Décentralisation dans le secteur de la santé: Le satisfecit des participants

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Au milieu, Mme Maguy Rwakabuba, vice-ministre au Budget, qui représentait Oly Ilunga, ministre de la Santé publique
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Organisé par l’USAID à travers son projet Health Finance & Governance, le deuxième cours sur la décentralisation dans le secteur de la santé a été plus qu’une réussite, car il a dégagé des réflexions qui seront capitalisées pour la régulation du secteur, la décentralisation étant un nouveau mode de gestion. Cette session aura ainsi permis aux participants d’approfondir leurs connaissances relatives entre autres aux objectifs de la centralisation et cadre d’analyse de l’espace de décision, à la constitution et aux lois sur la décentralisation, aux mécanismes financiers de la décentralisation, à la gestion des ressources humaines dans la décentralisation, etc.

Durant cinq jours, soit du 15 au 19 mai 2017, les ministres provinciaux ayant en charge la décentralisation, les médecins inspecteurs provinciaux, les directeurs de programmes spécialisés, ainsi que les  cadres du ministères de la Santé publique, se sont retrouvés à Kinshasa, afin d’approfondir leurs connaissances relatives entre autres aux objectifs de la centralisation et cadre d’analyse de l’espace de décision, à la constitution et aux lois sur la décentralisation, aux mécanismes financiers de la décentralisation, à la gestion des ressources humaines dans la décentralisation, à la capacité, à la rédévabilité et à la gestion de la décentralisation, à la faisabilité politique et aux stratégies de la décentralisation.

Mme Maguy Rwakabuba, vice-ministre au Budget, qui représentait Oly Ilunga, ministre de la Santé publique, s’est engagée à entamer des réflexions avec l’ensemble des parties prenantes pour clarifier les modalités pratiques des attributions et tâches assignées aux structures à différents niveaux, afin d’actualiser les mesures transitoires au regard des lois et règlements promulgués. « Nous avons noté avec attention le souci de la mise en œuvre du cadre d’échanges entre le ministère de la Santé Publique et les ministres provinciaux en charge de la Santé. Nos services vont s’y atteler et les propositions idoines seront partagées dans les meilleurs délais », a-t-elle indiqué.

Que la décentralisation devienne une réalité

Dans son mot de remerciements, le représentant des participants  a souligné que la décentralisation est ce mode de gestion des affaires, dont l’objectif majeur est de rendre une certaine autonomie aux provinces, aux Entités territoriales décentralisées, ou à des secteurs  d’activités qui jadis dépendaient entièrement du pouvoir central. Ce mode peut ainsi constituer un enjeu décisif du développement dans la mesure où il rapproche le pouvoir décisionnaire de la population, non seulement en permettant la mise en œuvre des solutions adaptées et les réalités spécifiques de chaque entité, mais aussi la participation citoyenne.

« A l’issue de cet atelier, nous pouvons nous estimer outillés pour jouer le rôle que le pays attend de nous, afin de permettre à nos différentes populations d’accéder avec moins de barrière aux soins de santé de qualité, et un système de santé performant qui rend de plus en plus effective, la couverture  de la santé universelle. Car, c’est en ayant une population jouissant d’une bonne santé que nous allons contribuer à l’émergence de notre pays et à sa modernité », a-t-il précisé.

En marge de cet atelier, des participants se sont exprimés. C’est le cas de Mme l’Inspecteur général de la Santé, Odette Kangola, une nouvelle structure du ministère de la Santé qui n’existait pas. Et pour  ce qui est du cours, elle a éprouvé un grand plaisir. « C’est un cours international qui nous a permis d’avoir des réponses  à nos questions. Notre pays est en train de passer de la centralisation à la décentralisation. Donc, ce sont deux systèmes différents et nous devons savoir comment ça se passe. Entant qu’inspecteur, on ne peut pas inspecter un système qu’on ne connait pas », souligne-t-elle, avant d’ajouter que nous devons bien comprendre le circuit de financement, la gouvernance ainsi que les ressources humaines, pour pouvoir bien contrôler.

Pour M. Florian Masaki Nzembele, ministre provincial en charge de la Santé, dans la province du Kongo Central, ils ont été invités pour suivre le cours sur la décentralisation. « Sur le plan de la santé, il faudra que ça trouve son répondant, parce que notre pays est habitué à avoir toujours des gros mots. Quand on parle de la décentralisation, il fait que toutes les décisions qui sont prises au niveau central atterrissent au niveau provincial. Il fallait que nous puissions voir ensemble, au lieu que ça soit seulement des slogans, que cela devienne une réalité », explique-t-il, avant d’insister sur le fait qu’il fallait donc que nous entant qu’experts, que chacun apporte son expertise par rapport à la façon dont la décentralisation est prise dans son secteur. Nous avons fait des recommandations et nous pensons que ce que nous avons fait va trouver son répondant, afin que cela soit concrétisé dans le futur.

Parmi les matières abordées lors de ce 2ème cours, l’on note les objectifs et cadre d’analyse de :a décentralisation, la constitution et les lois sur la décentralisation en Rdc, les mécanismes financiers de la décentralisation en Rdc, la gestion des ressources humaines dans le contexte de la décentralisation, le partenariat et la redevabilité dans la gestion de la décentralisation, les rôles et responsabilités des acteurs dans la gestion du système de santé dans le cadre de la décentralisation, et la politique de décentralisation et défis de sa mise en œuvre dans le secteur de la santé.

(JMNK)

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