Cyclisme: Dans un point de presse tenu hier: Sylvestre Motayo dresse le bilan et projette les perspectives d’avenir de la Fécocy

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M.Sylvestre Motayo Mbela, président de la Fédération Congolaise de Cyclisme ‘’Fécocy’’ qu’entouraient ses proches collaborateurs nouvellement élus, a tenu un important point de presse hier, au Restaurant Delgado dans la commune de Kasa-Vubu.

Ce point de presse a tourné autour du bilan de son action à la tête de la Fédération. A cet effet, trois points ont été abordés à savoir, l’état des lieux du cyclisme rd congolais, la logistique et le phénomène négatif qu’on enregistre généralement à la veille d’une Assemblée générale extraordinaire élective de la Fécocy.

*Condensé de l’adresse du président Motayo

Avant d’aborder le vif du sujet, M. Motayo a tenu à rassurer les membres nouvellement élus et ceux qui n’ont pu être élus. Evoquant le cas de M. Rachidi Kongolo qui est resté quatre (4) ans en dehors du pays et revenu comme 1er Vice-Président, M. Motayo leur dit qu’ils ne sont pas partis définitivement. Car ils demeurent dans la famille du cyclisme. Ils pourront revenir.

Parlant du bilan du cyclisme, M. Motayo évoque l’époque ayant précédé son avènement, ce qu’il en est advenu aujourd’hui, la logistique et les perspectives d’avenir. Il est arrivé en 2004 à la tête de la Fédération comme président du comité provisoire. C’était par la volonté de M. Egwake Omer, alors ministre des Sports. A cette époque-là, poursuit-il, la Fécocy n’existait que de nom. Le défi était donc de redynamiser le cyclisme. Il y avait deux Ligues : de Kinshasa et du Katanga et un embryon au Nord-Kivu. De 1960 à 2004, l’on n’avait organisé que 3 championnat national. Ils se sont efforcés d’organiser le championnat. Quand on fait le calcul, depuis qu’il est à la tête de la Fécocy soit quatorze (14) ans, l’on a pu organiser 13 éditions dont seulement 2 ont été financées par le trésor public et 11 restantes par la Fédération. Au niveau de l’adhésion des jeunes, le vélo constituait plus un moyen de transport mais nullement un instrument d’éducation ou de l’entretien de la santé ou de loisir. Le cyclisme n’existait vraiment pas. De deux ligues existantes à l’époque, l’on est passé aujourd’hui à neuf (9), créées notamment au Bas-Congo, Bandundu, Equateur, Province orientale…la dernière édition 2018 à Kinshasa avait réuni 8 ligues, en l’absence du Sud-Kivu. Et la Fécocy a instauré le système rotatif dans l’organisation du championnat national. Du point de vue de la représentation au niveau international, on ne parlait plus de la RDC. Ce qui n’est plus le cas. Avec le Tour cycliste international de la RDC, c’est sans conteste l’événement sportif le plus marquant, organisé chaque année en RDC. Cela réunit un grand nombre de pays participants et plusieurs branches ou secteurs d’activités sont mis en branle. Bref, M. Motayo estime que son bilan à la tête de la Fécocy, est positif.

A propos de la logistique, le cyclisme étant une discipline des nantis, il faudrait que le tissu économique soit bien nanti car les matériels coûtent chers. En RDC, le cyclisme est pratiqué par des jeunes qui n’ont pas de ressources (moyens) et l’on n’a pas de structures de vente ni de fournitures de ces matériels, la tâche devient compliquée. C’est ainsi que la Fécocy a jugé bon de prendre contact avec des partenaires devant venir en RDC pour l’implantation des circuits de distribution des matériels, aussi bien pour la RDC que l’Afrique centrale dans un premier temps. Sans matériels, c’est difficile de pratiquer le vélo et, ce faisant, d’accroître les performances.

Quant au dernier point spécifique à la Fécocy à la veille de l’AGEE, M. Motayo fait remarquer qu’on a toujours tendance à oublier tout ce qui a été réalisé par son comité. Mais à la place, on vilipende le comité, en substituant celui-ci par les autorités. A cet effet, le président Motayo voudrait un partenariat apaisé, soutenu et respectueux des règles.

*Le nouveau mandat sous le signe du travail pour développer l’activité de la discipline

Au jeu des questions et réponses, M. Motayo voudrait, pour  l’avenir, consolider les acquis. Son comité s’attèlera à vulgariser la discipline vers d’autres coins du pays. Poursuivre l’adhésion de la jeunesse et continuer à hisser l’intérêt du peuple congolais pour le cyclisme. L’organisation du Tour cycliste international de la RDC donne l’occasion aux congolais de bien connaître leur pays.

Parlant de l’aspect sportif et social, M. Motayo fait remarquer qu’auparavant, les cyclistes ne gagnaient pas grand-chose ; aujourd’hui,  ils arrivent à se payer eux-mêmes des vélos et construire des maisons. Ils sont acceptés comme tels dans la société. Du point de vue de revenus, ils prennent régulièrement part aux compétitions internationales. Quand il y a Tour de la RDC, chacun peut empocher 2.000 $ de prime. Le meilleur congolais s’en tire avec de 5.000 voire 10.000 $ USD. La Fécocy voudrait passer de l’étape amateur à l’étape professionnelle. Elle est prête à envoyer dans un avenir très proche nos léopards à l’extérieur, pour prester dans des clubs. Et ces derniers pourront revenir renforcer l’équipe nationale. C’est la nouvelle formule que compte adopter la fédération pour avoir de bons résultats. Et comme pour clore le point de presse, M. Motayo annonce la bonne nouvelle, c’est que la Fécocy sera dotée d’un siège moderne dans un avenir très proche. Ledit siège est en construction.

Antoine Bolia

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