De l’analogie au numérique: Les professionnels des médias édifiés sur la TNT

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Les professionnels des médias ont été conviés le samedi 23 mai à l’hôtel Africana Palace dans la commune de Lingwala a un échange par rapport à la migration de la télévision analogique à la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Il était question également de la mobilisation pour le soutien autour des trois décès qui ont frappé la corporation. Il s’agit de Kasonga Mbunga Kalala, Kafumba (RTNC), de Gaston Kapela (ancien président de la commission carte de l’UNPC) et Nana Abigaël (Africa TV).

A un mois du passage de cette migration, l’Union Nationale de la Presse Congolaise/ Ville de Kinshasa a fait venir le Coordonateur Jean-Jacques Utshudiniema pour dissiper les zones d’ombre quant à ce.

A en croire Jean-Jacques Otshudiniema, la TNT est une révolution technologique ; une révolution numérique qui s’introduit dans le monde de la télévision. Ceci veut dire que c’est le mode de diffusion qui va changer en quittant le mode d’analogie en diffusion vers le mode numérique de diffusion.

L’incidence principale de cette migration technologique, c’est la production des images de qualité et du son de qualité. « L’image sera codée et le son qui sera codé en MP4. En terme clair, pour les professionnels des médias, on doit voir la différence entre les images analogiques aux images numériques », a-t-il dit. En réalité, c’est l’amélioration de l’image qui sera vue claire et un son numérisé.

Disons que l’analogie produisait les images floutées. Derrière cette production, il y a tout une série d’infrastructures qui se mettent derrière, dont les réseaux des émetteursqui sont implantés à Kinshasa et sur l’ensemble du pays. Le Gouvernement va les remplacer, les moderniser, remplacer les émetteurs de diffusion analogique en émetteur numérique pour pouvoir lancer le signal sous format numérique.

Au niveau de chaînes de télévision, l’incidence principale sera la production des émissions du contenu sous le format numérique. « Les chaînes de télévision pour le moment n’auront pas besoin d’utiliser les émetteurs. La fonction principale des chaînes de télévision sera la production et la diffusion. Le signal que vous produisez sera en configuration numérique, c’est-à-dire la partie diffusion sera donnée à un opérateur public ou privée qui va se charger de faire la diffusion. Donc, ça fait une charge de moins pour la télévision en ce qui concerne la partie diffusion », a-t-il précisé.

Donc, les chaînes de télévision se consacreront à la production seulement, la diffusion sera confiée à un autre diffuseur dans un même bouquet capable de compresser plusieurs chaînes de télévisions dans une seule fréquence. Donc, la migration de l’analogie au numérique consiste également à faire l’économie de fréquence. « Sur 50 chaînes de télévision à Kinshasa, la technologie numérique permet avec une seule fréquence de pouvoir mettre ensemble dans une même fréquence 15 à 20 chaînes de télévision, puis améliorer en terme de qualité. On peut mettre les chaînes standards ou chaînes haute définition numérique. Avec le numérique, on aura la possibilité de comprimer les programmes en très peu de fréquence, parce que les interférences qui agissaient sur les ondes lorsqu’on lance un signal analogique n’ont pas d’effet dans la production numérique », a-t-il fait comprendre.

Quant à la problématique de la télévision, Jean-Jacques Utshudibiema a expliqué que ceux qui disposent de postes téléviseurs analogiques ne seront pas inquiétés du fait que lorsque le signal sera lancé en numérique, le même signal passera par le canal de nos antennes respectives mais, cette fois ci, il aura la nécessité d’avoir le décodeur que le Gouvernement compte mettre sur le marché. Tandis que ceux qui disposent de postes téléviseurs numériques, le décodeur est incorporé à l’intérieur. Il ne s’agit pas de payer les chaînes de télévisions dans un bouquet comme le font les télé-distributeurs, mais plutôt d’économiser les fréquences pour éviter les interférences des pays voisins en vue d’avoir une image et un son de qualité, puis rentabiliser les productions. Sinon, les industriels de télévisions qui voudraient commercialiser leurs productions sont libres de le faire. Mais en ce qui concerne le gouvernement, il veut offrir au public un service de qualité en comprimant les différentes fréquences en une seule fréquence distribuée par un opérateur public ou privé.

(Pius Romain Rolland)

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