Création d’ emplois en Rd Congo. Bientôt, un marché international de Kinshasa

par -
0 1002
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Matata Ponyo en a posé la première pierre

*Le Premier ministre, Matata Ponyo Mapon, a procédé, hier jeudi 7 mai 2015, dans la commune urbano-rurale de Maluku, à près de 100 km de Kinshasa, à la pose de la première pierre pour la construction du Marché International de Kinshasa (MIK). Plusieurs membres du Gouvernement ont fait le déplacement de la capitale dont le ministre de l’Industrie, Germain Kambinga. Coût des travaux qui vont s’étaler jusqu’en 2016, 100 millions de dollars américains. Il s’agit d’un marché moderne, qui évoluera en étroite collaboration avec le Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo

* Après avoir connu, en particulier entre les années 1980 et 1990, une évolution économique chaotique, la Rdc sort de son sommeil léthargique. C’est ainsi qu’elle connaît une croissance économique que beaucoup de pays à travers le monde envient. Sous l’impulsion du Président de la République, le gouvernement de cohésion nationale ne se satisfait pas de ces statistiques et veut une croissance à deux chiffres, caractéristique de la création de richesses nettes pour la population

Après avoir offert aux Congolais, surtout aux Kinois et aux Bandundois le Parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, le président de la République Joseph Kabila se propose d’ajouter à ce lot un Marché international de Kinshasa (MIK), qui sera le lieu par excellence pour la commercialisation des produits du parc. Quoi de plus normal pour une ville de Kinshasa habituée à importer des produits qu’elle devait elle-même produire !

Et pour poser la première pierre de ce grand projet, c’est le Premier ministre, Matata Ponyo Mapon en personne qui l’a fait hier jeudi 7 mai 2015, dans la commune urbano-rurale de Maluku, à près de 100 Km de Kinshasa. Plusieurs membres du Gouvernement ont fait le déplacement de la capitale dont le ministre de l’Industrie, Germain Kambinga. Coût des travaux qui vont s’étaler jusqu’en 2016: 100 millions de dollars américains. Selon notre source, le Gouvernement a décidé d’implanter sur le site de Maluku, à l’Est de Kinshasa, un marché moderne, qui évoluera en étroite collaboration avec le Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo.

Prenant la parole, Germain Kambinga, ministre de l’Industrie, a loué l’œuvre magnifique du chef de l’Etat Joseph Kabila, un projet ambitieux qui est une des manifestations de sa vision de la Révolution de la modernité. « Il me paraît de saluer ici, le partenariat tissé entre l’Etat congolais et la société sud-africaine Africom, maître d’œuvre du MIK, présente en RD Congo depuis peu. Ce qui est, à mon humble avis, le gage des bonnes relations que nous entretenons avec un géant économique, membre comme la RDC, de la Communauté économique des Etats d’Afrique Australe, la SADC, je veux parler de l’Afrique du Sud », a dit le ministre de l’Industrie.

La RD Congo, un géant qui se réveille

Pour lui, la RD Congo dispose d’indéniables atouts, à commencer par son potentiel démographique de plus de 73.000.000 d’habitants. Elle a une forêt connue pour être la deuxième forêt tropicale au monde, après celle de l’Amazonie et ses ressources naturelles sont parmi les plus importants. « Après avoir connu, en particulier entre les années 1980 et les années 1990, une évolution économique chaotique, ce géant africain sort de son sommeil léthargique. C’est ainsi qu’il connaît une croissance économique que beaucoup de pays à travers le monde envient. Puisque, notamment ces cinq dernières années, le taux de croissance annuel moyen est de 7%, réputé être de deux points au-dessus de celui des pays Africains au sud du Sahara », a-t-il affirmé.

C’est à juste titre qu’il précise que pour autant, à l’instigation du Président de la République, Chef de l’Etat, le gouvernement de cohésion nationale ne se satisfait pas de ces statistiques. La pauvreté est encore trop importante et il implique de la réduire significativement. Aussi convient-t-il de consolider une croissance à deux chiffres, caractéristiques de la création de richesse nette.

Au fait, l’industrialisation est donc au cœur de cette nouvelle orientation car, outre qu’elle augmente la chaîne de valeur des produits, elle est susceptible de créer beaucoup plus d’emplois. Ce qui contribuera indéniablement, à réduire de façon drastique la pauvreté. Pour ce faire, il importe que la RDC bénéficie d’investissements massifs à l’instar de ce qui s’est fait en Europe au lendemain de la seconde guerre mondiale, et en Asie à la fin des années 150. « Le gouvernement ne bénéficiant pas de tels moyens et en raison des priorités, est obligé de recourir aux partenariats public-privé. Pour faciliter l’entrée d’investissements massifs, le pays désormais recourt à des Zones économiques spéciales que l’on doit percevoir comme des outils de planification, susceptible d’aider au développement économique », a indiqué le ministre.

