Dans une émission Top Presse sur Top Congo: Franck Diongo dubitatif et évasif

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Animée par Christian Lusakweno et co-animée par Erick Ambago, Willy Kalengayi, Paulette Kimuntu et Rachel Kitita, l’émission suivie sur les antennes de la Radio Top Congo qui invitait le député national Franck Diongo a étonné plus d’un dans les arguments développés par ce dernier.  

Il faut faire savoir que tout intellectuel averti qui a suivi l’émission diffusée le samedi 9 janvier et rediffusée le dimanche 10 janvier 2016 a jugé inconvenable les propos du député national. Franck Diongo avoue qu’il est député pendant 3 législatures, en réalité la RD Congo n’a que 2 législatures (2006 et 2011) pourtant il a versé dans les échappatoires, les accusations, à de procès d’intention au régime en place, alors qu’en réalité sa haine et hargne est dirigée contre la personne du Chef de l’Etat et Président de la République.

Lumumbiste progressiste, signataire de la plate forme FAD, Front Anti Dialogue, Front citoyen 2016 au lendemain de la rencontre de l’île de Gorée au Sénégal, Franck Diongo a déçu plus d’un. Aucune question des journalistes n’a trouvé réponse dans les invectives du député national et Président national du MLP. Par contre, il en appelait toujours au peuple congolais de s’assumer, sous entendu au soulèvement populaire qui va déboucher à un coup d’état.

L’opinion, cependant s’interroge en quoi Franck Diongo défend-t-il les valeurs républicaines dans son combat politique en tant que légaliste pour la défense de la Constitution ? Cette dernière prévoit qu’en cas d’élection, le Président sortant fait la remise et reprise avec le président élu. Faute d’élection, le Président en fonction reste jusqu’à l’élection du nouveau président, souligne la Constitution. Dès lors, Franck Diongo s’inscrit dans le schéma de la défense de la Constitution, la disposition précitée fait partie d’elle, ceci dit, le député est sensé la respecter. En réalité, il défend en rien la loi fondamentale, ses mobiles sont connus. La récente rencontre de l’île de Gorée au regard de leurs organisateurs en dit tout : « Le Congo doit être mise à feu et à sang sous la bénédiction des membres dits de l’opposition », dont l’objectif pour les multinationaux est l’exploitation des minerais.

Ces organisateurs, apprend-on sont des conseillers occultes de Paul Kagame, dont le passage en force au troisième mandat est à leur grand silence coupable. En quoi Paul Kagame est plus important aux yeux des rwandais que Joseph Kabila ne l’est pas aux yeux des Congolais ? Nul n’ignore que le financement des partis de l’opposition pour mettre à feu et à sang la RDC provient de chancelleries occidentales opposées au développement du pays et de son ouverture à la coopération économique et infrastructurelle à la Chine.

L’histoire est têtue, elle nous le dira un jour. Le Rwanda de Kagame est un mal nécessaire pour les multinationaux pour créer le chao au Congo de Lumumba, aux fins de le balkaniser et piller ses ressources naturelles et minières. Ça ! Franck Diongo ne l’ignore pas ni l’oublier. Le peuple congolais qu’il prend souvent à témoin dont il invite au soulèvement populaire peut en réalité scruter ses intentions et mobiles lorsqu’il s’allie à ceux-là même qui sont architectes et partisans de la balkanisation de la RDC dont il défend la Constitution.

Malgré l’insistance des journalistes sur la question de l’improbabilité de la tenue des élections d’ici 10 mois, Franck Diongo n’a donné aucune réponse. Sinon, il s’est évertué dans les chiffres improbables jusqu’à promettre un budget de 50 milliards de dollars aux congolais. Sinon, il s’est évertué à s‘attaquer aux créanciers du Fond de Promotion Industrielle qui ont pris de l’argent sans les rembourser avec des projets irréalistes et inexistants, invitant le PGR à se saisir d’office du dossier. Pourtant, il pointe du doigt la Justice congolaise inféodée au pouvoir de Kabila, dit-il. Le même doigt accuse la Ceni d’être dans la poche du pouvoir, tout en l’invitant d’organiser les élections dans un délai constitutionnel. Tout semble se dessiner que le député national élu de la Lukunga demande une chose et son contraire à la fois.

