Dans la chanson intitulée « Ba coups ya la vie » Mpongo Love regrette les dommages d’un amour à sens unique

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La chanteuse de charme Mpongo N’Landu dite Mpongo Love, tout feu tout flamme début décennie quatre-vingt (80), a notamment porté à la connaissance du public son ‘’cahier intime ‘’, à travers la chanson intitulée ‘’Ba coups ya la vie’’ (entendez les chocs de la vie). En effet, les faits relatés dans ce chef-d’œuvre, loin d’être attribués à quelque personnage fictif, ont plutôt l’auteure elle-même pour sujet réel. Il s’agit, dans cet ordre d’idée, de l’histoire vraie du parcours d’une jeune femme qui a connu une brisure entre sa vie d’adolescente et son âge mature. Celle d’une femme qui ne jouit pas du retour de l’ascenseur en amour.

Maints artistes ont rendu un témoignage similaire, chacun dans leur langage particulier. Dans Afrisa international de Tabu Ley Rochereau, en 1973, sous la plume de Michelino Mavatiku : ‘’Visi e e, Visi ngai nakobenga yo, Mava e e, Mavatiku yaka kobikisa ngai nalingaka yo mingi kasi o yebaka te e, ezalaka soni mingi mwasi abanda mobali y e e (…)Pota ezali na mosapi kasi pasi ekosuwa na motema, nazoki na motema nzoto mobimba ekoniokwama mama nga na we o o ngai na we o, Masé, nga na we o o, ngai na we o

(traduire : Visi, je te lance un appel, Mava e e, Mavatiku viens me sauver, car je t’aime beaucoup mais tu n’en as pas conscience. Oh que c’est fort ahurissant  pour une femme que de faire des avances amoureuses à un homme (…). La plaie est localisée au doigt, mais je ressens la douleur au cœur. Et quand je suis blessée au cœur, c’est bien tout le corps qui souffre’’

En 1981, un auteur congolais, sous le label de l’OK Jazz de feu le Grand maître Franco Luambo Makiadi : ‘’Nani akobikisa ngai e,  nakomi malheureuse e, mobali nalingaka ayebi ngai teo, ya Pati, boyebisa ngai nini nasala, ngai Ediba e (2x)

Motema ekoto kotoko ngai, nakoki koyebisa ye te, Kishita yeba soni mingi mwasi abanda mobali, déception mama a, ye lofundu eleka ye, naweyi o mama a, ngai ko soni eleka ngai ‘’ (traduire : Qui voleras à mon secours, Ya Pati, malheureuse que je suis ? L’homme que j’aime ne me connaît même pas. Dites-moi ce que je peux donc faire. Mon cœur brûle d’envie, mais je ne puis le lui avouer ouvertement. N’est-ce pas, Kishita, qu’il y a de la honte à une femme que de prendre le devant sur un homme et lui avouer son amour. Déception, maman, car il est trop fier, et moi, je me gêne du tout’’.

(Ndlr : Lukezo-lwa-Nsi et Mateta Kanda immortalisés dans la chanson (ci-dessous) de Mpongo Love, ont été de leur vivant, l’un chroniqueur de musique et l’autre, présentateur d’émission de dédicace de chansons aux auditeurs, sur la radio nationale, décennie soixante-dix (70)

        

 

Texte de la chanson de Mpongo Love

Ngai nakomi Kaïna  a a bandeko ba coups ya vie ekomisi ngai boye e, nakolaka boye te, na ndako’a baboti ba nga nakolaka boye te e,

On me prenait pour une fille exemplaire, na quartier bapesaka nga kombo mamelo, soki lelo ngai nakomi boye e yoka tina yoka tinaa, soki lelo ngai nabulungani, faute na ngai te o bozela na limbola a, papa na ngai azalaka millionnaire, maman na ngai couturière diplômée,  bandeko c’est l’amour qui m’a rendue malheureuse, malheureuse ngai mwana a

mobali na mipes‘alingaka ngai te e atako yo ndeko lobela nga a , libala sens unique, wapi nzoto, nzoto’ango ekondoko, libala sens unique wapi nzoto nzoto’ango ekondoko