Après avoir fait un bref rappel de l’existence des Zones économiques spéciales en Afrique puis le fait que les Etats mettaient déjà à la disposition des négociants et investisseurs des sites qui échappaient aux règlementations en vigueur sur les échanges commerciaux, le ministre a souligné combien est important de tirer de l’exemple le modèle chinois par le développement extraordinaire de Shenzhen sur une période relativement courte qui offre au monde une alternative pour sortir de la pauvreté généralisée grâce à la stratégie de croissance déséquilibrée.

Germain Kambinga a souligné que ce marché se fera par le biais d’un projet pilote qui est appelé à se dupliquer sur l’ensemble du territoire national. « Ce projet ambitieux nécessite un relais près des industries de transformation et d’emballages, ainsi qu’un marché pour écouler la production des biens agricoles transformés », a-t-il dit.

Les contraintes et objectif du marché

Pour le ministre de l’Industrie, il s’agit de la proximité avec un site industriel à développer sur l’espace de Maluku d’une part, et d’autre part, la proximité de la plus grande zone de consommation de la RD Congo, estimée à plus de 12.000.000 d’âmes.

Quant à l’objectif, il est avant tout de satisfaire la demande locale, puis écouler le surplus des produits sur les marchés internationaux. En ce sens, le marché international de Kinshasa apparaît d’ores et déjà comme un hub qui permettra à la RD Congo de marquer sa présence dans l’espace produit que constitue aussi bien la SADC que le Comesa.

Un des objectifs principaux de la création de zones économiques spéciales franches est d’accroître les exportations, la plupart d’entre elles sont des enclaves bien délimitées, exonérées des droits nationaux à l’importation et à l’exportation, ou fonctionnent officiellement en dehors de l’espace douanier de leur pays d’accueil. « Les Gouvernements ajoutent souvent à ces privilèges d’autres avantages, tels que des incitations fiscales, réglementaires, administratives et financières », ajoute Germain Kambinga.

Par ailleurs, il souligne que la Zone économique spéciale de Maluku se caractérise par ce qui se fait de plus en plus à travers le monde, notamment à la stratégie classique de développement fondée sur les zones franches industrielles d’exportation, se substitue désormais une stratégie multisectorielle. « Ici, il s’agit d’une Zone économique spéciale, en ce sens qu’elle est fondée par une stratégie plurisectorielle, d’une part ; orienter aussi bien vers le marché intérieur que vers les marchés extérieurs, d’autre part. Aussi offre-t-elle un large éventail d’incitations, sous forme d’infrastructures, d’exemptions fiscales et de droits de douane, ainsi que des procédures administratives simplifiées », a-t-il renchéri. Il reste, affirme le ministre, que le gouvernement de cohésion nationale a bien conscience de ce que les zones économiques spéciales ne sont pas la panacée. Il aurait même plutôt tendance à faire de l’agriculture le creuset du renouveau congolais. Toutefois, cette agriculture doit être capable d’assurer la sécurité alimentaire de la RD Congo et d’induire des revenus substantiels ; d’où le choix du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo.

De l’indemnisation des expropriés

Germain Kambinga a insisté sur quelques aspects qu’il convenait de retenir et qui font à la fois la fierté de leur gouvernement dirigé par le Premier Ministre Matata Ponyo, et la particularité de cette démarche. « Contrairement à ce qui fonde souvent les inconvénients de ce genre d’aires économiques spéciales, la Zone dévolue au marché international de Kinshasa a fait l’objet d’un gentleman agreement. Les personnes affectées par le projet ont certes été expropriées, il faut le dire pour cause d’utilité publique, mais elles seront indemnisées de façon juste et équitable. En outre, la zone est dite intensive en travail, c’est-à-dire que nous avons privilégié une activité qui va donner du travail aux populations de la zone qui sont prioritaires. Cette démarche s’inscrit donc dans le droit fil de la volonté du gouvernement de réduire sensiblement la pauvreté ». Ce marché deviendra une référence internationale ; il sera ultramoderne et devrait bénéficier des dernières avancées en la matière, tel que présenté par le représentant du maître d’œuvre.

(Pius Romain Rolland)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse