Dans le cadre de la mission de bons offices: La Monusco consulte la CENCO

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Après avoir rencontré le Secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps), le patron de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (Monusco), Maman Sambo Sidikou, a rencontré, hier mardi 18 avril, les évêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco). Ce, dans le cadre de la mission de bons offices qui cadre avec la politique du chef de l’Etat qui veut consolider la paix en République Démocratique du Congo. Cette série de consultations des acteurs et composantes politiques du pays, c’est pour mettre tout le monde d’accord afin de parvenir à la signature de l’arrangement particulier. Au sortir de leur entretien avec le n°1 de la Monusco, l’Abbé Donatien Nshole, Secrétaire général de la Cenco, a affirmé que son institution ne peut qu’encourager une telle initiative. Ceci, si les différentes parties prenantes reconnaissent leurs erreurs et démontrent la volonté de faciliter les choses à Maman Sidikou. Pour le porte-parole de la Cenco, si l’on atteint ce niveau de compréhension, les choses devraient s’arranger au mieux.

« Si avec la réaction de la CENCO, les uns et les autres se sont rendus compte qu’ils sont les responsables et qu’ils veulent faciliter les choses à Maman Sidikou, c’est tout notre souhait. Les mêmes personnes peuvent se rendre compte de leur erreur afin de faire mieux », a affirmé l’Abbé Nshole.

Quant à la signature de l’arrangement particulier que cherche la Monusco, la Cenco par la bouche de son porte-parole pense qu’il s’agit des questions qui ont été discutées pendant des mois et des mois. Mais si ça ne restait que cela comme formalité pour régler l’affaire, là il n’y a pas de problème sur sa signature. Et par rapport à leur retour pour appuyer la Monusco dans ce travail de bons offices, les évêques ne comptent pas revenir. Mais, ils restent dans leur mission prophétique, comme le souligne l’Abbé Nshole.

Quelle chance donnée à cette mission ?

De ce qui précède, il sied de signaler qu’au cours des consultations des Forces Politiques et sociales de la République initiée par le nouveau Premier ministre, les différentes composantes ont précisées clairement que l’arrangement particulier appartient au passé. Ceci parce que le Président de la République, ayant constaté l’échec de la Cenco, s’est engagé lui-même pour résoudre les différents points qui n’ont pas poussé les parties en négociations à s’entendre. Et quelques jours après son discours adressé à la Nation, le chef de l’Etat, Garant du bon fonctionnement des institutions du pays, a nommé un nouveau Premier ministre. Il s’agit là d’un de deux points qui ont empêché la signature de l’arrangement particulier. Signalons que ce Premier ministre est issu du Rassemblement, comme le veut l’accord du 31 décembre. Qu’il soit de l’autre aile du Rassemblement ou pas, le Président de la République n’a pas à s’ingérer aux affaires internes d’une plate-forme qui a du mal à se ressaisir après la mort de son initiateur. Aussi parce que Joseph Kabila n’a pas refusé de recevoir n’importe quel politicien chez lui, mais s’est retrouvé être déconsidéré par quelques acteurs politiques égoïstes des intérêts personnels que ceux de la population. Ils ont même refusé de répondre à l’invitation publique de celui qu’ils appellent Chef de l’Etat, voulant toujours négocier des postes en secret. Non, même Valentin Mubake, cadre de l’Udps qui a été reçu par Joseph Kabila, a déploré cette façon de traiter les affaires de l’Etat et de déconsidérer un Président de la République. Qu’à cela ne tienne, un Premier ministre est déjà là, en ce qu’il est le porte-parole du Rassop et Secrétaire général adjoint de l’Udps, qui n’a jamais été récusé par sa base. Il ne reste que la nomination prochaine du Président du Conseil National de Suivi de l’accord, qui arrive dans un proche délai, selon les entendements de certains élus nationaux. Eu égard à tout cela, l’opinion pense que la mission de la Monusco n’ira nulle part, car le chef de l’Etat s’est déjà assumé. Il faudrait peut-être penser à autres choses.

Rencontre avec Kabund

De rappeler qu’avant la Cenco, Maman Sidikou a d’abord rencontré, lundi 17 avril, le jeune Secrétaire général de l’Udps, Jean-Marc Kabund-A-Kabund. Malgré sa grogne, puisque Sidikou avait rencontré le nouveau Premier ministre Bruno Tshibala, les deux personnalités (Sidikou et Kabund) ont été autour d’une table pour examiner et réfléchir sur de la mise en application de l’accord du 31 décembre 2016.

« Nous avons trouvé M. Maman très réceptif quant à notre message. Il nous a rassuré de s’investir dans la résolution 2348 dans le cadre des bons offices, à rencontrer la CENCO et les parties prenantes afin que les discussions reprennent et qu’on signe l’arrangement particulier », a déclaré le Secrétaire général de l’Udps, Jean-Marc Kabund, lundi 17 avril, à l’issue de sa rencontre avec le chef de la Monusco, Maman Sambo Sidikou.

Sans donner le contenu de ce message, il souligne la nécessité des bons offices des Nations Unies, en vue de la signature de l’arrangement particulier de l’accord de la Saint Sylvestre.

De signaler que le nigérien Maman Sambo Sidikou, rencontre tous les protagonistes de la crise dans le cadre de la mission de bons offices confiée par la Résolution 2348 du Conseil de sécurité de l’ONU. La finalité de ces consultations est d’essayer de trouver les voies et moyens de mettre en œuvre intégralement et de bonne foi l’accord du 31 décembre.

Jean-Marc Kabund pense que « conformément à la résolution 2348, on pourra enfin aboutir à la nomination du Premier ministre présenté par le Rassemblement, à l’installation du président du Conseil national de suivi de l’accord et la mise en œuvre des mesures de décrispation politique et de la libération de l’espace politique en vue de l’organisation des élections apaisées ».

De rappeler que les Négociations du Centre Interdiocésain de Kinshasa menées la CENCO n’ont pas abouti à la signature de l’arrangement particulier. Ce qui a poussé les évêques à mettre fin à leur médiation en fin mars 2017. Les parties prenantes ne se sont pas entendues sur la modalité de nomination du Premier ministre et le choix du président du Conseil national de suivi de l’accord. Et le président de la République a, entant que Garant de la Nation, repris le bâton de commande pour résoudre les 2% restants. Et à ce jour, le Premier ministre a déjà été nommé conformément à l’accord du 31 décembre. Il ne reste que le point sur le président du CNSA, dont la responsabilité incombe aux deux chambres du Parlement.

(Bernetel Makambo)

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