Dans son livre : « Oser les changements en Afrique »

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Jean-Pierre Mara établit un rapprochement entre école subsaharienne et pauvreté

L‘ingénieur Jean-Pierre Mara est un citoyen centrafricain et auteur du livre intitulé : ” Oser les changements en Afrique “, éditions [Le Harmattan] url:www.editions-harmattan.fr

« L’école africaine prépare essentiellement les gens à la fonction publique ( … ) “, déplore-t-il. Son ouvrage pose le problème de la remise en question du système éducatif, à l’approche du point d’achèvement 2015, dans le cadre des OMD.

La remise en question du système scolaire s’exprime suite à de multiples constats. Par exemple, 80% des écoles en Afrique n’ont pas de point d’eau potable au sein de l’établissement, et la plupart n’ont pas d’électricité. 80% même dans les capitales africaines. Imaginez- vous comment les enfants passent la journée scolaire. Sans boire ni manger ! Cette est considéré comme une normalité pour le reste de la vie de l’élève. Et quand ce dernier devient fonctionnaire, responsable par exemple directeur général de la société des eaux, il n’arrivera pas à considérer l’eau ou l’électricité comme un besoin de base ou comme une nécessité. Il a réussi dans une école ou il n’y avait ni eau ni électricité donc pour lui, la carence est normale “, décrit l’auteur. Et de marteler: ” Les connaissances que l’école dispense dans nos pays africains doivent changer. Si savoir ” écrire ” permet de mettre sur papier une idée ou une critique, afin de les partager avec les concitoyens, savoir “lire” permet par contre de saisir et de connaître l’expérience des autres pour s’enrichir. Le but n’est pas de nous apprendre à copier ou à apprendre par cœur  des façons de parler ou de s’exprimer. L’école doit nous permettre d’apprendre à nous servir de l’écriture et des vocabulaires pour exprimer des idées. Le livre est un outil indispensable à la formation de l’élève. Car il constitue un dépôt du savoir. Dès lors que l’enseignant et l’enseigné n’ont pas facile à accéder au livre, c’est tout un processus de formation qui fait ainsi les frais du déficit.

La prise en charge des enseignants par les parents demeure

En dépit des promesses de la gratuité de l’enseignement de base, le gouvernement a reconduit le système de la prise en charge des enseignants par les parents. Bien des parents redoutent que ce qui a été ressenti telle une réalité amère au cours de l’année scolaire 2014-2015, ne le soit à nouveau pour l’année suivante, 2015-2016. L’Action Contre les Violations des Droits des Personnes vulnérables (ACVDP),  dans un communiqué de presse (dont un extrait suit), signé par son président Crispin Kobolongo, dénonce cet éloignement psychologique des décideurs.  

Outre l’absence de budget conséquent pour l’éducation qui est pour le moment de 16% au lieu de 25% comme le réclament les organisations qui plaident en faveur du respect du droit à l’éducation, aujourd’hui ce système est considéré comme une autre cause de la mauvaise qualité de l’enseignement et de l’apprentissage scolaire en RD Congo. Une réalité contredisant  le Plan intérimaire de l’Education (PIE), ce document constitue un plan de transition de trois ans de la RD Congo visant l’opérationnalisation de la stratégie du secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP). Ceci retient comme objectif l’atteinte de la scolarité primaire universelle en dix (10) ans.

 

Quand le gouvernement s’oppose, des écoles persistent dans la pratique     

Officiellement, le gouvernement de la République n’a jamais Cette situation des élèves hors de l’école à cause des frais scolaires n’a, en réalité, jamais été acquiescée par. Du pareil au même, cela préoccupe bien des parents qui prennent à cœur le devenir de la jeunesse. A chaque école fonctionne un comité de parents considéré comme une structure partenaire et interlocutrice de l’établissement. « A l’impossible, nul n’est tenu », renseigne un adage. Au Congo, les écoles fonctionnent en dehors de subvention. Celles du secteur privé font entendre une voix plaintive, demandant notamment à l’Etat de réduire les charges fiscales.                                               Dans le même ordre d’idée, les services publics qui s’occupent de l’énergie les catégorisent dans l’ordre de consommateurs commerciaux. Une clause qui sous-entend des factures assez gonflées. Ce qui déplaît aux écoles du secteur privé qui se disent méprisées. « A ma connaissance, beaucoup d’écoles du secteur public ne s’acquittent même pas des factures d’énergie. Entre-temps, les services concernés nous taxent à nous étrangler, et pourtant les élèves que nous recueillons appartiennent à l’Etat », a déploré un gestionnaire d’école du secteur privé. Les parents sont donc appelés à mettre la main en poche, pour scolariser leur progéniture. Faute de quoi, s’ensuit l’exclusion. Et un préfet d’école de témoigner : « Les écoles, soient-elles du secteur privé sont des œuvres sociales. En imposant des taxes démesurément et des factures d’énergie comme si ces établissements avaient vocation commerciale au sens brut du terme, l’Etat les met en situation d’user des moyens à disponibles et imaginables, pour mobiliser les fonds, afin de nous acquitter de nos charges. (…) », a-t-il fait savoir.

(Payne)

 

 

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