Délégué MP au dialogue: Papy Tamba prône un mode de scrutin moins onéreux

par -
0 823
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Au sujet du débat lancé par Corneille Nangaa, président de la CENI, nombreuses sont des contributions qui viennent enrichir le sujet, tout en permettant aux participants de prendre de bonnes décisions qui engageront l’avenir du pays. C’est dans cette optique que Papy Tamba, membre du PPRD a présenté une réflexion axée sur la raison fondamentale de sa présence au dialogue, dont l’esprit et la lettre de l’ordonnance qui le convoque sont assez clairs: permettre un consensus autour des élections à venir en Rdc. La première question qui lui vient en esprit est celle de l’opportunité: Quand faudrait-il réfléchir en profondeur sur les maux qui minent notre machine électorale?

Il répond qu’à ce sujet, le Président de la CENI a laissé en suspens une question à l’appréciation de la classe politique: devons-nous dépenser 350 millions des dollars dans l’opération du fichier électoral tous les 5 ans (de l’argent que nous avons du mal à réunir) ou pouvons-nous envisager un système dans la durée?  « Je pense pour ma part que l’occasion que nous avons aujourd’hui est le plus favorable, au moment où toutes les institutions qui ont travaillé à ce sujet admettent que notre fichier électoral actuel est en panne. Un fichier électoral qui est en panne ne peut conduire aux bonnes élections », dit-il, ce d’autant plus que les Congolais ne perdent jamais une élection sans crier à la fraude. Même certains groupes armés ont trouvé en cela un motif de faire la rébellion et de tuer nos paisibles citoyens.

Il ajoute à ce débat la problématique du mode de scrutin. Faudra-t-il encore attendre pour réfléchir en profondeur à ce sujet, ou devons-nous attendre un nouveau dialogue qui interviendrait je ne sais à quel moment? En dépit de cette difficulté, certains compatriotes préfèrent nous observer de l’extérieur et nous sommes même victimes de leurs remontrances. Il y a certains partis politiques de l’opposition qui ont vu leurs sièges être saccagés par des militants d’autres partis qui ont boudé ce forum. Alors quand? Ne devons-nous pas relever ce défi maintenant et une fois pour toute et en assumer toutes les conséquences? Je ne ferai personnellement aucune économie de tout ce qui peut apporter du bien à notre peuple, martèle-t-il.

La seule différence que relève Papy Tamba entre les membres de la CENI et d’autres experts étrangers qui ont travaillé à cette fin se trouve dans  “l’opposabilité des résolutions” assorties des différents rapports. Les résolutions qui seront adoptées ici en référence à ces rapports  seront aussi opposables aux membres de la CENI qui sont des Congolais, pendant que d’autres reprendront leurs vols pour aller aider d’autres pays. Donc, ce qui a été appelé “Regard extérieur” ne peut avoir qu’un caractère indicatif; mieux, consultatif. C’est un point de vue. Il n’y a pas meilleur expert sur le Congo que le Congolais lui-même.

Trois raisons

Et ce, pour plusieurs raisons : leurs réflexions n’ont pas pris en compte l’ensemble du système électoral. Isoler l’élection présidentielle et les élections législatives nationales d’autres formes d’élection lui semble énerver la démocratie à la base, système qui fonde pourtant la constitution ; Leur regard sur la constitution n’a pas tenu compte de l’ensemble d’obligations liées à la tenue des élections en Rdc. Notons à ce sujet que sur une population électorale estimée à 32 millions en 2011 avec 18 millions des votants, la différence d’électeurs entre le Chef de l’Etat et le Président de l’UDPS avoisinait 2 880 000 électeurs, un chiffre largement en deçà des 17 millions des potentiels électeurs non encore enrôlés. La logique d’exclure du droit de vote une population qui peut faire la différence entre deux candidats est injuste. Le faire, c’est tourner le dos aux élections crédibles et apaisées et la Cour Constitutionnelle peut recueillir favorablement les observations dans ce sens d’un candidat malheureux ; La non prise en compte par des experts étrangers du changement de la cartographie électorale. De 11, nous sommes passés à 25+1 provinces. De 20, nous sommes passés à 97 villes, soit 77 villes supplémentaires. De 124, nous sommes passés à 699 communes, soit 575 communes supplémentaires. C’est donc clair qu’une réflexion qui se limite sur la seule élection présidentielle ne prendra pas en compte cet aspect des choses. Mais les problèmes commenceront déjà avec les législatives nationales. Et que dire des autres élections qui sont, soit en dépassement des mandats, soit non encore tenues? Travailler sur des demi-mesures dans ce dialogue sera une erreur que le peuple ne nous pardonnera pas, insiste-t-il.

Pour Papy Tamba, les défis du développement du pays sont tels que nous devons penser un mode de scrutin moins onéreux, que nous devons offrir à ce dialogue toute sa chance de réparer l’ensemble de notre système électoral qui est en panne, que nous devons réduire la possibilité de contestation des candidats. Certains gagneraient même devant Dieu le Père. « En réfléchissant comme Congolais, nous trouverons que tous nos frères et sœurs: Majorité, Opposition (même ceux qui ne sont pas avec nous) et la Société civile ont droit au chapitre. Le Chef de l’Etat, le premier des Congolais, aussi. Ceci permettrait de créer un boulevard aux prochains élus de se concentrer plus à leurs tâches que sur des interminables rebondissements sur la tenue des élections », précise-t-il.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse