Dans un communiqué: Les Etats-Unis encouragent les parties prenantes à dialoguer

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C’est hier à la Cité de l’Union Africaine que se sont ouverts les travaux du dialogue politique national et inclusif. Et ce, après la signature de la feuille de route du dialogue par les différentes parties prenantes, sous la facilitation du Facilitateur désigné par l’Union Africaine, l’ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo. Force est de souligner que dans son travail, le Facilitateur est aidé par le Groupe de soutien à la Facilitation composé de l’Union Africaine, des Nations Unies, de l’Union Européenne, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), et de la Conférence internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL).

«  L’ouverture, aujourd’hui, du Dialogue national facilité par l’Union Africaine fournit une occasion importante aux leaders politiques et à ceux de la société civile de la République démocratique du Congo d’aider à dégager un consensus sur la voie à suivre en Rdc », indique le communiqué, qui ajoute que les Etats-Unis encouragent les parties prenantes à dialoguer pour promouvoir l’organisation d’élections crédibles, équitables et transparentes et la réalisation d’une passation de pouvoir pacifique et démocratique.

Il sied de souligner qu’à maintes reprises, la communauté internationale n’a cessé d’exiger la convocation du dialogue. Maintenant que c’est chose faite, il appartient aux parties prenantes de trouver un consensus, pour un processus électoral apaisé, dans le respect de la constitution et des lois du pays. A ce stade, le train qui a déjà quitté la gare, reste néanmoins à la disposition de tout autre passager qui voudrait y prendre part. Sinon, une fois qu’il a pris la vitesse de croisière ne pourra qu’aller jusqu’à la première gare.

Et le communiqué de renchérir, le geste récent du gouvernement ayant débouché sur la libération d’un certain nombre de leaders de la société civile est bienvenu, bien qu’il doive s’étendre à d’autres prisonniers et à l’abandon de certaines poursuites. Conformément à la constitution congolaise, l’espace démocratique ouvert doit être protégé pour créer les conditions propices à un dialogue réussi et parvenir à une voie consensuelle à l’égard de ce moment historique en Rdc.

Quatre autres militants des groupes Lucha et Filimbi libérés

C’est dans le but de décrisper le climat politique que quatre nouveaux militants de la Lucha et Filimbi, deux mouvements pro-démocratiques, ont été libérés du Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa, dit prison de Makala. Il s’agit de Bienvenu Matumo, Victor Tesongo, Héritier Kapitene et Godefroy Mwanabwato. Ces derniers avaient été arrêtés en février dernier à la veille d’une journée ville morte organisée par l’opposition.

« Nous confirmons que les amis de la Lucha et de Filimbi qui étaient encore dans la prison de Makala viennent d’être libérés. Nous sommes très satisfaits de ce que les amis qui ont été arrêtés sont aujourd’hui relâchés », a déclaré Serges Sivya, militant de la Lucha.

Notez que c’est en vue de décrisper la situation politique actuelle, que le président de la République, Joseph Kabila a ordonné la libération de quelques prisonniers d’opinion. Une des mesures proposées par l’opposition congolaise en vue de prendre part au dialogue politique convoqué par le chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange. Ce geste entre aussi dans le cadre de l’appel de la communauté internationale qui exhorte le pouvoir à élargir les mesures d’apaisement, en vue d’attirer tout le monde à ce forum dont les travaux ont été lancés par le facilitateur de l’Union Africaine, Edem Kodjo.

Disons que la libération de ces militants intervient deux jours après celle de deux autres activistes de la Lucha, Fred Bauma et Yves Makwambala. Leur libération avait été annoncée par les autorités congolaises pour décrisper le climat politique en Rdc. Ces quatre militants de la Lucha et de Filimbi bénéficient d’une liberté conditionnelle.

Ces militants qui viennent d’être libérés avaient été interpelés mardi 16 février à l’aube, jour décrété ville-morte par l’opposition congolaise et des organisations de la société civile pour boycotter le début des travaux du Comité préparatoire au dialogue national inclusif. La décision de leur libération intervient moins de 24 heures avant le début officiel du Dialogue politique. Pour rappel, Fred Bauma et Yves Makwambala militants de la Lucha ont été remis en liberté provisoire ce lundi 29 août 2016.

(JMNK)

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