Dans son dernier numéro: Le magazine « Renaissance » se penche sur l’après Tshisekedi

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Dans sa dernière édition, le magazine « Renaissance » dont le confrère Freddy Mulumba Kabayi est Directeur de publication, s’est focalisé sur l’après Tshisekedi, en constatant que l’opposition politique est dans la tourmente. A la page 8, il observe qu’au niveau de l’opposition politique congolaise, sa disparition provoque une déflagration en plusieurs oppositions. D’ailleurs de son vivant déjà, son leadership était contesté par d’autres opposants alimentaires et ceux à la solde de puissances étrangères et des multinationales. Ces oppositions vont manquer  à présent ce catalyseur qui leur permettait de mobiliser la population et qui leur servait de marchepieds pour accéder à la Primature. « Au niveau de l’UDPS, son parti politique, la situation sera difficile en ce sens qu’il laisse derrière lui un parti désorganisé par plusieurs purges et traversé par plusieurs courants. Dans ces conditions, sa succession ne sera pas sans casse », écrit-il, tout en précisant que l’UDPS se trouve sur les chemins d’autres mouvements politiques congolais qui n’ont pas survécu à la disparition de leurs fondateurs qui incarnaient les partis. C’est le cas du Mouvement national congolais de Patrice-Emery Lumumba, du Mouvement populaire de la révolution du président Mobutu Sese Seko…D’autre part, renchérit-il, il faut relever que la faiblesse des partis politiques congolais réside dans leur institutionnalisation. Incarnés par leurs fondateurs et n’ayant pas une idéologie propre qui peut créer une cohésion entre les militants, les partis politiques au Congo restent des instruments pour certains hommes politiques de satisfaire leur soif du pouvoir afin d’accéder à la mangeoire et non un instrument de conquête du pouvoir pour réaliser des objectifs nobles pour le pays et les populations.

Toujours dans le même magazine, la question de la présence des Nations Unies en Rd Congo est abondamment examinée. Et ce, d’autant plus qu’en mars prochain, la Monusco, présente depuis 17 ans, sera prolongée par le Conseil de sécurité pour un an. Et à la page 16 du magazine, tout lecteur se rendra compte que c’est donc à juste titre que l’opinion congolaise est convaincue que les rébellions entretenues dans la partie Est de la Rd Congo sont devenues un business pour les vendeurs d’armes ainsi que le personnel militaire et civil des Nations Unies. Les trafiquants d’armes échangent leurs marchandises contre les minerais pillés au Congo qu’ils écoulent sur le marché mondial, et les personnels militaire et civil des Nations Unies sont payés gracieusement pour les risques pris. « Dans ces conditions de business fort lucratif, il ne faut pas s’attendre à la fin prochaine de la mission onusienne au Congo. Chaque année, bien que la mission onusienne ne donne aucun résultat probant, ceux qui tirent les ficelles de ce lugubre commerce la prorogeront. Et les Congolais continueront de souffrir des agissements criminels d’une mission dont  des éléments ont été souvent cités dans des affaires sexuelles », explique l’auteur, qui soutient que là où on attendait que la force montre ses muscles pour stopper les rebelles, elle a plutôt brandi sa libido débordante et débridée.

Ce magazine qui salue le retour du Maroc au sien de l’UA, se demande pour savoir à quoi  a servi le sommet d’Addis-Abeba ? Intitulé « L’impératif de renforcer notre union », le rapport  sur la refonte de l’organisation panafricaine, présenté par Paul Kagamé, le président du Rwanda, a suscité beaucoup d’intérêt au cours de la rencontre à huis clos des chefs d’Etat. « Nous avons une organisation dysfonctionnelle, dont la valeur pour nos Etats membres est limitée, qui a peu de crédibilité auprès de nos partenaires internationaux, et en laquelle nos citoyens n’ont pas confiance ». Ce rapport dénonce « l’échec constant des décisions de l’UA » qui a entrainé « une crise de mise en œuvre ». C’est notamment le cas du financement de l’institution, assurée aux trois quarts par des aides extérieures. L’ensemble produit « une capacité de gestion limitée, une absence de responsabilité pour le rendement, à tous les niveaux » et des « méthodes de travail inefficaces ». Magazine à lire dans vos kiosques à journaux !

(Jean-Marie Nkambua)

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