Dans ses dernières décisions politiques: Ne Muanda Nsemi creuse sa propre tombe

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*Le patron de Bundu dia Mayala, le député national Ne Muanda Nsemi s’est retiré de la politique depuis le samedi 5 septembre courant. Il a nommé un autre président aux destinées de ce mouvement politico-religieux et a annulé sa participation au dialogue initié par Joseph Kabila, lui qui était sorti exceptionnellement sourire aux lèvres lors de sa consultation en juin dernier par le Chef de l’Etat

* A moins que ‘’ se retirer de la scène politique’’ revête une autre connotation, Ne Muanda Nsemi devra quitter même son fauteuil à l’hémicycle. Mais des imprévisibles font craindre

Ce n’est pas de la rumeur. Mais en politique, même un non-événement peut devenir un événement. Le député national Ne Muanda Nsemi vient d’en exprimer son ‘’y en marre’’ en quittant la scène politique, dégoûté par des coups et des contrecoups, dit-on. Cependant, il n’est pas étonnant que l’homme ait un agenda caché, aux allures belliqueuses partant de ‘’Kongo dieto’’, pour dire ‘’Notre Congo’’.

Des décisions lourdes de conséquences

Tout est parti de ses décisions prises le samedi 5 septembre dernier. Ne Muanda Nsemi a décidé de quitter la scène politique, nommantà sa succession l’un de ses proches, le député Mantezolo pour présider aux destinées de son mouvement politico-religieux. Il s’agit bien de Bundu dia Mayala (littéralement rassemblement du pouvoir), une reconversion de son BDK (Bundu dia Kongo, soit littéralement le Rassemblement du Kongo) suspendu. Mais lorsqu’on se souvient du feuilleton Kamerhe-Bitakwira, ou dernièrement Gizenga-Muzito, l’implosion de BDM est imminente, connaissant l’intransigeance de son fondateur.

Comme si cela ne suffisait pas, le patron de Bundu dia Mayala (BDM) a pointé un doigt accusateur en direction du Président Joseph Kabila, ou du moins de son cercle intime pour l’avoir ‘’trahi’’. A l’en croire, il ne prendra plus part au dialogue initié par le chef de l’Etat, si du moins dialogue il y aura. Et pour cause, Ne Muanda Nsemi accuse le pouvoir de détruire sa popularité depuis qu’il a donné sa main au dialogue, en participant aux consultations présidentielles.

Un virage mal négocié

Mais cette reconversion négociée dans un virage à 180 degrés semble à la fois surprenante et inévitable. Surprenante parce qu’elle provient du ‘’prophète du glissement’’, cet homme qui a clamé haut et fort, en juin dernier, qu’il était bon de dialoguer et glisser ensemble, pour une durée de trois ans, avant d’organiser les élections.

En outre, ces décisions visiblement hâtives, immatures et tendancieuses ne manqueront pas de conséquences aussi bien sur son avenir politique que sur celui de son mouvement politico-religieux zélote comme une véritable secte pernicieuse. Ce n’est pas d’un pur hasard que le gouvernement de la République avait pris l’initiative de suspendre BDK, bien que refaisant surface sous un autre pseudonyme BDM.

La rencontre avec le chef de l’Etat ne l’était qu’en prévision du dialogue politique. Un dialogue qui tarde à ouvrir ses portes au point que plusieurs de ceux qui se targuaient chauves, pour le besoin de la cause, se voient déjà disqualifiés en observant penaud pousser et très vite des cheveux sur leurs crânes.

Dans le chef d’accusations porté contre le patron par ses adeptes, Ne Muanda Nsemi se serait tiré avec une importante somme d’argent, soit 2 millions Us$, obtenus sur sa demande avec instance au sortir du bureau du Chef de l’Etat. Ce qui serait trop beau pour être vrai, même si certaines autorités du temps mobutien ne manquaient pas de poser ce genre de geste à l’endroit de leurs invités de marque.

En outre, si Ne Muanda Nsemi ambitionnait le fauteuil de Vice-président de la République démocratique du Congo pour le compte de la partie ouest de la République, et que certains de ses lieutenants prendraient d’importantes fonctions post-dialogue, dont celle du gouverneur nommé du Kongo central et plusieurs portefeuilles ministériels, la libération des détenus BDK croupissant depuis 5 ans au CPRK (Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa),… C’est l’heure d’affirmer que la barre était très haut. Il y a quand même un cursus pour y parvenir.

Ne Muanda Nsemi en disgrâce ?

Qui pouvait s’attendre au typhon qui s’est abattu dernièrement sur l’honorable ne Muanda Nsemi dans son fief natal ? Il s’agit de gourou que l’on croyait invulnérable doté de la maîtrise de cette province qu’il n’a cessé de défendre bec et ongles, via ses dépliants ou messages de sa secte BDK, se proclamant ainsi comme étant le leader incontesté et incontestable du peuple Kongo.

Sa tournée effectuée dernièrement au Kongo-central a tourné au vinaigre,   jusqu’à essuyer des projectiles à Muanda où il a été déclaré persona non grata par la population de la zone côtière.

Déjà, la population du Kongo-central avait marre de ses messages publiés dans les dépliants où ce dernier soutient un glissement collectif, une transition politique de 3 ans, reposant sur la xénophobie inter congolaise.

Ne Muanda Nsemi, reconverti, change spontanément d’attitude vis-à-vis du Chef de l’Etat qu’il a toujours combattu depuis 2002. Versatile, il ne fera qu’en changer comme un caméléon sa peau. On ne compte guère avec ce genre de politique de honte.

 

(B.M.)

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