Démission d’André Mpungwe de la CENI: Confuse, la « Dynamique » de l’opposition s’en mêle

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De quoi se mêle la Dynamique de l’opposition en République démocratique du Congo, trois semaines après la démission de l’Abbé Apollinaire Malumalu désormais ex-président de la CENI, Commission électorale nationale indépendante ?  Il s’agit, selon la sortie  médiatique de certains de ses leaders, de la démission du Vice-président de la centrale électorale André Mpungwe Songo. Celui-ci a rendu le tablier  le week-end dernier.

Pour l’ECIDE Martin Fayulu, l’indépendance de la CENI ainsi que sa neutralité sont en danger. D’où ce sociétaire de l’opposition parlera de la Majorité présidentielle qui vient « embrigader la CENI », affirmant que « le pouvoir kabiliste l’y a contraint ».

Mais il sied de prime abord d’objecter : le poste du Vice-président de la CENI est une affaire de la Majorité présidentielle (MP), et plus précisément du PPRD, Parti du peuple pour la reconstruction et le développement. C’est bien ce que dit la loi organique du 19 avril 2013 y relative, particulièrement l’article 10 et suivants qui parlent de la désignation des membres de la CENI.  A moins que la Dynamique de l’Opposition ou tout au moins l’ECIDE ne soit une composante du PPRD, ce qui est curieux, ce n’est pas un politique à la taille de Martin Fayulu qui devait lever son petit doigt dans une affaire qui ne concerne qu’une famille politique différente, mieux adverse à celle à laquelle il appartient.

Une démission après une autre

Dans plusieurs salons huppés des politiques congolais l’on parlait  encore de la capitulation de l’Abbé Malumalu, officiellement pour des raisons de santé. Une démission adressée au Président de la République qui,  de son côté, en a pris acte. Le Président de la CENI émane de la Société civile, c’est un secret de Polichinelle. D’ores et déjà, les confessions religieuses se sont mobilisées pour s’accorder dans leur majorité autour de Corneille Nangaa, pour succéder à Malumalu. L’affaire suit son cours normal au bureau du Speaker de la Chambre basse du Parlement, selon les prescrits de la loi ; et si tout va bien, le dossier sera bientôt sur le bureau du Chef de l’Etat qui doit entériner ce choix de la société civile.

Quant à la démission du Vice-président PPRD de la CENI,  André Mpungwe a décidé de mettre un terme à son mandat. Que cela soit une exigence de son parti ou non, peu importe. Le poste revient au parti. Ce n’est qu’une fois nommée que la personne devient neutre. Cela ne veut pas dire que cette neutralité doit l’être en  amont et en aval, à perpétuité. C’est là la complexité de ces désignations à la CENI que le politique congolais doit bien cerner d’entrée de jeu. C’est tout compte fait pour des raisons qui lui sont propres que la MP, connaissant ses sociétaires,  doit décider de changer un pion en cette période où il faut le dire ouvertement, la centrale électorale sera revue de fond en comble. Pour s’en convaincre, les fidèles du MSR de  Pierre Lumbi et de l’ARC d’Olivier Kamitatu ayant basculé dans G7, devenu une plateforme de l’Opposition, ne seront plus invités au chapitre sur la liste MP.

Après la démission, samedi 10 octobre dernier, de l’Abbé Apollinaire Muholongu Malumalu de la présidence de la Commission électorale nationale indépendante -CENI-, André Mpungwe Songo, le vice-président PPRD de cette institution d’appui à la démocratie, s’en est allé lui aussi. Si Corneille Nangaa est cité pour remplacer l’Abbé président, les noms comme celui du PPRD Norbert Basengezi, ragaillardi par une expérience au Bureau de la CEI, actuellement CENI, est aussi cité sur plusieurs langues de la MP. Certes, l’architecture de la Centrale électorale a été sérieusement secouée avec la capitulation de son président et celle de son Vice-président, mais la question n’est pas insoluble comme semble le voir la Dynamique, allant jusqu’à « demander au Nations Unies et à l’UA de dépêcher leurs experts pour veiller sur la neutralité  et l’indépendance de la CENI », dixit M. Fayulu.

Sans tomber dans la distraction, côté Gouvernement, la situation est sous contrôle. Le Premier ministre a annoncé, lors de l’examen de la loi des Finances, l’exercice 2016, à l’Assemblée nationale que celle-ci réserve plus d’½ milliard de Francs congolais au cycle électoral. Et que dans les délais, les élections auront lieu. Mais il faut le reconnaitre, la question n’est pas si aisée. Un dépassement de délai n’est pas à exclure. Là aussi, le dialogue s’avère le passage obligé.

(Emmanuel Badibanga)

 

 

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