Dans son nouveau livre présenté samedi dernier

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Georges Nzongola pose le diagnostic de la gouvernance en RDC

Le Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa a abrité, samedi sous la modération de l’Abbé Mugaruka, la cérémonie de présentation du livre intitulé : « Faillite de la gouvernance et crise de la construction nationale au Congo Kinshasa » du Pr Georges Nzongola-Ntalaja. Un ouvrage de 441 pages sorti des éditions Icredes et imprimé par Médiaspaul/RDC. « La solidarité combattante du rêve panafricain sinon panafricaniste a échoué. Ce constat est à la base d’un questionnement sur les dynamiques politiques en place au Congo–Kinshasa, à la fois en elle-même et dans leur dialectique avec les forces extérieures, régionales et internationales. Car le Congo ne peut être analysé et compris seul en isolation, quand bien même la dynamique interne primerait sur celle externe », a écrit le préfacier, Pr Justin Kankwenda Mbaya. Les trois parties de l’ouvrage sont consacrées respectivement à la lutte contre le néocolonialisme, lutte contre le colonialisme et lutte pour la démocratie et la souveraineté nationale.

De la vocation continentale de la RDC et de la responsabilité du gouvernement

Ce livre tente d’apporter des éléments de réponse sur les préoccupations du lecteur, du chercheur, lesquelles peuvent se comprendre : « pourquoi la RDC n’arrive pas, 55 ans après l’indépendance et malgré ses immenses richesses naturelles et humaines, à satisfaire les besoins élémentaires de ses citoyens pour une vie décente ?». En effet, il ressort ce qui suit du résumé proposé au lecteur au dos du livre. Doté d’immenses terres cultivables, une pluviosité abondante et d’innombrables lacs et rivières le destinant à devenir le grenier de l’Afrique tout entière, le grand Congo est incapable d’éradiquer la faim à l’intérieur de ses propres frontières. Un pays qui a suffisamment la puissance hydroélectrique pour éclairer le continent africain du Cap au Caire, est malheureusement incapable de fournir du courant électrique régulièrement aux résidents de Kinshasa, sa capitale située à 225 km du barrage d’Inga. A ces deux défaillances économiques et infrastructurelles s’ajoute une troisième beaucoup plus choquante, le fait que ce pays aux dimensions continentales ait depuis 1996, connu l’humiliation d’être envahi, occupé, pillé par des Etats à taille lilliputienne comme le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi. Les causes profondes de ces défaillances résident dans la faillite de la gouvernance. Par un Etat fragile et des services publics désorganisés et incapables de remplir leur mission du maintien de l’ordre et la sécurité, la mobilisation des ressources financières indispensables à toute action gouvernementale, et la prestation des services essentiels à la population. Préoccupés par la recherche du gain facile et l’enrichissement personnel, les mandataires de l’Etat sont réfractaires aux principes de gouvernance démocratique et développementalistes sans lesquels la construction nationale des institutions étatiques performantes est impossible. Sur base de ce constat, Georges Nzongola-Ntalaja affirme que la RDC réussisse d’endiguer la crise de la construction nationale et de mettre fin aux conflits armés et aux ingérences extérieures, il lui faut un gouvernement responsable et légitime. C’est-à-dire un gouvernement dans lequel le peuple se reconnaît et qu’il considère comme celui qui exprime le mieux ses aspirations, et défend le mieux ses intérêts. Un tel gouvernement n’est possible que dans la mesure où il est composé des femmes et des hommes imprégnés du patriotisme et de la conscience nationale, et qui jouissent de la confiance du peuple. Après toutes les trahisons que notre pays a connues depuis 1960, ces femmes et ces hommes doivent être des nationalistes sans reproche et des personnalités qui défendront à tout prix et contre vents et marées les intérêts supérieurs de la nation.

Quid de l’auteur

Georges Nzongola-Ntalaja, actuellement professeur d’études africaines à l’Université de Caroline du nord à Chapel Hill aux USA, a presté également comme enseignant dans son pays, la RDC respectivement à l’Université Libre du Congo et à l’Université de Lubumbashi. Comme fonctions publiques, il a été successivement délégué à la Conférence nationale souveraine, CNS (1992), conseiller diplomatique du Premier ministre Etienne Tshisekedi (1992-1993) et 1er Vice-président de la Commission nationale des élections (1996). Fonctionnaire international du PNUD, il a été en charge de la gouvernance au Nigeria, directeur au Centre d’Oslo pour la gouvernance et facilitateur pour la mise en place de l’Institut africain de la gouvernance à Dakar.

(Payne)    

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