D’après les résultats d’une étude: Nécessité d’un suivi médical pour les survivants d’Ebola

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Des séquelles qui subsistent après avoir survécu à l’infection d’Ebola sont si manifestes que cela appelle un suivi médical, en vue d’un acheminement vers une totale guérison des patients en état de convalescence. C’est ce qu’a révélé un des chercheurs d’une étude sur ‘’les Recherches transrelationnelles sur le VIH et les maladies infectieuses”. Ces séquelles portent notamment sur les problèmes de fatigue et fièvre en premier lieu, de même que les douleurs musculaires 38% et abdominales 22%, problèmes visuels pouvant mener à la cécité 18%. Pour le chercheur, en effet, “les résultats de cette étude  justifient qu’un suivi médical des patients atteints d’Ebola soit effectué au moins pendant les 18 mois qui suivent l’infection”, a-t-il indiqué.

En effet, la dernière épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest a fait un nombre record de victimes, mais elle compte aussi 17 000 survivants. Comment vivent-ils après une telle infection ? C’est ce qu’ont voulu savoir l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), l’Institut pour la Recherche et le Développement (IRD), et le Centre hospitalier universitaire de Donka en Guinée.

Les chercheurs ont suivi 802 des 1270 personnes rescapées de l’infection en Guinée pour déterminer l’incidence de la maladie sur leur vie actuelle. Un an après leur première hospitalisation, trois quarts d’entre eux, ont présenté par la suite des problèmes de santé liés à Ebola. Entre autre les problèmes de fatigue et fièvre en premier lieu, pour 40% des participants, mais aussi douleurs musculaires 38% et abdominales 22%, problèmes visuels pouvant mener à la cécité 18% ou anémie un quart des anciens malades. “La fréquence de ces symptômes a heureusement tendance à s’atténuer dans le temps et ils deviennent moins prégnants à mesure que l’on s’éloigne de la phase aiguë de l’infection,” explique un des chercheurs de cette étude, Eric Delaporte, directeur de l’Unité mixte internationale “Recherches translationnelles sur le VIH et les maladies infectieuses”. Face à ces résistances, un besoin de suivi à long terme des patients est une nécessité.

Egalement dans leur étude parue dans Lancet Infectious Diseases, les scientifiques désignent ces troubles par le syndrome post-Ebola, mais ils ne sont pas les seules conséquences de la maladie. Les patients souffrent également au niveau psychologique – 17% déclarent une dépression – et au niveau social – un sur quatre se trouve stigmatisé par cet épisode.

Les participants ont rejoint la cohorte Post-Ebola en moyenne un an après leur infection. En plus du suivi biologique, psychologique et sociologique, les scientifiques ont mesuré leur charge virale après 1, 3, 6, 9 et 12 mois d’entrée dans l’étude.

Ils ont ainsi constaté que pour 5% des hommes, elle restait détectable dans le sperme un an et demi après l’infection initiale au virus d’Ebola. Pour Eric Delaporte, “les résultats de cette première grande cohorte  justifient qu’un suivi médical des patients atteints d’Ebola soit effectué au moins pendant les 18 mois qui suivent l’infection”.

Même s’il est à souligner que l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest la plus grave depuis  l’identification du virus en Afrique central en 1976, a fait plus de 11.300 morts sur quelques 29000 cas. Un bilan tout de même sous-évalué, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, OMS. Plusieurs questions restent posées concernant encore cette épidémie d’Ebola. Il s’agit de : Quel  bilan tirer de la gestion d’Ebola dans les zones déjà atteintes ? Quels sont ces risques de voir réapparaitre une nouvelle épidémie?

Le risque de réapparition d’une nouvelle épidémie d’Ebola, celle  qui est une infection qui se trouve dans l’eco système forestier d’où le risque d’une nouvelle réapparition est inévitable. Les épidémies précédentes n’ont été capables de prévoir l’éclosion des épidémies suivantes parce que  les circonstances  du déclenchement posent toujours problème, aussi longtemps que ce virus est présent dans l’environnement, plus dans des réservoirs animaux en Afrique centrale, occidentale et australe. La transmission est de l’animal à  l’homme, c’est par  le contact d’un animal malade que la transmission s’effectue, l’homme en quête parfois des animaux morts.

Certains progrès en matière de lutte contre une extension dans les frontières ont été enregistrés. C’est le cas de la mise en place du système de détection du virus, et qui est en train de se consolider, un système de surveillance inter pays, qui permet de détecter  le moindre signal de toute personne suspectée du virus d’Ebola.

(Mamie Ngondo)

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