Dans un document parvenu à L’Avenir: Le Bureau de l’Assemblée nationale dénonce une campagne de diabolisation

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Une vue du Bureau de l’Assemblée nationale/Ph. Kokolo
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C’est sur un ton d’indignation profonde que le Cabinet de l’honorable président de l’Assemblée nationale a réagit à ce qu’il convient de qualifier de campagne de désinformation déjà inscrite dans la durée et nuisible à l’image de la Chambre législative congolaise. En effet, les spécialistes en procès d’intention se sont permis d’affirmer que les députés nationaux sont en colère, parce qu’ils accuseraient leur propre président ainsi que le Questeur de la Chambre basse du Parlement d’amputer leurs indemnités de la Session extraordinaire en cours et d’appliquer un taux inférieur à celui de la Banque Centrale du Congo (BCC). Des affirmations gratuites qui ne pouvaient pas passer inaperçues, ni sans énerver quiconque est habitué aux réalités financières de la République démocratique du Congo.

Dans un document que L’Avenir a eu à consulter, M. Jean-Pierre Lihau, Directeur de Cabinet de l’honorable président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko, souligne que sans qu’il soit besoin de rencontrer toutes les contre-vérités diffusées sans grande précaution sur la place publique et qui auront, malheureusement, comme conséquence de jeter l’opprobre sur le Bureau de notre Chambre législative, il devient plus qu’impérieux, au nom du droit de tous de jouir d’une information, de préciser ce qui suit :

D’abord, ces insinuations ne visent manifestement qu’à faire sensation. En effet, la colère vantée, qui se serait traduite par la volonté de déférer en justice des membres du Bureau de la Chambre, ne peut être prouvée. Car, s’il y avait une telle colère, les députés ne sont pas dépourvus d’armes réglementaires pour que, notamment par voie de motions, les membres du Bureau soient mis hors d’état de nuire avant même d’être poursuivis en justice.

En suite, concernant le taux du dollar appliqué pour verser les émoluments de la Session extraordinaire, il y a lieu de préciser que le taux budgétaire applicable à ce jour est de 93.000 CDF le dollar. Un chiffre qui est du reste vérifiable auprès des services compétents de l’Etat.  Et de ce fait, aucun commentateur d’informations d’actualité avisé ne devrait ignorer pareille réalité financière. S’il n’en était pas ainsi, le personnel administratif de la Chambre législative, plus sensible aux questions de rémunération et à qui l’on applique le même taux qu’aux députés, serait déjà en pleine manifestation de protestation.

Enfin, au sujet du taux évoqué de 1250 CDF le dollar, il a bel et bien été envisagé par le Gouvernement de la République, seulement dans l’hypothèse d’un paiement forfaitaire déjà expérimenté dans le passé, mais qui n’a pas été retenu, cette fois ci.

Avant de conclure, il sied de souligner qu’à l’occasion de cette paie d’émoluments, le Gouvernement, fortement préoccupé par la question des flux monétaires sur les marchés financiers internes, avait déjà décidé d’un paiement échelonné en 2 tranches pour la Chambre haute et en trois, pour la nôtre. Témoin, une lettre du Ministre des Finances lue devant les députés.

Voilà des arguments massues qui doivent obliger les pourfendeurs et autres jaloux à se taire, plutôt que de chercher les poux sur la tête d’un chauve. Ceci pour dire que le Bureau de l’Assemblée nationale n’a jamais amputé quoi que ce soit des émoluments des Honorables Députés nationaux, ni hier ni aujourd’hui. Est-il besoin de rappeler que toutes les questions liées aux droits et avantages dus aux parlementaires sont toujours traités à huis clos.

Qu’agir de la sorte n’est donc nullement faire montre d’opacité ou de manque de transparence dans la gestion. Car, pour des raisons évidentes de pudeur politique, les informations relatives aux questions financières de cette nature-là sont ici placées sous le régime d’informations confidentielles, étrangères à la fonction législative. Quoi qu’il en soit, puisqu’il arrive souvent que l’information ne circule pas correctement, y compris parmi les députés nationaux, des membres du Gouvernement concernés sont attendus avant la fin de la session en cours par les Honorables pour des explications appropriées, notamment sur les questions d’ordre budgétaire. L’occasion sera indiquée pour éclairer la religion de ceux qui estiment que l’information n’a pas bien circulé.

(JMNK)

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