Décès d’Etienne Tshisekedi: La Monusco pense que l’espoir n’est pas perdu

par -
0 408
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Pour le porte-parole de la Monusco, Félix Prosper Basse qui s’exprimait à l’occasion du point de presse hebdomadaire de son institution, c’est vrai que c’est avec tristesse et consternation que nous avons appris le décès de ce grand leader de l’opposition politique, qui a œuvré toute sa vie durant, pour promouvoir la démocratie dans ce pays. « Et vous savez aussi que les parties prenantes à ce dialogue ou en tout cas, les discussions sur les arrangements particuliers qui étaient en cours, ont été suspendues, d’un commun accord, par, les membres de la Majorité présidentielle ainsi que ceux de l’opposition, représentée par le Rassemblement, pour saluer la mémoire de monsieur Etienne Tshisekedi, dont la contribution est inestimable dans ce processus d’arrangements particuliers, ou dans cette dynamique de discussions qui a été initiée pour parvenir très rapidement à un accord », dit-il.

Il pense donc que l’espoir est encore permis, il ne faut pas désespérer, et d’ailleurs nous estimons que pour honorer la mémoire du disparu, les acteurs politiques devraient redoubler d’effort, parce qu’aussi les populations congolaises sont accrochées à ces décisions qui devront être prises rapidement pour que nous puissions entrer dans cette période de transition, qui nous mènera très prochainement à de futures élections paisibles, crédibles et transparentes.

Tensions communautaires

A l’occasion, le Porte-parole de la MONUSCO s’et aussi exprimé au sujet des tensions communautaires. Il a  exprimé toute la préoccupation de la MONUSCO, de manière très générale, des Nations Unies, puisque ces phénomènes ont des répercussions sur le travail des agences aussi. « Evidemment que la MONUSCO, face à cette situation, apporte tout son soutien d’abord aux autorités congolaises, tout en fustigeant la violence qui, comme vous l’avez dit, est en train de se répandre dans la province du Tanganyika », dit-il, avant d’ajouter que les conflits intercommunautaires ne sont pas simplement circonscrits dans la région du Tanganyika, nous les voyons aussi dans la province du Nord-Kivu, entre les Nande et les Hutus, et même la création des milices qui s’en prennent à une communauté ou à une autre. Et cet état de fait est inacceptable et doit évidemment s’arrêter.

Il est évidemment beaucoup plus difficile de prendre en compte une telle violence, de prendre en compte ce nouveau phénomène, parce qu’il s’agit des conflits intercommunautaires qui trouvent leur soubassement parfois même dans l’histoire de ces communautés. Evidemment tout le monde s’active pour y apporter une solution, en premier, les autorités provinciales, les autorités nationales pour mettre un terme à ce regain de violence que nous avons observé.

« Vous n’avez pas tort de dire que ce phénomène est en train de se répandre, parce qu’initialement, il était circonscrits vers Nyunzu, ensuite, il a migré dans le Manono, aujourd’hui, nous le retrouvons dans le Kabalo, vers Moba aussi. Et cette situation est très préoccupante », explique-t-il. Mais les mécanismes qui ont déjà été initiés et qui sont en train d’être mis en œuvre, je pense, pourront apporter à cet état de fait très déplorable des solutions. Et de renchérir que nous avions aussi évoqué ici l’intérêt majeur que constitue ce phénomène pour la MONUSCO, puisque le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, M. David Gressly, s’était personnellement déplacé dans cette partie du territoire national, pour non seulement interagir avec les autorités locales, mais aussi discuter avec les populations locales de cette contrée.

Des mécanismes avaient été initiés, ils sont en train d’être poursuivis, notamment la mise en œuvre des « Baraza », qui sont des comités de sages, qui permettent à toutes les entités d’être représentées dans ces structures et de pouvoir discuter des problèmes qui les opposent, en vue de réaliser cette coexistence pacifique qui a toujours existé entre ces communautés.

Maintenant, disons que c’est inquiétant, c’est préoccupant parce que les causes profondes ne sont pas, identiques à celles qu’on retrouverait dans la création des groupes armés. Ces causes profondes nécessitent un certain nombre de mécanismes, nécessitent un certain nombre d’actions qui sortent du cadre classique que nous avions connu dans la neutralisation des groupes armés, ou en tout cas dans l’éradication de la violence.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse