Défis du décollage de l’Ituri, Jefferson Abdallah : « Toutes les communautés seront autour de moi »

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Le diner offert à la communauté iturienne vivant à Kinshasa, le dimanche 24 avril 2016 dans un restaurant de la place, était le moment propice de réunir toutes les communautés éthiques de cette nouvelle province autour d’un idéal. Lequel est le défi majeur du décollage de cette province. Riche en or, café, l’Ituri soufre dans sa chaire de germes conflictogènes entre communautés. Avec l’élection de Jefferson Abdallah Pene Mbaka, premier gouverneur de l’Ituri, toutes les communautés représentées par leurs associations, autour de la Communauté Iturienne de Kinshasa (CIK), la hache de la guerre n’est pas loin d’être enterrée. L’objectif de la réussite, c’est de relancer son image perdue, symbole aurifère, caféière et de l’union des filles et fils de la province.

Discours fédérateur de toutes les communautés

S’exprimant en Swahili, la langue largement et majoritairement parlée en Ituri, le Gouverneur de la province a insisté sur la cohésion nationale en ce, les ituriens ont été les premiers à réclamer tant cette province. Aujourd’hui, la province est là, nous n’avons pas droit à l’erreur, invite le Gouverneur aux filles et fils de l’ituri et chacun d’apporter sa pierre à l’édifice de la province tant réclamée.

« Je remercie sincèrement le Chef de l’Etat de nous présenter moi et mon frère Pacific Keta comme ses tickets dans cette province, devant les multitudes des candidatures. Je remercie aussi la classe politique réunie au sein du bureau politique de la MP pour avoir confiance en nous. La bataille n’était pas facilement, mais avec la volonté des ituriennes et ituriens, le ticket de la MP a gagné », a-t-il indiqué.

Dans la même démarche, il a salué tous les ituriens à travers eux, les députés provinciaux qui ont refusé de l’argent des autres candidats, ont fait fi des promesses fallacieuses, mais ont porté leur choix à Jefferson Abdallah Pene Mbaka. Ce choix est la résultante de sa brillante victoire devant les autres candidats, pas de moindre qui on fait circuler de l’argent. « Comme nous sommes élus, nous allons commencer à lancer l’appel à tous nos frères qui étaient des candidats potentiels ou prononcés que fini la période de campagne. Maintenant, je ne suis pas le Gouverneur d’une catégorie de personnes contre une autre catégorie de personnes. Je suis le Gouverneur de tout l’Ituri. C’est ici le moment de lancer un appel à tous nos frères qui doivent venir se joindre à nous. J’utilise bien le verbe devoir. Vous avez suivi le Président du Caucus des élus de l’Ituri, tout le monde peut faire le faux pas, sauf l’Ituri. Aucune erreur ne nous est permise », a insisté le Gouverneur. Pour lui, le premier pas doit être l’unité de l’Ituri. Elle doit être l’effort et la volonté de la classe politique toutes tendances confondues en ce que le plus grand parti politique c’est l’Ituri.

Tableau sombre de l’Ituri

Faisant allusion aux résolutions de la CIK en juillet 2015 à Sainte Anne, le premier citoyen de l’Ituri estime que c’est juste un rappel, puis qu’à l’époque, il a été au four et moulin à cet atelier de réflexion. Il a notamment insisté sur le fait que le premier défi que tout iturien et lui doivent relever est d’ordre sécuritaire, puisque peignant le tableau sombre de sa province, il a noté qu’au sud d’Irumu, le phénomène FRPI est encore actif avec autant de déplacements massifs de gens dont la provenance est à déterminer.

Dans le territoire de Mambasa règne la nébuleuse Maï-Maï qui vient d’une autre province ; les environs de Bunia vivent le phénomène récurrent de kidnapping contre rançon. A Djugu, le taux de criminalité est trop élevé ; à Mahagi à la frontière avec Djugu sévit le banditisme aussi bien à Aru et dans le Kakwa un autre groupe armé fait la loi dans ce territoire qui constitue un tableau sombre de la situation sécuritaire. C’est le défi des défis pour lesquels il a invité tous les ituriens à se mobiliser pour le relever, s’ils ne sont pas unis. « Nous devons tous prendre cet engagement pour combattre ces fléaux qui sont la base de retardement du développement et redécollage de l’Ituri ; le deuxième défis est celui des infrastructures. Le Président l’a si bien dit, l’iturien n’est pas un paresseux ; l’iturien c’est un travailleur, un brave et il a besoin des infrastructures routières pour l’évacuation de ses produits vivriers, agricole etc. », a lâché le gouverneur.

 Les défis qui attendent Ituri

Ceci dit, les difficultés de réaliser ce deuxième consistent au fait qu’il pleut chaque jour dans les zones minières en Ituri avec sa terre argileuse et qu’à tout moment quelques soient les travaux effectués le matin, le soir probablement voit tout s’écrouler. A l’occasion, il a lancé un appel d’unité, puis s’adressant à la diaspora iturienne qu’il est temps que chacun se pose la question du fait d’avoir longtemps réclamer la province de l’Ituri, celle-ci ne peut pas commencer à courir étant bébé nouvellement né, mais « qu’est-ce que chacun de nous est disposé à consentir comme sacrifice, comme soutien, comme appui pour le développement de sa province ? »,a-t-il interpellé les siens pour que chacun mette la main dans la patte.

« Demain, s’il y a échec comme il a toujours été orphelin ne l’attribuait pas seulement à Abdallah. Demain, s’il y a réussite, qu’elle soit collective, qu’on dise les ituriens ont réussi. Moi, je l’ai prouvé lorsque j’étais Commissaire spécial dans mon cabinet et je vais le prouver, toutes les communautés seront autour de moi. Même pas vous ma sœur, même pas vous mon frère, mais soyez rassuré que quelqu’un de votre communauté sera là ; dans le gouvernement provinciale ou dans le cabinet »,a-t-il rassuré.    

Partant, à en croire les ituriens, toutes les communautés y ont été représentées, sauf la communauté Nyali lésé à cause de leur position géographique et territoriale en ce qu’ils sont d’Irumu et ne se sont pas retrouvés croyant résoudre le problème en prenant les Nyali de Kilo. Mieux vaut tard que jamais, le Gouverneur s’était ressaisi en prenant les Nyali de Tchadi. Par ailleurs, Jefferson Abdallah a insisté sur l’intégration de Walese et de Ndo qui sont dans trois territoires (Djugu, Mahagi et Aru) dont la représentation est insuffisante.

Pour ce faire, il a demandé et obtenu une minute de silence en mémoire de tous ceux qui se sont battus pour la province, mais mort comme les fils d’Israël qui sont partis de l’Egypte, mais par voir la terre promise. En plus, un bureau de représentation d’Ituri sera ouvert, un endroit régulier d’échange.

Sinon, le vice-gouverneur est allé dans le même sens, mais cette fois-ci, devant une équipe jeune qui a besoin de ressource, de l’expérience et de l’expertise de chacun pour relever les défis qui attendent l’Ituri.

(Pius Romain Rolland)

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