Refrain

Obala mabe Nzambe, obala te se mabee, mobali natiaki motema a abala na ye ngai koyeba te o ah mama a, ah mama a, ah mama nabala lisusu te o mibali a Kini lokuta o o oo, atonda fiancée na zone nionso o, omoni lisu ebomaka liso te o o (2x)

couplets

Faute na ngai o mama na boyaki na na Binda na Poto, batuni nga na Ada nzoka si abala na ye e o bandeko na ngai tika ni navand’ata boye o, mobali nabukela bic suka na yankee o o

Obala mabe Lukezo e, obala te se mabe Mateta Kanda,

Obala mabe Nzambe, obala te se mabee, mobali natiaki motema, a abala na ye ngai koyeba te o ah mama a, ah mama a, ah mama nabala lisusu te o mibali a Kini lokuta o o oo, atonda fiancée na zone nionso o, omoni lisu ebomaka liso te o o (2x)

Traduction

Moi, je suis devenue errante, à cause  justement des coups de la vie qui m’ont rendue ainsi. Je n‘ai pas grandie ainsi sous le toit de mes parents, en tout cas je n’ai pas grandi ainsi. D’ailleurs, on me prenait pour une fille exemplaire, à telle enseigne que des gens du quartier m’ont surnommée la religieuse. Si je suis devenue ainsi, mes frères et sœurs, c’est indépendamment de mon bon vouloir. Ecoutez –moi vous relater le motif, puisque mon père était un millionnaire, et ma mère, une couturière diplômée:

Mes frères et sœurs, c’est l’amour qui m’a rendue malheureuse, pauvre de moi. Je me suis confiée à un homme qui ne m’aime pas vraiment ! Et vous, à ma place, que feriez-vous ? (Je subis donc) les dommages d’un amour en sens unique. En conséquence, je perds du poids, (je) n’ai plus envie de vivre. Oui, les dommages d’un amour en sens unique. En conséquence, je perds du poids, (je) n’ai plus envie de vivre.

Refrain

Le mariage est un dilemme : si vous vous mariez, vous vous mettez la corde au cou. Si vous ne vous mariez pas, vous faites mal.

L’homme en qui j’ai placé mon estime avait déjà un engagement conjugal, sans me l’avouer vraiment. Ah maman, ah maman, ah maman je ne vais plus épouser. Car à Kinshasa, les hommes sont menteurs. C’est dans chaque commune (zone) qu’ils se tapent une fiancée. Voyez-vous, (mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose). Pour dire, en effet, qu’un œil ne crève pas un autre œil.

couplets

Après tout, c’est aussi de ma faute ? Car il y a eu un prétendant séjournant alors en Europe. Mais à ce jour, il s’est allié à une autre partenaire conjugale. Alors, que faire, je resterai comme ça (femme seule). Car l’homme pour qui j’ai rompu mes études n’était en réalité qu’un menteur.

Le mariage, cher Lukezo, est un dilemme : si vous vous mariez, vous vous mettez la corde au cou. Si vous ne vous mariez pas, vous faites mal. N’est-ce pas Mateta Kanda ?

Le mariage est un dilemme : si vous vous mariez, vous vous mettez la corde au cou. Si vous ne vous mariez pas, vous faites mal.

L’homme en qui j’ai placé mon estime avait déjà un engagement conjugal, sans me l’avouer vraiment. Ah maman, ah maman, ah maman je ne vais plus épouser. Car à Kinshasa, les hommes sont menteurs. C’est dans chaque commune (zone) qu’ils se tapent une fiancée. Voyez-vous, (mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose). Pour dire, en effet, qu’un œil ne crève pas un autre œil.

Le mariage, cher Lukezo, est un dilemme : si vous vous mariez, vous vous mettez la corde au cou. Si vous ne vous mariez pas, vous faites mal. N’est-ce pas Mateta Kanda ?

L’homme en qui j’ai placé mon estime avait déjà un engagement conjugal, sans me l’avouer vraiment. Ah maman, ah maman, ah maman je ne vais plus épouser. Car à Kinshasa, les hommes sont menteurs. C’est dans chaque commune (zone) qu’ils se tapent une fiancée. Voyez-vous, (mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose). Pour dire, en effet, qu’un œil ne crève pas un autre œil.

(Payne)

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