Dans les lieux d’exposition mortuaire à Kinshasa: Le dépôt des gerbes de fleurs, une pratique en perte de vitesse

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Comme le dit si bien Ecclésiaste dans les Saites écritures : « il y a un temps pour tout, sous le soleil ».

En effet, les gerbes de fleurs dans le contexte  des cérémonies funéraires congolais ont fait leur temps, cela démontre que la société est en mutation.  Tout, en effet, est parti quand le Nécropole de la N’Sele a dit non aux fleurs synthétiques pour cause la pollution de la terre. Cela a donné un autre élan vis-à-vis de la population. Dès lors, d’aucuns préfèrent déposer des paquets des jus a la place des fleurs. Cette mutation, loin de passer inaperçue, a fait l’objet d’un sondage. A propos, Madame Josée Luemba est d’avis que cette méthode  profite à la famille éprouvée qui voit ainsi ses charges atténuées. Car ces paquets des jus  seront servis aux compatissants après les obsèques. Par contre, les gerbes de fleurs synthétiques ne représentent plus rien après les obsèques. Au contraire pendant ce temps, les dépenses sont indemnes parce que selon les usages  kinois, au retour du cimetière, ‘est le bain de consolation. Et fort ironiquement, la famille éplorée a de tout temps été seule à affronter le coût. Comme le temps évolue, les gens ont compris qu’actuellement pour organiser les obsèques, il faille réunir une somme importante alors que les Congolais connaissent des difficultés financières très sérieuses donc cette pratique permet d’épauler les familles éprouvées, ces pratiques deviennent de plus en plus fréquentes dans les milieux kinois.

L’ »interlocutrice sue évoquée renchérit que ces pratiques ont toujours été observées aux villages où des voisins se mobilisent pour soutenir les éprouvés. Au nom de la solidarité, chacun doit apporter une contribution à cette famille en difficulté, afin de faire face aux obsèques. C’est d’ ailleurs dans la coutume africaine qui exige la solidarité entre frères, en cas de problème.

En Afrique, les obsèques sont une affaire communautaire qui demande  l’implication de tout le monde. D’où, au fil du temps, beaucoup de pratiques issues  de la culture occidentale finiront par disparaitre. C’est le cas des gerbes de fleurs qui ne sont que fantaisistes.

Interrogé à son tour,  Monsieur David Lubanza explique qu’il est difficile que ces pratiques disparaissent des milieux évolués contrairement à la basse classe qui a besoin de soutien financier pendant les obsèques.

Qu’est-ce que la  société perd en bannissant les fleurs artificielles ? Au contraire, c’est aussi une manière de consolider les liens de fraternités africaines.

La solidarité africaine s’étend à tous les niveaux y compris les milieux religieux qui sont sensés soutenir matériellement un membre éprouvé.

Il est sans conteste que tout changement qui intervient dans une société en évolution, n’obtient pas d’emblée l’adhésion de tout le monde. Ceci crédite l’évidence selon laquelle les grandes transformations, à travers les époques, ne sont que lentes et progressives.

(  Fifi luyinika)

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