Dans le cadre du dialogue: J. Kabila à l’écoute des ambassadeurs, Gouverneurs de province et parlementaires

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*Un groupe d’ambassadeurs et les représentants d’organismes internationaux ont rencontré hier jeudi le Président de la République. La communauté internationale s’est dite favorable en faveur du dialogue pour trouver solution aux problèmes qui se posent (calendrier électoral, fichier électoral et budget). Elle est prête à jouer un rôle positif pour les élections qui soient libres, transparentes, démocratiques, tenues selon les échéances constitutionnelles et dans le climat politique apaisé. Elle est aussi prête en principe à apporter son appui au processus électoral et les modalités seront définies aujourd’hui lors de la réunion du comité de partenariat avec la CENI

*Le Chef de l’Etat a aussi reçu la délégation des Gouverneurs de province et le député national Christian Badibangi. Ils ont salué l’esprit renouvelé du dialogue et d’écoute que le Chef de l’Etat a toujours développé pour que la Rdc puisse sauvegarder ses acquis que sont la paix et la stabilité. De son côté, le député national qui soutient le dialogue, a demandé au Chef de l’Etat d’élargir encore sa main pour que les indécis, les hésitants viennent au nom du Congo, pour sauvegarder le pays

Depuis un certain temps, le Président de la République est en train de consulter les Congolais, afin de dégager les idées maîtresses qui devraient conduire vers l’organisation d’un dialogue inclusif. C’est ainsi que toutes les couches de la population sont en train de défiler au Palais de la Nation où se tiennent ces consultations.

Pour la journée d’hier, il a reçu la délégation des ambassadeurs accrédités en République démocratique du Congo et les Organisations internationales. Il s’agit du doyen du corps diplomatique du Cameroun, la République du Congo, le Royaume du Maroc, la République d’Angola, la République d’Afrique du Sud, la République française, la République de Côte d’Ivoire, le Royaume de Belgique, l’Allemagne, la Russie, les Etats-Unis d’Amérique, la République Unie de Tanzanie, le Royaume d’Espagne, l’Italie, la République du Zimbabwe, la République populaire de Chine, la République arabe d’Egypte, la République du Tchad, la Grande-Bretagne, l’Union africaine, la Commission de l’Union Européenne, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Rdc et Chef de la Monusco, et le Nigeria. Le programme élaboré à cet effet prévoyait aussi la réception de la délégation des Gouverneurs de province, ainsi que de l’honorable Christian Badibangi, accompagné de six personnes.

Premiers à fouler le sol du Palais de la Nation, les ambassadeurs accrédités en République démocratique du Congo et les Organisations internationales ont, à travers leur porte-parole, le doyen du corps diplomatique ressortissant du Cameroun, a indiqué qu’effectivement, un groupe d’ambassadeurs et les représentants d’organismes internationaux ont rencontré le Président à sa demande. Il a remercié le Chef de l’Etat pour l’initiative de les inviter, de les associer à ces consultations qu’il a initiées. Pour lui, c’était pour que ce groupe d’ambassadeurs puisse savoir à la source de quoi il s’agit. « C’est des consultations, rien que des consultations. Ce n’est pas le dialogue », précise-t-il, avant de dire que si par la suite il est convaincu de par les conclusions, qu’il faille avoir le dialogue, c’est en ce moment là qu’il nous informera à nouveau le contenu de ce dialogue éventuel, qui participera, dans quelles conditions, etc.

La presse qui était à ce rendez-vous a voulu savoir, ce que le doyen du corps diplomatique peut répondre, par rapport à ceux qui disent que certains opposants préfèrent répondre aux rendez-vous des chancelleries, que ceux qui sont organisés par leur pays. La réponse du doyen du corps diplomatique a été directe : « Je m’excuse. Je ne peux pas m’engager sous cet angle là, parce que je vous ai dit au départ que je ne parle pas au nom du corps diplomatique. Donc, je ne peux pas vous répondre ».

Trois difficultés : calendrier, fichier électoral et budget

Pour sa part, Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Rdc et Chef de la Monusco a remercié le Président de la République pour cette initiative d’informer les diplomates sur les consultations, parce que, dit-il, c’est toujours important d’avoir ces relations, cette communication, parce qu’il y a beaucoup de rumeurs. « Nous avons eu l’occasion d’un échange de vues aussi. Je lui ai dit que nous sommes tout à fait d’accord de lui donner un plein soutien de la communauté internationale pour les élections. J’ai constaté que le consensus pour des élections libres et démocratiques est déjà trouvé », souligne-t-il, tout en insistant sur le fait que la Constitution devrait être respectée, de même que le calendrier électoral.

