Dans un communiqué rendu public: La CENCO croit en l’organisation des marches pacifiques en RDC

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Après les événements du 21 janvier interdits par l’autorité, mais organisés de force par le Comité Laïc de Coordination, les évêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) ont dressé leur bilan quant aux incidents causés et des pertes enregistrées après cette prétendue marche pacifique. Pour la CENCO, il y a eu au total 6 morts par balles, 127 blessés dont certains par balles et 210 interpellations dont la plupart ont été libérées quelques heures après. Un bilan qui vient contredire celui de la Police Nationale Congolaise, mais aussi de la Monusco. En outre, la CENCO, dans un communiqué rendu public hier mardi, condamne et exige la remise en liberté de l’Abbé Robert Masinda et de deux ingénieurs agronomes dont Sirasa Sangala et Augustin Vyunza. Ces derniers ont été  enlevés à Béni depuis le lundi 22 janvier 2018 à 18h30, alors qu’ils revenaient de champs.

Après la Police Nationale Congolaise et la Monusco qui ont dressé des bilans à la suite de la marche pacifique interdite par l’autorité politique, mais organisée de force par le CLC le dimanche 21 janvier, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a aussi donné sa version des faits. Pour les évêques, cette marche avait pour objectif de réclamer la mise en œuvre effective, intégrale et de bonne foi de l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016, notamment en ce qui concerne les mesures de décrispation politique, le respect des droits aux manifestations publiques, des libertés d’opinion ou d’expression dans les médias. Ainsi, la CENCO parle, dans son bilan provisoire, de la dispersion des manifestants à coup de gaz lacrymogène dans 22 paroisses ; de la dispersion des manifestants à coup de gaz lacrymogène et coup de feu dans 75 paroisses ; de la dispersion des manifestants par sommation verbale dans 4 paroisses ; de l’interdiction d’accès à la paroisse dans une seule paroisse ; de la marche dans l’enceinte de la paroisse dans 5 paroisses ; de la marche étouffée par un fort déploiement des militaires dans 54 paroisses ; de la marche sans entraves dans 12 paroisses et de l’interdiction de la deuxième messe dans  4 paroisses.

Quant aux pertes enregistrées, l’épiscopat congolais dresse un autre bilan de 6 morts par balles ; 127 blessés dont certains par balles et 210 interpellations dont la plupart ont été libérées quelques heures après.

En outre, le Secrétariat général de la CENCO tient à souligner qu’il y a eu 12 marches encadrées de manière professionnelle par la Police Nationale Congolaise et en conséquence il n’y a eu aucun incident à déplorer.

« Ainsi pour l’Eglise, l’organisation des marches pacifiques en RDC reste possible s’il y a bonne foi des autorités compétentes », dit le communiqué signé par l’abbé Donation Nshole.

De ce qui précède, l’on doit dénoncer le fait pour l’Eglise de s’en prendre à une Police professionnelle et qui prend de l’âge en matière d’encadrement des manifestants lors des marches pacifiques. Nshole évoque l’usage excessif et disproportionné de la force face aux manifestants qui n’étaient malheureusement pas de l’église, mais surpris ailleurs avec des armes blanches pour faire mal aux autres, si ne pas vouloir renverser le pouvoir politique en place. Soudain, la CENCO parlent des manifestants qui n’avaient que des bibles, chapelets et rameaux en mains.

D’après le communiqué du Conseil des ministres tenu lundi sous la direction du chef de l’Etat, l’on note que les manifestants qui ont malheureusement succombé lors de ces marches, ont agressé les agents de la Police Nationale sous l’œil des casques bleus de la Monusco qui avait déployé ses éléments partout.

La Monusco, un bilan sous réserve

Par la bouche de son porte-parole pour l’information publique, Florence Marshall, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo (Monusco) a donné un bilan au conditionnel, évoquant environ 6 morts, pendant que la Police en a parlé de trois sans lien direct avec la marche. Par ailleurs, Florence Marshall évoque la maltraitance subis par ses observateurs et par certains journalistes.

La CENCO déplore l’enlèvement d’un Abbé et deux ingénieurs

Le Président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) et Archevêque de Kisangani, Mgr Marcel Utembi Tapa a signé un communiqué faisant état de l’indignation de son institution sur l’enlèvement de l’Abbé Robert Masinda et deux ingénieurs agronomes dont Dieudonné Sirasa Sangala et Augustin Vyunza. Les trois ont été enlevés à Béni le lundi 22 janvier 2018 à 18h30, alors qu’ils revenaient de champs. Il s’agit là des informations leur parvenues de la part de Mgr Melchisédech Sikulu, Evêque de Butembo-Beni.

La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) dénonce et condamne fermement cet acte ignoble. « Il est regrettable que les malfaiteurs opèrent à répétition ces actes barbares en prenant pour cibles les ecclésiastiques », dixit ce communiqué de l’Eglise, rappelant aussi l’enlèvement depuis le 17 juillet 2017 des Abbés Jean-Pierre Akilimali et Charles Kipasa, ainsi que les Pères assomptionnistes Jean-Pierre Ndulani, Edmond Kisughu et Anselme Wasukundi le 19 octobre 2012 dans le territoire de Béni. « Jusqu’aujourd’hui nous n’avons pas de leurs nouvelles », tranche Marcel Utembi. Ainsi, la CENCO exige la remise en liberté immédiate de toutes ces personnes, et en appelle aux Autorités congolaises et à la Monusco, garants de la sécurité des populations, de faire tout ce qui est dans leur pouvoir pour retrouver ces membres de l’Eglise enlevés et de mettre fin à ces enlèvements des ecclésiastiques et des paisibles citoyens. Elle demande que les actions concrètes soient posées pour identifier rapidement les auteurs de ces crimes et de les mettre hors d’état de nuire.

(Bernetel Makambo)

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