Décaissement du budget des élections: Le Gouvernement rassure la Ceni

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Le calendrier électoral sera-t-il tenu oui ou non, au regard du retard qu’accuse le Gouvernement de la République dans le décaissement du plan d’engagement budgétaire de la CENI prévu à cet effet? Le Gouvernement va-t-il abandonner l’idée de financer seul le processus électoral en Rdc ? Qu’adviendra-t-il si l’argent n’est pas versé à temps à la CENI ? La CENI dispose-t-elle de tous les moyens nécessaires pour sensibiliser la population au maniement de la machine à voter ?

Voilà autant de questions qui alimentent actuellement les débats, d’autant plus que dans un mémorandum adressé à Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU et consulté par le Journal L’Avenir, Agir pour des élections transparentes et apaisées (AETA) et l’Observatoire de la dépense publique (ODEP), deux organisations de la société civile travaillant respectivement dans les secteurs de la gouvernance électorale et des finances publiques, craignent que le rythme de décaissement des fonds alloués à la CENI puisse retarder la tenue des élections.

« Le plan d’engagement budgétaire de la CENI pour la période de janvier à mars 2018 prévoit un financement de 159 746 760 565 FC ou 088 092 401, 3 USD. De ce montant, la CENI a reçu 31 681 297 USD soit 35,96% (9 031 297 USD entre janvier et février puis 22 650 000 USD en mars). Il se dégage un écart de 56 411 104 USD. Ce mauvais décaissement des fonds à la CENI risquerait d’occasionner un retard dans l’organisation des élections en décembre 2018 », alertent-elles.

A la Commission électorale nationale indépendante (CENI), on reconnait qu’il y a un retard dans l’exécution du plan d’engagement, et que le Gouvernement, à travers le vice-ministre des Finances qui intervenait hier sur une radio périphérique, promet de faire de son mieux pour honorer ses engagements. En réalité, indique notre source de la CENI, les opérations électorales sont toujours planifiées et si le financement ne suit pas à temps, cela risquera de porter un coup au processus électoral. La CENI craint qu’elle ne soit obligée de réaliser précipitamment certaines tâches, parce que l’argent a été débloqué en retard. Et ce, au regard de l’étendue du territoire congolais, sans oublier des nombreux défis logistiques qui en découlent.

Tout ceci intervient pendant que le Gouvernement de la République est déterminée à financer seule les élections combinées (présidentielle, législatives nationales, provinciales et locales), prévues le 23 décembre 2018. A l’occasion, il a même rejeté le financement extérieur, au motif que la main qui donne, c’est celle qui dirige et lorsqu’ils promettent, ils ont du mal à réaliser leurs paroles. Ainsi, le financement extérieur peut directement être orienté vers le financement de plusieurs projets, pour le développement du pays.

C’est pour manifester cette volonté politique qu’une somme de 22,650 millions de dollars Us a été versée par le Gouvernement à la CENI,  pour lui permettre de bien prendre en charge le processus électoral, et dont les opérations pré-électorales suscitent l’engouement dans les différentes familles politiques à travers le pays. A en croire la CENI, ce montant viendra aussi permettre de déclencher le processus de payement des fournisseurs.

L’attitude du Gouvernement, comme il faut bien le dire, est consécutive à l’accroissement de recettes, qui a permis depuis le dernier trimestre 2017 d’honorer régulièrement les dépenses contraignantes et celles liées au processus électoral, de résorber progressivement certains arriérés de l’Etat, notamment en rapport avec le fonctionnement des institutions et enfin, reprendre progressivement le financement des dépenses prioritaires dans les secteurs des infrastructures, de la santé et de l’éducation.

Toutefois en dépit de ce tableau encourageant, la bonne santé des finances publiques reposant essentiellement sur une économie de rente extrêmement fragile, cette embellie n’est pas à l’abri des chocs exogènes qui peuvent survenir inopinément. Ce n’est qu’en maintenant de manière très stricte la même rigueur au plan budgétaire et une coordination disciplinée et serrée de la politique monétaire que notre pays pourra maintenir cette tendance jusqu’à la fin de l’année 2018.

D’où, la nécessité de poursuivre la discipline budgétaire appliquée jusqu’à ce jour pour restaurer durablement la stabilité du cadre macroéconomique. Raison pour laquelle il convient de s’attaquer, en outre,  à toutes les entraves aussi bien structurelles qu’infrastructurelles qui provoquent notamment la surenchère sur la production intérieure, notamment en ce qui concerne les denrées de consommation courante.

(JMNK)

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