Dans un ouvrage: M. Soni peint le tableau des fonctionnaires sous Kabila en rose (suite)

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Ce qu’a dit la presse

Honneur à la caricature pour comprendre la Rdc ! Pendant la 2ème République, maigre, on apporte un sac d’argent au marché, et on sort avec une petite botte de légume au grand dam des ‘’mamans’’. Alors que pendant la 3ème République, en bonne santé, on vient avec quelques billets en poche et on peut tout acheter, vider même les étalages, à la grande satisfaction des vendeuses.

C’est partant de là qu’un tabloïd en rouge, le Phare de Polydor Muboyayi N°432 du 18 avril 1995, tire dans cette série la première sonnette d’alarme : ‘’ça flambe sur les marchés ! Magasins, chambres froides, boutiques et alimentations ont gardé leurs portes fermées hier sur le marché ; le dollar en folie et les étiquettes dans les rares échoppes ouvertes changeaient toutes les heures’’. En ce temps-là, on allait au marché avec un sac de billets de banque pour revenir avec des victuailles dans un sachet.

Quelques mois avant l’avènement de Mzee Laurent-Désiré Kabila,  dans sa livraison du 16 août 1996, Le Potentiel, Journal de Modeste Mutinga faisait déjà allusion aux ‘’naufragés de la débâcle monétaire d’août 1996 : avant l’inflation, les gens allaient aux marchés avec de l’argent en poches et revenait avec les vivres dans les paniers. Désormais, ils iront aux marchés avec de l’argent sans le panier et reviendront avec de la nourriture en poches ». Comme si cela ne suffisait pas, le même journal, dans son N°899, du mercredi 8 janvier 1997, lancera qu’un « décor pour une implosion sociale est planté ». Et de préciser : «  en émettant ces nouveaux signes monétaires, Kengo wa Dondo vient de signer l’acte de mort du peuple zaïrois qui se consumait pourtant déjà à petit feu, par le fait de l’exaspération e la crise économique. Avec un pouvoir d’achat proche de zéro, les Zaïrois assistent impuissants, depuis le week-end dernier, à la dégradation accélérée de leurs conditions de vie. Le marché est en ébullition et le panier de la ménagère chauffe à blanc ».

Parlant des journalistes en 1996, Tshouza Mata publiait dans ‘’les médias au Zaïre – s’aligner ou se libérer, que le salaire mensuel d’un reporter de la Voix du Zaïre, chaîne nationale, équivalait à 30 $… six ans après, soit en 1996, celui du Rédacteur en chef principal, mieux un sous-directeur équivaut à 6$ seulement. Coulant dans la même veine, du côté universitaire, le Professeur Th. Mbite, dans l’éditorial du journal ‘’Notes de conjoncture N°32, présentant un article du Professeur Mvudi Matingu utilisant les archives administratives de l’Université de Kinshasa, mentionne qu’ « entre 1989 et 1998, le salaire mensuel et journalier d’un AGB2 n’a pas dépassé le seuil de pauvreté qu’en 1990 et 1991 avec 31,91 et 44,86 dollars Us par mois. Par contre, les années les plus tragiques sont, comme par hasard, celle de la Primature de Kengo wa Dondo, avec respectivement 7,42$ par mois en 1994 ; 5,38$ en 1995 et 0,78 $ en 1996. La situation est encore tragique si on se réfère à l’utre définition : celle du seuil absolu de l’extrême pauvreté, qui fixe le plafond à 23,5$ par mois, soit 0,74$ par jour et par personne pour couvrir uniquement les dépenses de nourriture. En 1996, les fonctionnaires de cette catégorie disposaient par mois juste de quoi couvrir les dépenses de nourriture d’un jour », conclut-il.

La vision nationaliste de Mzee LD Kabila

Dès son accession à la magistrature suprême en 1997 après avoir libéré le Congo de la dictature de Mobutu, Mzee Laurent Désiré Kabila initie avec lucidité la réforme monétaire. Celle-ci se concrétise avec le lancement, le 30 juin 1998, du franc congolais, après avoir obtenu dès ce mois d’avril de la même année, la résorption des enclaves monétaires et la convergence des taux de change.

Avant l’introduction de la nouvelle monnaie, des préalables posés sont résolus au dernier trimestre de 1997, notamment l’unification de l’espace monétaire national où circulaient différentes  monnaies, l’homogénéisation de l’éventail judiciaire, le rapprochement des taux de change à travers les différentes provinces du pays, le contrôle des émissions monétaires et l’équilibre budgétaire par la limitation des dépenses de l’Etat  en fonction des recettes effectivement encaissées.

Le Chef de l’Etat LD Kabila inculque à son peuple l’esprit de se prendre en charge pour ne pas tendre la main à l’extérieur ; de patriotisme pour « ne jamais trahir le Congo » ; et de la relance de l’agriculture, seule voie de développement du pays, en créant le service national pour booster le développement, avec comme point de départ le site de Kanyama Kasese, territoire du même nom dans l’actuelle province du Haut-Lomami.

Son programme de développement national s’articule principalement autour de la reconstruction de l’appareil de l’Etat pour une gestion efficace du pays, la réhabilitation des infrastructures sociales et économiques, et surtout gage du décollage et du progrès soutenu ainsi que la lutte contre le chômage afin de créer des emplois pour occuper la jeunesse, espoir de demain.

Mais à peine il engage son pays dans la voie de l’exécution de son programme, Mzee Laurent-Désiré Kabila est confronté à l’agression des pays voisins à partir de 1998, téléguidée par l’Occident qui s’inquiète de son nationalisme intransigeant. L’élan de développement d’un soldat du peuple est brutalement interrompu, le 16 janvier 2001 où il est assassiné dans son bureau du Palais de marbre par les forces du mal. Toutefois, Le Potentiel notait le 5 décembre 1997, sur base des statistiques comparatives du service de l’ambassade des USA à Kinshasa que  « l’inflation a été maîtrisée dès l’avènement de de Kabila (Mzee) au pouvoir… La tendance est à la basse. Elle a, à titre d’exemple, reculé de 20,1% en mai, à 10% en juin, à 7,3% en juillet 97 et à 1,7% en août avant d’opérer une amorce de 1,5% en septembre 1997 et 2,1% en octobre 1997.

 (A suivre).

Emmanuel Badibanga 

 

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