Délais constitutionnels et insécurité à Beni: L. Mende : « Moïse Katumbi ignore tout »

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Une attitude du ministre L. Mende lors d’un point de presse (Ph. Rtnc 2)
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*Réagissant aux propos de Moïse Katumbi sur Rfi, Lambert Mende, porte-parole du Gouvernement pense que devant l’ignorance de l’ex-gouverneur du Katanga, on doit éprouver  une certaine gêne, sinon de la pitié. « Quelqu’un qui est incapable de lire même les  textes de la Constitution de son pays, ça m’étonnerait qu’il trouve une recette appropriée  pour mettre  fin à  une situation aussi complexe qui prévaut aujourd’hui au Nord-Kivu. Quelque soit ce qu’il est entrain de déclarer, il ignore même l’histoire de ces désordres  que nous affrontons au Nord-Kivu, de même que  l’origine de ce terrorisme », dit-il

*Devant la tentative impériale de ses partenaires, le Gouvernement affirme qu’on ne va pas acheter la souveraineté de la Rd Congo  avec des promesses fallacieuses  et même s’il y a eu cette coopération et même si elle aura lieu, ce n’est pas cela  le  prix de la souveraineté d’un pays.  Parce que même si ces partenaires aident la Rdc, ce n’est pas au prix de sa souveraineté, surtout que ce pays est habitué à des fausses promesses. Voilà qui pousse le ministre de la Communication et Médias à dire que nous sommes d’autant plus fondés  à pouvoir résoudre nos problèmes par nous-mêmes, parce que les promesses d’avant  n’ont jamais été satisfaites et nous ne voyons pas en voyant comment les choses se déroulent, comment elles seront  faites cette  fois-ci

Le Gouvernement congolais  a affirmé hier qu’il n’a rien contre le Congolais Moïse Katumbi, mais que celui-ci réponde plutôt de ses ennuis avec la justice au lieu de distraire et chercher à distraire. Le porte-parole du Gouvernement qui s’exprimait au cours d’un point de presse, refuse de  tomber dans le jeu de l’ex-gouverneur de l’ex province du Katanga, qui ignore tout sur l’insécurité à Beni.

Face  à la presse, Lambert Mende a qualifié  Moïse Katumbi d’ignorant sur la situation sécuritaire dans cette belle ville du  Nord-Kivu, lorsque celui-ci s’appuie sur un timing de trois mois pour résoudre cette situation d’insécurité.  Une recette mal placée et dont l’auteur est en déphasage.

« Je pense que devant l’ignorance, on doit éprouver  une certaine gêne, sinon de la pitié. Quelqu’un qui est incapable de lire mêmes les  textes de la Constitution de son pays, ça m’étonnerait qu’il trouve une recette appropriée  pour mettre  fin à  une situation aussi complexe qui prévaut aujourd’hui au Nord-Kivu. Quelque soit ce qu’il est entrain de déclarer, manifestement  il ignore même l’histoire de ces désordres  que nous affrontons au Nord-Kivu. Il ignore  l’origine de ce terrorisme, qui est  en train de craindre nos populations  et qui   a commencé il y a longtemps de décennies  avant même l’avènement de Joseph Kabila »,  a réagi le Porte-parole du Gouvernement.

A un ignorant, a dit Lambert Mende d’un ton  apaisé : «  l’on ne peut répondre que par le silence », avant de lancer une suggestion demandant à l’ex-gouverneur de s’informer, mieux : «  Rentrer aux études pour  savoir quelle est l’histoire de son pays avant de pouvoir proposer des recettes. Il faut connaitre d’abord.de quel pays l’on parle. Ce n’est pas un roman. Cette rébellion a une histoire, il  y a des actions qui sont en train d’être menées.  Les Fardc que commande le Chef de l’Etat, ne sont pas seules  aux contacts de ces réalités. Il  y a  la communauté internationale. Vous n’allez pas me dire qu’il a des recettes beaucoup plus réfléchies que celles  de la Communauté internationale avec laquelle nous coopérons  à travers la Monusco avec sa Brigade. Et donc, c’est un Monsieur qui raconte des histoires pour faire oublier ses ennuis avec la justice. De toutes les manières, je vous ai démontré que c’est quelqu’un qui ignore la constitution de son pays. Quelqu’un qui ignore la différence entre Parquet et Tribunal, alors vous me parler des choses aussi complexes qu’est la sécurité d’une province, non je préfère ne pas discuter.  Il ferait mieux de rentrer à l’école, on lui donnera le cours d’histoire  et il saura ce qui se passe au  Nord-Kivu, manifestement il ignore tout de ce qui passe dans le pays ».

Des dispositions prises pour sauver Beni

Répondant une question posée, le ministre congolais des Médias et porte-parole du Gouvernement  a apaisé les esprits forts  comme faibles,  au regard de l’intérêt humain qu’il faut à tout prix sauver dans Beni. Ces Congolais tués à  longueur des journées, aussi ces jeunes des Fardc, qui au prix de leur sang sont aux feux, méritent l’attention la plus soutenue de la République. Et très conscient de cela, Lambert Mende a  affirmé que les instructions sont données. Déjà, précise-t-il, le Président de la République a instruit le  Commandant en chef des Forces  armées congolaises. Ce qui a justifié le déplacement du commandement de l’opération Sukola qui était à Goma, à Erengeti, une localité  rurale,  où l’on a situé le triangle de développement des inciviques ougandais Adf.