En ce qui concerne les bons offices, il s’est justifié pour dire qu’il faut être à deux pour danser. Pour ce faire, il faut avoir les interlocuteurs qui sont d’accord avec les bons offices. « Nous ne sommes pas des acteurs politiques, nous ne pouvons offrir que lorsque les partenaires le désirent. Nous pouvons offrir les bons offices, la facilitation, un témoignage si les partenaires le désirent », martèle-t-il, avant d’expliquer qu’il a rassuré au Président de la République du rôle positif de la Monusco et de la communauté internationale en ce qui concerne les sujets qui peuvent être traités rapidement : le fichier électoral, la question de nouveaux majeurs, le calendrier électoral et la question budgétaire.

Michel Dumond qui représentait l’Union européenne a aussi remercié le Président de la République pour l’initiative qu’il a prise. Il a dit qu’il est en faveur du dialogue pour trouver solution au problème concret qui se pose, nous le connaissons et il a été cité, Il s’agit du calendrier, le fichier et le budget. Nous sommes en faveur de ce dialogue et le président nous a demandé de jouer un rôle positif. « Nous lui avons répondu que nous sommes prêts en tant qu’Union européenne à jouer un rôle positif pour les élections qui soient libres, transparentes, démocratiques, tenues selon les échéances constitutionnelles et dans le climat politique apaisé et que l’UE est prête en principe à apporter son appui au processus électoral et nous en discuterons demain au comité de partenariat avec la CENI, parce qu’il appartient à elle d’établir un calendrier faisable et réaliste », mentionne-t-il.

Les Gouverneurs prennent le rendez-vous avec le peuple

Les Gouverneurs de province, à travers leur porte-parole, Julien Paluku, ont expliqué à la presse qu’ils ont été reçus par la plus haute autorité du pays qui a estimé parler au Congo profond. Il a expliqué que ce pays depuis longtemps a traversé des moments difficiles, surtout quand on s’approche de la période tellement cruciale des élections. Il a cité les élections de 2006, qui ont débouché sur des violences. En 2011, c’était la même chose et le Chef de l’Etat a estimé qu’il y a une matière essentielle à protéger, c’est-à-dire, la paix et la sécurité. Voilà pourquoi il a estimé qu’en parlant avec le Congo profond, nous devrions ensemble mettre nos efforts en commun, pour que le processus que nous attendons puisse se dérouler en sauvegardant les acquis.

« Nous avons salué l’esprit renouvelé du dialogue et d’écoute que le Chef de l’Etat a toujours développé pour que ce pays qu’il gère depuis une dizaine d’années puisse sauvegarder ses acquis : la paix et la sécurité », a dit le Gouverneur du Nord-Kivu, avant de souligner que nous avons salué cet esprit-là, parce qu’il devrait se poursuivre en province. Voilà pourquoi le Chef de l’Etat nous a chargé d’une mission essentielle, celle d’étendre cet exercice en province, en tant que ses représentants pour que nous allions consulter toutes les couches en provinces : société civile, partis politiques, personnalités, de manière à ce que nous comprenions que ce pays vient de loin et que les acquis auxquels nous sommes arrivés doivent être sauvegardés, à savoir la paix, la stabilité et la sécurité. Nous devons établir des rapports conjugués pour que le Chef de l’Etat puisse avoir une vision globale de la volonté affichée par l’ensemble du peuple congolais.

Elargir la main aux hésitants

Le Chef de l’Etat a terminé cette journée avec le député national Christian Badibangi. Tout en soutenant le dialogue, il a demandé au Chef de l’Etat d’élargir encore sa main pour que les indécis, les hésitants viennent au nom du Congo, pour sauver le pays. « Parce que lorsque nous invoquons l’Accord-cadre, c’est tout simplement la sécurité, l’intégrité territoriale acceptée par les pays de la Région. L’Accord-cadre ne signifie pas la fin de la guerre en Rdc, la fin des envies multiples de nos voisins, la fin de tout ce qui peut déstabiliser notre pays. L’Accord-cadre est le document qui soutient pour que nous puissions protéger notre intégrité territoriale, consolider notre sécurité et permettre à notre armée aujourd’hui aguerrie, d’être davantage aguerrie », explique-t-il.

L’Avenir

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