Comment ne pas avoir confiance aux institutions organisatrices des élections que l’appareil judiciaire, mais vouloir utiliser les mêmes institutions aux élections et à arrêter les créanciers ? Est-ce l’acteur politique congolais a-t-il le cerveau en place ? Comment peut-on tirer au boulet rouge sur les institutions et organes susceptibles de mener le processus électoral, mais clame-t-il à la tenue des élections ? Quel organe va-t-il organiser les élections dès lors que ses animateurs sont invectivés matin midi soir par l’opposition dit-on radicale ?

Même la question relative à son initiative parlementaire en termes de propositions de loi, Franck Diongo a dit que toutes ses initiatives de contrôle parlementaire sont bloquées par le bureau de l’Assemblée nationale. Combien des propositions a-t-il proposée depuis qu’il est député en trois législatures, soutient-il, Franck Diongo s’est cramponné au contrôle parlementaire. Ici, les électeurs doivent comprendre que le Parlement n’est pas un lieu de contestation, plutôt de vote des lois en faveur de la population tout en acceptant la règle du jeu, c’est-à-dire la majorité au parlement. Un républicain du genre Franck Diongo doit l’admettre. C’est ça la démocratie dont il prétend défendre.

En mettant la crédibilité de la Commission Electorale Nationale Indépendante, à l’entendement de Franck Diongo, cette dernière doit être reconfigurée. Ceci dit, toutes les parties prenantes au processus électoral sous entendue les partis politiques doivent se rencontrer, discuter, réfléchir et trouver les voies et moyens de la mise en place des nouveaux animateurs de la Ceni. Quand bien même, le défenseur de la Constitution s’oppose au démembrement des provinces. C’est ça le dialogue !

Franck Diongo n’en veut pas du dialogue. C’est la raison même de l’existence du Front Anti-Dialogue.

L’opinion publique ne cesse de s’interroger du comment mettre en place une CENI crédible aux yeux de l’opposition qui nie tout ; du calendrier électoral jugé malhonnête, indigeste, immoral, souligne Franck Diongo. Pas à la Ceni, pas au calendrier, mais oui aux élections. Comment alors organiser les élections dont la crédibilité de la Ceni est mise en doute et que le calendrier jugé malhonnête ?

Lorsque les éminents confrères et consœurs lui ont demandé sur la position de l’UDPS de prendre part au dialogue, Franck Diongo qui se réclame disciple d’Etienne Tshisekedi issu du Mouvement Populaire de la Révolution, alors que lui, Franck Diongo est Lumumbiste, les congolais sont en droit de savoir et de s’interroger comment un lumumbiste, peut-il être l’élève de celui qui s’est opposé à Lumumba ? Ça ! C’est de la magie imaginable pour les têtes avisées. Sinon, la réponse était évasive puisque s’inscrivant d’ailleurs dans un schéma du non-retour contre le dialogue. Comme le ridicule ne tue pas, attendons voir l’évolution de la position de l’UDPS face au dialogue si le disciple emboitera le pas de son maître.

Pour les esprits avisés et circonspects, les partisans du Front Anti-Dialogue et Front citoyen 2016 ne sont en réalité que les partisans de la théorie du chao ! Le chao ! Kabila a dit, il promet au peuple la paix. Partisans de la mort ! Joseph Kabila a promis aux congolais la vie, et d’ajouter « Aucune goutte de sang de congolais ne sera versée ».

Somme toute, le Congo aura le malheur d’élire ses dirigeants qui se contredisent du jour au lendemain. Franck Diongo n’a répondu à aucune question, lors de ce face-à-face avec la presse sur les antennes de la Radio Top Congo.

(Pius Romain Rolland )

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