Débat autour de l’acquisition de deux Airbus 320 par le Gouvernement

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Francklin Tshamala contre-attaque les pourfendeurs 

Plus d’une décennie, la République Démocratique du Congo n’avait plus de compagnie aérienne digne de remplacer Air-Zaïre. Cette dernière avait un flot important d’appareils volants hérités de la colonisation. Compagnie qui a fait la fierté du pays, qui valait le respect des Congolais car, n’ayant connu aucun crash attesté par IATA. A sa place, le ciel congolais était inondé de cercueils volants qui ont causé mort d’hommes. Interdit de circuler sur l’espace européen, la RD Congo n’était plus viable.

Malheureusement, les flots de cette compagnie ont commencé à être vendus par les autorités de la deuxième République, c’est le cas de Boeing 737, puis de certains avions cédés à la Société Commerciale et Industrie Bemba (SCIBE-ZAIRE). Depuis, c’est la descente aux enfers de AIR-ZAIRE dont le Gouvernement de la République a tenté de plusieurs façons de sauver de sa mort certaine. Avec autant de dettes, des mois impayés, soit 300 mois et un personnel vieillissant, il a été jugé bon de liquider le patrimoine de cette compagnie qui ne pouvait plus se relever au profit d’une nouvelle compagnie.

Des débats houleux ont été soulevés au Parlement, plus particulièrement au Sénat où les ministres des Finances, du Portefeuille et des Transports ont défilé pour rencontrer les préoccupations et inquiétudes des sénateurs. Ces élus des élus du peuple ne voulaient pas voir Air Zaïre mourir, ils voudraient plutôt que l’Etat fasse tout  pour le ressusciter. Hélas ! La nouvelle compagnie devrait naître pour éviter à l’Etat de porter la charge de la défunte compagnie Air Zaïre.

La polémique autour d’Airbus 320

Depuis l’acquisition de l’avion Airbus 320 au coût de 25 millions, les oreilles se sont grandement ouvertes et les bouches se sont mises à comparer le prix et l’année de fabrication. Pour couper court à cette polémique, le Communicateur de la Majorité présidentielle, FrancklinTshamala était l’invité de l’émission « Deux heures des news » de la Rtga World du 18 août 2015, pour fixer l’opinion une fois pour toute.

A la question de savoir si l’acquisition de ces deux avions a été transparente, FrancklinTshamala affirme par le positif car, pour lui, ce débat n’a pas de sens puisque sachant que tout le monde est témoin aussitôt que le chef de l’Etat a annoncé autant de projets à réaliser par le truchement du Gouvernement Matata. Depuis lors, le bouclier était levé dans ce que d’aucuns diront l’affaire Kitebi. « Depuis que ces projets ont été réalisés, l’on passe de la réception d’un ouvrage à un autre. Assez paradoxalement, ceux qui viennent prendre les honneurs à l’occasion de toutes ces inaugurations sont ceux qui, au départ ont voulu tuer », a-t-il dit.

Quant au coût d’achat, il a précisé que l’exercice du contrôle est très aisé, mais l’action est souvent délicate à mener. Où se trouve le débat, s’interroge-t-il,  parce que les avions ont été acquis au coût de 25 millions par aéronef, affirme-t-il. D’ajouter que les conditions d’acquisition ont été les plus transparentes qu’ils soient en prenant à témoin tous les sites du monde des grands fabricants d’aéronefs, question de savoir à combien les aéronefs de ce type sont vendus dans les monde.

Campagne dirigée contre Congo Airways

Il faut dire que outre le premier avion qui fait jaser, le second arrive le 25 août courant baptisé M’Zée Laurent-Désiré Kabila, acquis au même prix. Y-a-t-il eu un appel d’offre ou c’est un marché de gré à gré ? Sur cette question, Francklin Tshamala souligne que le marché de gré à gré n’est pas un marché légal. En ce qui concerne l’acquisition de cet aéronef A320 de Congo Air Ways, il a procédé à un appel d’offre le plus légal possible, dans une manière légale ajoute-t-il. « Je dis que ceux qui veulent faire le contrôle des travaux finis comme ils en ont l’habitude, ils peuvent le faire, mais le Gouvernement s’est acquitté de sa part. Il a acquis ces aéronefs de la manière la plus transparente possible. A ceux qui veulent démontrer que ces avions peuvent être acquis à 7 millions ou à 5 millions comme j’en attends parler, c’est à eux d’en acquérir un à ce prix-là, de l’amener et de le montrer au peuple congolais », dit-il.

Ces derniers, affirme-t-il, ont reçu de l’argent des compagnies concurrentes pour mener la campagne contre Congo Airways car, il  détient les preuves de ceux qui financent cette campagne contre la compagnie nationale qui se lance déjà dans la ligne droite de faire baisser le prix du billet d’avion au grand dam de ceux qui vont continuer à faire leur beure. « Les tarifs vont baisser et ceux qui vont pleurer pleureront de leur deuil dans les familles de ceux qui pensaient que la République était à vendre. Congo Airways est une société qui jouit d’une autonomie de gestion ; une société commerciale qui fait de ses acquisitions comme elle l’entend, contrairement à ceux qui pensent que c’est le ministre des Transports qui a acheté ces avions », précise-t-il.

De révéler qu’en 2015, il y a seulement 2 aéronefs qui font perdre le sommeil aux uns et aux autres, mais dès l’année prochaine, plusieurs autres aéronefs sont signalés en faveur de Congo Airways. Dans un autre chapitre, Francklin Tshamala n’arrive pas à comprendre cette comparaison avec la flottille de CAA qui n’a pas d’aéronefs de 7 ans ou 8 ans d’âge. « Je précise qu’en terme de qualité, il n’y a aucune compagnie au pays en ce moment qui dispose des aéronefs de cet âge-là. Il n’y a que chez Congo Airways», dit-il.

(Pius Romain Rolland)

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