ce qu’il est devenu et non le contraire. Et donc, s’il y a quelqu’un qui a peur de l’autre, ce n’est pas le président qui peut avoir peur de lui ».

Le referendum pas encore un projet du Gouvernement

Poursuivant son face-à-face avec la presse, le porte-parole du Gouvernement a précisé qu’il n’est pas dans la tête de l’exécutif national l’idée d’organiser le referendum. Un sens, qui est tout à fait logique et fonctionnel dans tous les pays du monde. Et la République démocratique du Congo est malheureusement en train de pécher par le fait de faire exception jusque-là de ne se doter toujours pas de cette procédure légale. D’où, estime-t-il, il faut que le pays se dote justement de cette loi, qui ne projette en rien un referendum, pour lequel l’on veut tuer ou incriminer le Gouvernement aujourd’hui, alors que c’est une voie tout à fait normale.

Plusieurs y voient un glissement pour le régime en place, alors que cette loi référendaire se présente comme une clairvoyance d’esprit dans la manière de gouverner. Ne dit-on pas que gouverner c’est prévoir ? C’est justement le sens que le Gouvernement donne à cette démarche. Des accusations juste pour nuire et se faire un peu de la popularité pendant que la réalité est autre.

«  J’ai bien dit qu’il existe bien une loi électorale, mais nous n’avons pas d’élection tous les jours. Ce sont des dispositions qui doivent rester permanentes à la disposition des évènements et un gouvernement ou un système politique prévoyant est celui qui met en place un corpus législatif au cas où il y aurait un besoin de recourir à un chemin quelconque. Donc, il n’y a pas un projet de referendum, il n’y a pas une question que nous voulons soumettre à un referendum. (…) pourquoi fait-on croire que s’il y a une loi fixe dans les conditions d’organisation un referendum, ce qu’on veut organiser un referendum ? Qui doit empêcher le peuple congolais d’avoir une loi fixant les conditions d’organisation d’un referendum, alors que la Constitution exige aux députés de faire une loi fixant les conditions d’organisation d’un referendum ? Donc là, je vous dis qu’il n’y a pas un projet quelconque qui est en vue », a affirmé le ministre L. Mende, soulignant que tous les Etats du monde ont une loi référendaire et que personne n’empêcherait aux Congolais d’en avoir aussi.

Pour l’instant, à en croire  L. Mende, le Gouvernement n’a pas matière à soumettre à referendum, mais soutient l’idée émise par les deux parlementaires. Car, il pense qu’il faudra que le pays dispose de sa loi référendaire au cas où la question venait d’être soulevée. « Nous tenir prêts pour le cas où nous avons besoin de consulter le peuple. Donc pour nous, nous n’avons pas à inventer un referendum pour le plaisir de le faire. Lorsque la question sera soulevée, lorsque nous penserons qu’il y a nécessité de consulter le peuple souverain, nous viendrons devant le peuple souverain pour le consulter. Il n’y a personne pour nous faire peur, parce que nous avons un mandat du peuple et le Gouvernement peut prendre l’initiative d’un referendum. Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas », a précisé le ministre, avant de fustiger l’idée de soupçonner que le Gouvernement voudrait faire un referendum en catimini.

Ainsi, dit le porte-parole du Gouvernement : «  Nous avons des dispositions d’exécution de la loi pour les élections, mais nous n’en avons pas pour le referendum. C’est pourquoi nous avons estimé, lorsqu’on nous a consultés, qu’il fallait encourager cette démarche au niveau du Parlement, pour que le pays se dote d’une loi référendaire ».

Pour le ministre, la démarche ne vise qu’à débrayer le chemin. Et d’ajouter : «  nous n’avons pas peur. Nous n’avons pas été élus pour faire semblant, nous n’avons pas été élus pour avoir peur de je ne sais quel maître. Nous avons toujours agi dans l’intérêt du peuple congolais, qui nous a donnés ce suffrage. Donc, si le moment vient, si une question se pose, soyez-en rassurés que nous la poserons à la population. Et ce n’est pas cette agitation des gens qui ne respectent pas eux-mêmes la souveraineté du peuple, qui va nous décourager. Mais comme ce n’est pas advenu, nous n’en sommes pas encore là ».

(Yassa)

 

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