Délabrement des routes, immondices : Kinshasa défigurée, Les Kinois s’inquiètent du silence du gouverneur Kimbuta

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La capitale congolaise est désormais abandonnée à son triste sort. Un sort très  difficile à tel point qu’on est ahuri de constater le désastre qui s’invite sur l’ensemble de nos routes. Il suffit de circuler la capitale pour  se saisir de la nouvelle  robe désagréable   que porte notre capitale qui en réalité devait se présenter comme une vitrine.  L’exemple le plus inquiétant est celui de la route université dans son tronçon compris entre  Yolo Kapela et Rond-Point Ngaba .

Pour mieux  situer le problème, constatons d’abord le délabrement de la partie comprise entre l’avenue Mopulu et Gungu entre la commune de Ngaba et Makala . A ce niveau, la chaussée n’est plus praticable. Elle est même divisée en deux, empêchant ainsi les véhicules d’accéder au Rond-Point Ngaba et vice versa, Aux autres véhicules qui doivent passer pour aller au sens contraire. La situation est tellement difficile que les usagers de cette route se posent la question de savoir si les autorités existent encore dans cette ville.  Les chauffeurs de taxi-bus ne savent à quel saint se vouer. Ils veulent savoir le pêché qu’ils ont commis pour mériter une telle indifférence des autorités provinciales, voire du gouvernement central.

C’est tous les jours que nous pratiquons cette route avec une grande peine, nos véhicules sont désormais à la merci de pannes puisque la route est en état piteux  s’est plaint un taximan. Un autre a même versé  les larmes lorsque constatant notre arrivée sur place , voyant également son véhicule bloqué ,il s’est fondu . les chauffeurs  de taxis  pratiquant cette route ne comprennent plus ce qui se passe réellement avec nos dirigeants qui sont censés venir en aide à la population dans de telles circonstances.  Tout se dirige maintenant vers un pourrissement total. L’association des chauffeurs de taxis entend même initier une action, pour réhabiliter un tant soit peu certains tronçons de cette route. Les véhicules qui viennent de Rond Point Ngaba finissent  désormais leur course au niveau de l’avenue Ngungu, en déposant les clients à ce niveau.  Ceux qui viennent de victoire, de Gambela pour le Rond point Ngaba se limitent à Mopulu, pour faire  demi-tour. Les clients usagers sont bouleversés, ils doivent dorénavant payer un double transport pour arriver à destination finale. A peine on quitte ce tronçon Mopulu – Ngungu ,une autre scène malsaine nous rattrape, il s’agit de la partie comprise entre l’avenue Manzengele et l’hôtel Lafayette  délabrée . Le fameux Libulu Manzengele a repris surface sur la chaussée.  Des nids de poule partout, un éternellement recommencement puisque ces tronçons venaient d’être réhabilités l’année passée. La qualité des travaux de réhabilitation est dans ce cas remise en cause. Les questions restent à se poser sur le travail que nous présente les entreprises de construction et réhabilitations de route ici à Kinshasa. Les exemples sont légion sur les routes qui retombent dans un état de dégradation.  Nous allons y revenir. Continuons notre description sur l’état de la route de l’Université. En quittant l’avenue Manzengele , tout au long  du chemin ,en passant par le carrefour de l’avenue Kianza jusqu’à l’arrêt Petit Pont ,la route nous présente une image désagréable . Petit Pont, cette partie de route est à ce jour quasi impraticable, un gros nid de poule a pris possession de la chaussée à telle enseigne que lorsqu’il pleut, la chaussée devient impraticable. Les véhicules n’y accèdent plus. Plusieurs d’entre eux ne se hasardent plus à forcer la traversée de ce nid de poule puisqu’à tout moment, ils peuvent être pris au piège par la boue et l’eau sale qui remplit ce trou. Seuls les jeeps 4 4 le font mais avec beaucoup de difficultés. Conséquence, les chauffeurs de taxi bus ne préfèrent plus emprunter la route lorsque qu’il pleut. Et alors ces sont  les clients qui payent les pots cassés de l’état de ce tronçon parce qu’ils ne savent plus comment arriver chez eux  le soir . Des embouteillages monstres sont fréquents . C’est tous les jours qu’il se pose un problème de fluidité de la circulation sur la route du matin au soir  ,ajoutant ainsi la incompréhension des chauffards qui ne facilitent pas toujours une bonne circulation  . Lorsque vous dépassez  Petit Pont ,vous sillonnez Yolo Ezo jusqu’à Yolo Kapela ,c’est partout qu’on trouve des nids de poule . La situation est grave et nécessite une réaction rapide et attention particulière  du gouvernement. Aujourd’hui la capitale congolaise n’est l’ombre d’elle-même. Pratiquement, la majorité de nos routes sont dans un état piteux. Où est le gouverneur de la ville ? Cette situation ne l’intéresse-t-il pas ? Qu’est-ce qu’il fait pour donner des réponses claires et solutions à ce problème qui s’avère  délicat. ? N’ y-a-t-il pas d’argent dans la caisse de l’Hôtel de ville ? A quoi servent les régies financières créées par le gouverneur Kimbuta ? La rétrocession du gouvernement central ?   Toutes ces questions sont celles des kinois et  des Congolais qui  en ont marre de l’ampleur de la dégradation, a gravité de la situation de nos routes. Kinshasa est sur le point de disparaitre. Un SOS est lancé à Kimbuta qui est le patron de la ville. S’il n’arrive plus à tenir la ville, qu’il le dise ou carrément il démissionne, au lieu de laisser aller les choses de cette manière. D’un côté, les immondices déforment la ville et de l’autre, les routes deviennent de plus en plus impraticables. Qu’est ce qui reste aujourd’hui dans cette ville ? Au -delà  de tout ce qu’on peut  prétexter, c’est la honte. Le chef de l’Etat doit désormais sauver la Ville en dotant l’administration Kimbuta des moyens de sa politique. Sinon, la catastrophe est dessinée. Un gouvernement incapable de mettre sur la table une politique efficace d’entretien et de réhabilitation de route.  Oui, il est vrai que les routes locales  ont vieilli et supportent désormais un poids exagéré de véhicules. La plupart  des routes laissées par les belges  ont été construites suivant le nombre d’habitants de cette époque. A ce jour, le nombre d’habitants de la capitale ne fait que s’accroitre également celui de véhicules. Par conséquent, elles ne supportent plus le nombre actuel de véhicules. Mais reconnaissant quand même qu’à cette époque, les Belges avaient une politique cohérente d’entretiens de routes. C’est qu’aujourd’hui nous faisons pas. Voilà une défaillance. Nous devons la corriger si on veut sauver nos routes. L’entretien régulier de routes pourrait lutter contre les délabrements réguliers constatés ces derniers jours. Les kinois ne sont pas dupes, ils sont conscients de l’indifférence que manifestent les autorités sur la situation de nos routes et de l’insalubrité. Il y a d’autres maux qui préoccupent  suffisamment: la faim, le chômage, l’insécurité et voilà vous voulez encore les foncer avec l’insalubrité et le sabotage. La population est fatiguée et attend l’heure pour juger ces autorités provinciales qui ont failli à leur mission de garder la ville propre. Kinshasa a perdu de son visage et de son prestige. Partout, des immondices, la saleté, des sachets jetés pèle mêle, les routes dégradées, une ville abandonnée. Un SOS est lancé au gouverneur Kimbuta qui doit se réveiller pour secourir les kinois qu’il appelle affectueusement ‘’Bana Kin’’.

 

(Chrioni Kibungu)

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