Cependant, se trouvant dans une du type symétrique comme celle-ci,  il est difficile, à en croire  le ministre, de fixer une date au de laquelle il n’y aurait plus une moindre actions terroristes, même si c’est ce que tout le monde. Il n’y a pas de date à donner, mais déjà sur le terrain, l’on salue et  les observateurs de la Monusco  reconnaissent  que les capacités de malfaisance de ces rebelles  ont sensiblement diminué  depuis que le commandement de l’opération Sukola s’est délocalisé  et que des moins en moins  assiste à ces actions qui victimisent   malheureusement les populations de Beni.

«  Le terrorisme nous frappe. C’est une offensive  qui par définition se cache.  Elle ne se montre pas au grand jour. Elle joue à cache-cache avec ceux qui les répriment.  C’est vrai au Congo, au Kenya, en France et ailleurs. Nous nous sommes  allés au devant  de ces forces, parce que nous  savons  les localiser dans  un périmètre qui est situé dans les gorges profonds d’une jungle difficilement pénétrable, mais où  nos garçons ont pénétré et où ils se confrontent  à eux »,   a fait savoir le ministre, soulignant la présence des Fardc aux fronts contre ces rebelles, dont la vie ne tient plus qu’au bout de fil après avoir assez longtemps joué à ce jeu de cache-cache.

L’homme refuse de croire à tout cela et s’est montré prétentieux. Lambert Mende veut plutôt être réaliste. Car, au regard de la situation qui prévaut à Beni, il faut encore élaborer des stratégies minutieusement appropriées contre ces forces étrangères.   Mais il reste confiant et estime  d’ici quelques mois, la menace Adf ne sera plus qu’un souvenir. Il l’avait dit avant de renouveler l’appel  que l’Etat-major invitant les populations de Beni de coopérer avec les Fardc.

Le gouvernement n’a rien contre  Moïse Katumbi

Lambert Mende  est de nouveau revenu sur le cas Moïse Katumbi, après qu’une question soit posée par un journaliste sur cet opposant qui a demandé aux Congolais de descendre dans les rues si l’élection présidentielle n’est pas organisée cette année.

Encore ici, la qualification d’ignorant revient. Cette fois-ci en gros plan. « Je  pense que c’est quelqu’un qui ignore les prescrits de la Constitution de son pays. Il peut parler ainsi, mais je pense que les Congolais savent que les cas de vide institutionnel n’a pas été  prévu par la Constitutions et les lois du pays (…). Nous avons eu l’habitude d’entendre ce compatriote  ergoter sans cesse  pour essayer de politiser  les ennuis  qu’il  a avec les institutions judiciaires de son pays. Et donc, nous qui sommes de l’Exécutif, nous n’allons pas tomber dans ce piège de polémiquer avec quelqu’un qui a des  ennuis non avec nous, mais avec la justice »,    a rétorqué le ministre.

Et de poursuivre, «  si Monsieur Katumbi veut se défendre de la condamnation  reçue du Tribunal de Grande Instance de Kamalondo  où des arguments que le Ministère public a déployés contre lui  devant  la Cour d’appel de Lubumbashi, il n’a qu’à se présenter devant la Cour ou à  charger ses avocats de le faire et cesser de prendre le gouvernement pour cible », avant de souligner que le Gouvernement n’a pas des comptes à régler avec Monsieur Katumbi, mais plutôt avec la justice.

La souveraineté de la Rdc  n’a pas de prix

La souveraineté de la Rdc n’a pas de prix. C’est ce qu’a affirmé le porte-parole du Gouvernement congolais à  la presse, mais plus à  ses partenaires, qui pensent qu’avec une assistance ou une  promesse faite, l’on peut dicter une conduite à suivre à ce pays indépendant.

Pour Lambert Mende, cette époque est révolue. Et ça fait plusieurs années que le pays est guéri de   ces illusions, de ces promesses jamais tenues. «  En 2011 on nous a fait  ces promesses et nous avons été obligé de financer nous-mêmes nos élections. En 2016, les mêmes  promesses ont été renouvelées et jusqu’à présent, nous n’avons pas vu  la moindre sous-vaillance sauf peut-être les Britanniques qui ont offert déjà trois millions de dollars à la Ceni », a déclaré le ministre, avant d’ajouter ceci :  «  On ne va pas acheter la souveraineté de la République démocratique du Congo  avec des promesses fallacieuses  et même s’il y a eu cette coopération et même si elle aura lieu, ce n’est pas cela  le  prix de la souveraineté d’un pays.  Parce que même si nos partenaires nous aident, ce n’est pas au prix de notre souveraineté. Encore moins, nous sommes habitués   à des fausses promesses. Nous sommes d’autant plus fondés  à pouvoir résoudre nos problèmes par nous-mêmes, parce que les promesses d’avant  n’ont jamais été satisfaites et nous ne voyons pas en voyant comment les choses se déroulent, comment elles seront  faites cette  fois-ci. Il ne faut pas faire preuve de la naïveté », avant de dénoncer l’ingérence extérieure.

L’Avenir

 

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