De 2011 à 2018, Minaku : Un bilan positif

Dans un discours-bilan, l’honorable Aubin Minaku a expliqué que plus de six années durant, et en dépit des difficultés de tous ordres, les élus du peuple ont réussi à mettre à la disposition de la Nation 183 lois et une centaine de recommandations résultant du contrôle parlementaire. « Notre œuvre, comme toute œuvre humaine, n’aura pas été parfaite en tous points de vue ; certes, au plan de notre rôle en tant qu’institution parlementaire, beaucoup reste encore à faire dans cette jeune démocratie », dit-il, avant d’ajouter que sur le terrain de la production législative, il est d’avis qu’il ne sera pas facile pour les législateurs de la période 2011-2018 d’être critiqués.

Comme de tradition et conformément aux prescrits des articles 115 de la Constitution et 55 du Règlement intérieur, l’honorable Aubin Minaku Ndjalandjoko a ouvert, le samedi 15 septembre dernier, sa deuxième session ordinaire de l’an 2018. Au cours de cette session essentiellement budgétaire, la priorité sera accordée à l’examen et au vote du projet de loi de finances de l’exercice 2019. Raison pour laquelle le vote de la loi portant reddition des comptes de l’exercice 2017 reste un préalable à l’examen dudit projet de loi. En dépit du contexte politique et du caractère contraignant du calendrier électoral, le Gouvernement est prié de déposer, en temps utile, au Bureau de l’Assemblée nationale les projets afférents aux deux lois susmentionnées, afin de permettre aux chambres du parlement de les examiner et de les adopter avant le début de la campagne électorale prévue le 22 novembre prochain.

Des réformes

Le speaker de l’Assemblée nationale  a souligné que dans les strictes limites de ses prérogatives, sa chambre a essayé de donner à la République les moyens d’avoir sa place, dans un monde toujours plus rapide et plus complexe et, de surcroit, dans un monde en crise multiforme. C’est ici qu’il a salué le courage et la hauteur de vue du président Joseph Kabila, qui a su penser et impulser toute cette série des réformes.

A titre de rappel, il a noté les réformes institutionnelles pour la consolidation de l’Etat, c’est-à-dire, l’examen et le vote des lois jugées prioritaires pour asseoir le cadre légal utile ay renforcement de l’efficacité de l’action étatique, à la consolidation du processus électoral et à l’amélioration du processus décisionnel au sein des institutions de la République.  Il s’agit des lois ayant porté sur la réforme de l’administration publique, la réforme de l’armée et de la police nationale, la réforme de la justice, la lutte contre la corruption et l’impunité des crimes internationaux, la promotion des droits de l’homme et des libertés publiques, la promotion du genre et l’amélioration du statut de la femme et de l’enfant, etc.

Au plan économique, Minaku a rappelé qu’au cours de la législature qui s’achève, l’action de l’Assemblée nationale s’est également inscrite dans l’appui à la mise en œuvre des réformes législatives nécessaires à la consolidation de la stabilité du cadre macroéconomique, à l’amélioration de la gestion des finances publiques et du climat des affaires.

A ce titre, il a cité le vote de la loi organique sur la Cour des comptes, la loi organique sur la banque centrale du Congo (BCC) ainsi que la loi relative aux systèmes de paiement et de règlement-titres. « Ces réformes ont été dictées par le souci d’une part, de renforcer les mécanismes de contrôle de la gestion des finances publiques et, d’autre part, de consolider l’indépendance que la Constitution confère à la BCC en sa triple qualité d’Institut d’émission, de conseiller économique et monétaire du Gouvernement et de régulateur de notre système bancaire », martèle-t-il.

Concernant le contrôle parlementaire, l’Assemblée nationale est passée de 68 initiatives de 2006 à 2011 à 528 pour l’actuelle législature. Il en est de même des auditions par les commissions permanentes. Et de dire que sur le plan économique, il a été constaté une relative stabilité du cadre macroéconomique, nonobstant les effets néfastes de la baisse des cours des matières premières enregistrée depuis le début du deuxième semestre 2015 et qui s’est poursuivie en 2016.

Dans ce contexte, avoue-t-il, l’on a noté que les différents budgets successifs votés par l’Assemblée nationale ont été exécutés autour de 55% de leurs prévisions. Une situation défavorable qui ne pouvait rendre efficace l’action étatique dans son ensemble, d’autant plus qui la quote-part réservée aux ressources en capital était assez faible pour contribuer de manière significative à la croissance économique.

Des hommages à Kabila

Dans son discours, le Secrétaire général de la Majorité présidentielle n’a pas oublié le rôle de premier plan joué dans la diplomatie parlementaire, de sorte qu’il a pu faire entendre la voix de la Rdc et contribuer activement au règlement de bien des questions d’intérêts sous régional, régional ou planétaire, notamment sur les chapitres de la consolidation de la paix et de la démocratie, du respect des droits de l’homme, de la mise en œuvre des objectifs de développement durable, de la protection de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques, etc.

Minaku constate que dans quelques mois vont se tenir les élections présidentielles, législatives et provinciales. « En tant qu’acteurs politiques, il est de notre devoir d’œuvrer pour la bonne tenue de ces élections et de barrer la route à toute velléité allant dans le sens de plonger le pays dans le chaos », indique-t-il, avant de conseiller que s’il est une attitude que chacun de nous devrait absolument éviter d’afficher, c’est à coup dur celle de vouloir faire triompher à tout prix ses propres intérêts au détriment de l’intérêt général.

Pour Aubin Minaku, la loi n’interdit pas, au nom de la liberté d’opinion, que certains décrient la machine à voter. La question conforme à l’Etat de droit est plutôt celle de savoir si les lois de la République interdisent le recours à cette technologie. Si elle n’est pas interdite, l’Etat de droit laisse la latitude, au nom du principe de la compétence d’attribution, à la structure constitutionnelle ou légale ayant la prérogative d’organiser les élections, de formuler toutes les proposions pouvant permettre au pays d’avoir des élections véritablement démocratiques.

De même, l’Etat de droit trouve juste que des compatriotes décrient le cas de dix millions d’enrôlés sans empreintes digitales. Mais au nom de la même démocratie, l’on doit avoir le courage de se poser la question si, légalement parlant, la CENI a l’obligation de procéder aux enrôlements en prélevant nécessairement les empreintes digitales. Si oui, il y a alors des choses à revoir. Sinon, la CENI, en toute indépendance, devrait poursuivre sans désemparer le processus électoral.

Il a terminé par rendre hommage au président Joseph Kabila pour le sens élevé de responsabilité dont il a fait montre en ayant fait depuis toujours le choix de respecter la Constitution, ensuite, en ayant su lier la parole à l’acte par la désignation d’un autre candidat de sa famille politique pour la prochaine présidentielle, en l’occurrence l’honorable Emmanuel Ramazani Shadary. « Par cet acte, il a en réalité contribué de manière historique à solidifier le socle démocratique dans notre pays et prêché par l’exemple à la face du monde et à l’égard de bon nombre des pays africains », précise-t-il.

JMNK

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