Dans un point de presse: J. Bitakwira croit à l’organisation des élections dans la souveraineté de l’Etat congolais

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La question de l’organisation des élections domine l’actualité politique de la République démocratique du Congo. La CENI semble être dans un duel avec l’opposition politique. Cette dernière l’accuse de jouer le jeu du pouvoir en place. De l’autre côté de la Majorité présidentielle, les choses sont tellement claires qu’il n’y aura pas de vide juridique que l’opposition redoute, si les élections n’étaient pas organisées. Le dialogue politique qui devrait résoudre le problème, semble relégué à on ne sait quelle position. La question relative au renouvellement du mandat de la Monusco crée la psychose dans le chef du Gouvernement, puis la désignation précoce de la candidature par le Groupe dit G7. Tous les indicateurs démontrent que la Rdc fonce tout droit vers l’inconnu, l’incertitude.

Dans son bureau de la commune de Kasa-Vubu, Justin Bitakwira, chef de file de l’opposition citoyenne a éclairé l’opinion sur toutes ces questions, tout en invitant chaque acteur politique à la prudence, du fait de la fragilité de la République face aux vautours, locataires et impérialistes qui veulent la brûler avec la complicité de certains qui se pressentent déjà dans la peau de Chef de l’Etat. Dans un ton très ferme, Justin Bitakwira explique que de l’avis de tous, concernant le processus électoral, le fichier est corrompu, le processus boiteux, il est en panne, étant donné que même ceux qui se sont proclamés candidats présidents de la République, ne peuvent aller aux élections sans passer par les entrailles de la CENI.

Quant au  dialogue, il affirme qu’il n’y a pas  d’autre manière de se faire entendre pour éviter le chaos à la Rdc. « La culture africaine interpelle les uns et les autres à travers les contes et les légendes, autour du feu le soir, tel le cas avec notre grand-mère et chacun se reconnaissait à travers cette tradition. Faut-il dialoguer avant ou après les casses ? Coupable ou non, voici une première légende où chacun des acteurs politiques de notre pays devrait s’identifier », interpelle-t-il.

Malgré toute sa diversité, il se dessine deux camps dans l’opposition, alors qu’au sein de la Majorité présidentielle, en dépit de la probabilité de l’hypocrisie, l’unanimité semble se dégager. Elle reste unie et soudée autour d’une Autorité. Le déchirement est plus visible au sein de l’opposition où deux camps s’affrontent autour du sort de la RDC, notre chère patrie et que les uns et les autres se soupçonnent mutuellement, alors que la MP multiplie de stratégies de renforcement de ses capacités de reconquérir le pouvoir, tandis qu’à l’opposition, les acteurs se préparent à la contestation et au soulèvement. « Aujourd’hui, nous nous comparons au griot et annonceur du malheur qui peut advenir à la République. Cher compatriotes, nous refusons de cautionner la disparition de notre pays au travers d’un règlement de comptes d’anciens amis du pouvoir, ou bien d’autres raisons encore de la disparition de la RDC, par ceux-là même qui étaient hier, les invités d’honneur à la table du Chef de l’Etat ou ceux-là qui étaient aux concertations nationales et qui ne se sont pas retrouvés lors du partage du gâteau qui s’en est suivi », a-t-il fait déballé.

Quant au dialogue, Justin Bitakwira donne cette métaphore d’une femme enceinte de 10 mois, dont tout le monde attend la naissance de l’enfant. Cette naissance peut être d’un mort-né, d’un fantôme, ou d’un enfant normal. Cette naissance poursuit-il, attire des gens pour admirer l’enfant-né, soit pleurer un enfant-mort et/ou enterrer un mort-né. Donc, la désignation de certaines candidatures peut accélérer la convocation du dialogue.  Ce que tout le monde souhaite, c’est qu’il soit tenu avant les élections, question d’éviter le pire. « Qu’on le veuille ou pas, le processus électoral se trouve dans un embouteillage ; il se trouve devant les barricades sérieuses et visible. Sans consensus, sans compromis politique, sans négociation, sans dialogue, nous irons droit au mur et le candidat actuel qui veut aller aux élections sans ce que je viens d’évoquer, va aller chercher des armes ».   

 Monusco, un médecin incapable

Le renouvellement du mandat de la Monusco par la résolution 2277 du Conseil  de sécurité des Nations Unies, n’est pas le bienvenu dans la sphère politique de la RDC. Toute classe politique confondue, les acteurs estiment que c’est de trop pour une mission de haute facture, pendant plus de 20 ans. « En mars 2017, si c’est dans les mêmes conditions, c’est le peuple qui va chasser la Monusco. Qu’elle joue avec le Gouvernement, pas avec le peuple congolais. Ça devient un complot, mais nous avons besoin d’une Monusco quantitative que qualitative. Même avec 2000 hommes, le cas d’Artémis français, l’on peut mettre fin à la plaie de la RDC».

Par ailleurs, il note que l’OIF aurait prévenu que le fichier électoral est pourri et que pour les uns dans 5 mois, on peut le réviser. La CENI, quant à elle, il lui faut 17 mois. « Même le candidat annoncé, qu’il le veuille ou pas, quelle que soit sa bonne foi ; quels que soient les moyens matériels, financiers et logistiques, personne n’exercera de fonction élective sans passer par les entrailles de la CENI, que tu l’aimes ou pas, sauf s’il opère un coup d’Etat ». Quant à la reconfiguration de la CENI, Justin Bitakwira précise qu’il a été de toutes les négociations lorsqu’il était président du Groupe parlementaire de l’UNC et Alliés, et que le candidat présenté par son ancien parti, Gustave Omba, est le fruit de ces négociations. Donc, remettre en question la composition de la CENI, c’est tarder une fois de plus les choses.

(Pius Romain Rolland)

             

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