Dans une conférence-débat à Kinshasa: Le Maroc et la Rdc pour un partenariat gagnant-gagnant

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Les drapeaux de deux pays, pour un partenariat gagnant-gagnant
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La  République démocratique du Congo, pays au cœur de l’Afrique doté des potentialités incommensurables, peut attirer plusieurs investisseurs marocains et établir avec eux un partenariat « gagnant-gagnant ». Ce partenariat servira, en premier lieu, le développement socio-économique de la Rdc. C’est l’essentiel d’une conférence-débat organisée hier par l’ambassadeur du Maroc en Rdc, portant sur «RDC-Maroc : Opportunités d’affaires et perspectives de développement ». L’occasion a été de permettre aux opérateurs économiques des deux pays de trouver le cadre de coopération. Tout en promettant, de concert avec les autorités congolaises, qu’il ne ménagerait aucun effort pour la conclusion de tous les accords et conventions devant servir de base légale pour développer des relations socio-économiques, l’Ambassadeur du Royaume du Maroc à Kinshasa, M. Rachid Agassim a lancé un appel pour la mise en place d’un groupe de réflexion sur les opportunités réelles d’investissement en Rdc et au Maroc. Et ce, pour définir les potentialités possibles entre les communautés d’affaires de ces pays. En effet, les deux parties travaillent également pour la tenue à Kinshasa, dans les plus brefs délais, de la Commission mixte RDC-Maroc.

Dans son discours inaugural, l’Ambassadeur du Royaume du Maroc en Rdc, devant le ministre de la Santé, le vice-ministre de la Coopération internationale, le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), le vice-président de la Chambre du commerce et plusieurs invités,  a rappelé que les relations entre le Royaume du Maroc et la République Démocratique du Congo ont toujours été qualifiées d’excellentes. Cette excellence, bien qu’établie et confirmée politiquement, n’a pas encore atteint ce même niveau en terme des relations économiques, commerciales et d’investissements.

Et de renchérir que le Maroc, dans ce sens, œuvre pour consolider davantage les relations pour le développement socio-économique avec tous les partenaires africains. Ces dernières années, le Maroc s’est imposé en Afrique en tant qu’acteur majeur des investissements. En effet, la politique d’ouverture envers l’Afrique, menée et encouragée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, a poussé les grands groupes marocains, tous domaines confondus, à se tourner vers le continent africain dans une optique ‘gagnant-gagnant’. L’ambassadeur par la suite vanté les prouesses de son pays, classé notamment par la Banque africaine de développement (BAD) premier investisseur en Afrique avec un montant estimé à 4 milliard de dollars en 2016.

Appelé à prendre la parole à cette conférence, le ministre de la Santé, M. Oly Ilunga estime que le thème choisi est en lien avec le secteur de la santé, qui est en même temps secteur porteur  pour l’économie. Pour lui, il n’y a pas de véritable développement sans une population en bonne santé. Il a insisté sur le plan stratégique du secteur de la santé qui prévoit une couverture sanitaire universelle en 2030. Pour ce faire, il faut une offre médicale, à travers la construction des infrastructures, les ressources humaines qui doivent être formées et les intrants dont ils ont besoin, la nécessité de bien gérer les petites unités comme des entreprises. Il a terminé par dire que le Royaume du Maroc est un partenaire privilégié, mais méconnu. « Le Maroc est un pool médical plus que certains pays européens. Nous avons à la fois la responsabilité de développer et de renforcer ces liens pour créer des opportunités pour les générations futures », dit-il.

De son côté, le vice-ministre de la Coopération internationale, Freddy Kita a indiqué que son pays mettra à profit les résolutions pour plus d’impacts et de visibilité. « La Rdc a un arsenal juridique important pour faciliter les opérateurs économiques décidés d’investir en Rdc », explique-t-il, avant d’ajouter que ces assises sont tellement importantes qu’elles vont permettre l’évaluation de la coopération, et envisager les perspectives d’avenir.

Six secteurs prioritaires

Avant de s’appesantir sur les six secteurs prioritaires qui peuvent intéresser la partie marocaine, Albert Yuma, président de la FEC, a démontré que le Maroc a beaucoup investi en Afrique de l’Ouest, mais presque rien en Rdc. Il a reconnu qu’il y a la législation qui s’améliore et cette coopération ne pourra réussir que si elle se noue au niveau du secteur privé.

Parmi ces secteurs prioritaires qui peuvent intéresser les hommes d’affaires marocains, Albert Yuma a parlé -du secteur minier, et où le pays a un potentiel exceptionnel, mais mal exploité, soit 70% des ressources mondiales du cobalt. Il a révélé que les partenaires occidentaux n’ont pas les mêmes intérêts que la Rdc. -l’agriculture et l’élevage. Il a démontré que la Rdc a 80 millions des terres arables dont 10% inexploités ; une réserve en eau douce et sa forêt est un salut pour contre le réchauffement climatique. -les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Pour lui, le Congo est totalement inexploité par les étrangers et les recettes échappent à l’Etat. -mobilier. Avec près de 100 millions d’habitants, la Rdc a besoin d’habitation pour ses populations. Energétique. Il a avoué que Inga traine, parce qu’on a été l’otage des Ong, pendant qu’il est un projet indispensable pour le développement. -financier et bancaire. Ce pays est sous bancarisé, car seulement 25% de bancarisation. Comme pour dire qu’il y a une offre réelle de bancarisation.

Albert Yuma a terminé son speech par dire que le Maroc pourrait renforcer sa présence en Rdc pour exploiter la proximité géographique, linguistique, historique et capitaliser ainsi la diversité des ressources naturelles. Il a conseillé au Gouvernement de la République de poursuivre les efforts en vue de l’amélioration du climat des affaires, la suppression de la double imposition et l’amélioration de la situation des visas.

De son côté, M. Olangi Paul-David, vice-président de la Chambre de Commerce nationale de la Rdc a rappelé les conventions signées par la Rdc et le Maroc lors de l’arrivée du Roi Mohammed VI à Kinshasa dans les secteurs agricole, de la pêche et de commerce. Selon lui, l’Etat a la vocation de propulser le secteur agricole en créant par exemple le cadastre agricole. Il soutient que la Rdc offre d’énormes perspectives de développement et ses potentialités énormes et palpables nécessitent d’importants investissements que seule la Rdc ne peut avoir.

Intéressés par la nécessité de voir la Rdc tirer profit de la coopération bilatérale, les participants ont posé des questions, pour notamment savoir ce qui bloque réellement. Et ce, parce qu’ils ont tous compris que le problème se pose surtout au niveau de la partie congolaise. Mais les officiels présents ont insisté pour une coopération pragmatique et au service du peuple.

(Jean-Marie Nkambua)

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