Défections en cascade à l’UDPS: L’argent, seule valeur pour Tshisekedi

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*L’exclusion du Secrétaire général, M. Bruno Mavungu, ne s’explique que par le fait qu’il a tenté à de nombreuses reprises de ramener à la raison le leadership du parti, afin que la transaction commerciale soit évitée. Et quant à eux, les pères fondateurs de l’UDPS ont réagi, en exigeant le départ de celui qui s’était, grâce à des subterfuges, emparé d’un bien commun pour en tirer seul le bénéfice tant matériel que politique. Faute d’avoir généré un leader charismatique, les partis du G7 avaient vendu leur organisation à un pernicieux opérateur minier. Le même opérateur, pour améliorer son investissement, s’emploie maintenant à s’emparer de l’UDPS

*C’était sans compter avec l’évolution des consciences. Les Congolais ont compris que l’opérateur minier transformé en opérateur politique achetait dans une opération strictement financière, à caractère spéculatif. L’homme s’empare de ces différentes organisations politiques pour pouvoir, grâce à leurs assises populaires, se mettre en position de pouvoir vendre le pays lui-même. En fait, la démarche de M. Moïse Katumbi s’apparente à une opération boursière d’achat des actions des sociétés à moindre frais, pour pouvoir les vendre plus tard à des valeurs plus élevées. C’est ce que les traders appellent : OPA (Offre public d’achat)

Nous étions les premiers à vous en informer. La nouvelle fait, depuis, grand bruit dans le microcosme politique et sème désarroi et confusion au sein des militants et sympathisants des partis politiques qui incarnent l’Opposition dans notre pays. En effet, conclue dans les plus grands secrets entre Etienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, la vente de l’UDPS, une des formations historiques de l’opposition, a été révélée par le quotidien L’Avenir, dans sa livraison du mercredi 10 août dernier.

Ce fut un acte de courage de la part de quotidien, puisque qu’il n’a pas caché l’identité des contractants. Mais ce fut, surtout, notre devoir que d’en parler, dès que nous en avons eu connaissance. Ceci puisque des milliers de nos compatriotes ont perdu la vie, de nombreux d’autres ont sacrifié leur jeunesse, d’autres encore se sont investis physiquement et mentalement pour implanter ce parti devant l’atrocité de la répression du régime de Mobutu Sese Seko. L’UDPS, un parti à la lutte non violente, est ainsi devenue, par la force des choses et au prix du sang versé par nos parents, un patrimoine national.

Aussi avons-nous crié plus haut que nos cordes vocales, pour éviter à ce parti de perdre son âme, en tombant entre les mains d’un mercenaire qui a déjà promis aux multinationales, en échange de leur soutien pour son accession au pouvoir, de leur vendre notre pays, en empochant au passage des millions de dollars pour lui tout seul.

Notre cri a été entendu au-delà de nos espérances. L’exclusion du Secrétaire général Bruno Mavungu, ne s’explique que par le fait qu’il ait tenté à de nombreuses reprises, de ramener à la raison le leadership du parti, afin que la transaction commerciale soit évitée. Et quant à eux, les pères fondateurs de l’UDPS ont réagi en exigeant le départ de celui qui s’était, grâce à des subterfuges, emparé d’un bien commun pour en tirer seul le bénéfice tant matériel que politique.

Les Congolais montrent, quoi que l’on dise, une parfaite connaissance des valeurs et mécanismes de la démocratie. Ils savent qu’un parti politique n’est pas une entreprise commerciale. De même, il n’est ni un bien personnel, ni un bien familial. Comme tout bien commun, il doit être géré et transmis dans le respect des valeurs qui l’ont généré et dans les règles fixées en commun et à l’avance.

Ce qui se passe aujourd’hui à l’UDPS, s’était déjà produit dans les années 90, lorsque Tshisekedi avait créé le vide autour de lui, au point qu’un de ses compagnons, Marcel Lihau, ayant craqué, finît par dénoncer la tribalisation du parti, à travers un concept devenu célèbre : « la coterie tribale ». La même situation s’observe au niveau d’autres partis où les leaders et parfois les fondateurs ont cru qu’ils pouvaient gérer le parti, c’est-à-dire, un ensemble d’humains comme l’on gère sa propre poche.  Dans ces organisations, les cadres et militants ont été longtemps considérés comme de simples marchepieds. Dans chacun d’eux, le président fondateur croyait pouvoir décider tout seul de la marche de l’organisation, jusqu’à la vendre au plus offrant, dans le mépris de ses valeurs fondamentales.

Faute d’avoir généré un leader charismatique, les partis du G7 avaient vendu leur organisation à un pernicieux opérateur minier. Le même opérateur, pour améliorer son investissement, s’emploie dès lors, à s’emparer de l’UDPS.

C’était sans compter avec l’évolution des consciences. Les Congolais ont compris que l’opérateur minier transformé en opérateur politique achetait dans une opération strictement financière, à caractère spéculatif. L’homme s’empare de ces différentes organisations politiques pour pouvoir, grâce à leur assise populaire, se mettre au finish en position de pouvoir vendre le pays en soi. En fait, la démarche de sieur Moïse Katumbi s’apparente à une opération boursière d’achat des actions des sociétés à moindre frais pour pouvoir les vendre plus tard à des valeurs plus élevées. C’est ce que les traders appellent : OPA (Offre public d’achat).

Dans chacun des partis cités plus haut, il y a eu des Congolais suffisamment avertis pour saisir le sens véritable de la démarche et s’opposer pour empêcher que le pays ne devienne une simple marchandise. L’on ne peut prétendre au leadership d’une nation, en ayant comme seul objectif l’enrichissement personnel et la velléité de livrer le pays aux intérêts financiers étrangers en laissant la population à son triste sort.

Il est important que chaque Congolais sache que le combat actuel des démocrates de l’UDPS comme celui des militants et cadres de l’UNAFEC, de l’UNADEF, de l’ARC et du MSR participent à l’approfondissement de la démocratie dans notre pays.  Ce n’est donc pas une affaire interne à ces organisations ; mais un combat véritablement national.

Dans ce contexte de marchandisation des partis politiques, que reste-t-il encore de l’opposition qui prétend à l’alternance dans ce pays ?

Cette affaire nous concerne tous. Les dollars de Moïse Katumbi brûlent les doigts du leader maximo, mais ne sauront dompter nos consciences.

 

Mboka na biso ezali eloko ya koteka te !

Inchi yetu haiko kitu ya ku uzisha !

Insi na beto yau ikele ya kuteka ve!

Ditunga dietu ki dia kupana nansha !

L’Avenir

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