Dans son 5ème rapport: La Banque mondiale insiste sur l’amélioration de la dépense dans le secteur de la santé

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Dans son 5ème rapport sur la République démocratique du Congo intitulé : « Améliorer la dépense de santé pour renforcer le capital humain et assurer une croissance inclusive », la Banque mondiale note une faiblesse de ressources, une inefficacité et une inefficience de la dépense, un accès limité des populations aux services de santé, des investissements très faibles dans le secteur et qui ne touchent pas les populations pauvres. Voilà pourquoi elle conseille d’accroître le niveau de recettes, de renforcer le niveau de gestion des ressources et d’adopter la gestion basée sur les résultats.

C’est aujourd’hui à Kinshasa que la Banque mondiale, 1er bailleur de fonds de la Rd Congo va lancer son 5ème rapport de suivi de la situation économique, dans un hôtel de la place. Ce rapport est subdivisé en deux grandes parties. La 1ère a trait au « Développements économiques récents », tandis que la 2ème est consacrée à « Accroitre le niveau, l’efficacité et l’efficience des ressources allouées au secteur de la santé ». Devant quelques journalistes triés à la volée, MM. Arsène Kaho et Moïse Tshimenga, respectivement  Economiste principal pour la Rdc et Economiste de la Banque mondiale leur ont donné la primeur de l’événement dont le message principal consiste à dire que même avec un faible budget, on peut toujours avoir de bons résultats. C’est question non seulement  d’améliorer la mobilisation des ressources, mais aussi de bien assurer leur gestion. Un problème qui ne dépend pas seulement du ministère de la Santé, mais aussi celui des Finances.

Dans son speech, Arsène Kaho  a noté la faiblesse de ressources allouées au secteur de la santé, l’inefficacité et l’inefficience de la dépense (les performances sont moindres qu’ailleurs), l’accès très limité des populations aux services, des investissements faibles dans le capital humain et la dépense dans le secteur de santé ne prend  pas en compte les populations pauvres.  Les dépenses publiques de santé restent inégalement distribuées avec une forte concentration à Kinshasa et sur les soins hospitaliers. D’autre part, les rendements sont faibles, dans la mesure où, à dépenses égales, la mortalité infantile reste plus élevée en Rdc que dans les pays comparables.

Voilà pourquoi il a recommandé d’accroître le niveau des dépenses de santé pour une croissance inclusive. Ces dernières sont fortement contraintes par la modicité des ressources allouées au secteur, surtout celles de l’Etat. Au niveau du budget de l’Etat, les dotations du ministère de la Santé publique et les crédits alloués aux provinces ont également été accrus avec la mise en place de la décentralisation. Mais celles-ci restent modestes, affichant des taux d’exécution très variables et faibles résultants soit d’une budgétisation peu crédible, soit de mesures imprévues de restrictions budgétaires. La contribution directe des ménages aux dépenses de santé reste la plus importante source de financement du secteur et représente près du double de la contribution de l’Etat. Il a aussi recommandé le renforcement du niveau de gestion des ressources et l’adoption d’une gestion accès sur les résultats.

Quant à l’autre partie du rapport accès sur les développements récents, l’Economiste principal pour la Rdc a souligné que pendant la période du boom minier, la Rd Congo est le pays qui a réalisé le taux de croissance le plus élevé (la croissance économique en 2017 est estimée à 3,7% après avoir ralenti à 2,4% en 2016, soit son plus bas niveau en quinze ans) ; pendant la crise de 2016, bien que la croissance avait ralentie, mais le pays était moins durement frappé, mieux que les pays de la CEMAC. Au cours de la même analyse, il a noté que la reprise en 2017 a semblé plus forte que dans la majeur des pays qui tirent leur croissance des ressources naturelles. Aussi, certes le secteur minier est à la base de la croissance, les autres secteurs (agriculture, industrie et tertiaire) sont en léthargie, etc.

Bien que ce rapport vienne donner de l’éclairage sur une question sensible, est-ce pour autant que les choses vont changer  dans l’immédiat? Il va falloir que le Gouvernement prenne  le taureau par les cornes en mobilisant plus de ressources et en assurant une gestion accès sur les résultats. Cette mobilisation risque de demeurer toujours faible, en cette période où le Gouvernement cherche les moyens pour financer les élections combinées (présidentielle, législatives nationales et provinciales).

JMNK

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