Coupe du monde Russie 2018: Les fans des Léopards haussent le ton

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Le nul humiliant concédé par les Léopards face aux Aigles de Carthage de la Tunisie continue le mardi dernier dans leur arène du Stade des Martyrs de la Pentecôte  continue à alimenter la chroniques des supporters Congolais friands de football. Les larmes, les lamentations autant que des décibels de regret ont été entonnés et balancés à longueur toute la nuit du « deuil » et des jérémiades.

Mais au lieu de continuer à ruminer la contre-performance des Léopards, certains esprits posés ont analysé la chose avec froideur et lucidité. Cela au regard des réponses que nous avons reçues des fans des Léopards à qui nous avions posé les questions suivantes : Comment pouvez-vous expliquer et justifier le nul ? Que présage ce résultat ? Est-ce il y avait encore lieu d’espérer quoi que ce soit ?

Thomas Malemisa alias Thom’s Véclubien, changeur de cambiste sur la rue Oshwe à Matonge y répond le premier sans complaisance. « Le nul ne se justifie pas. Sur le plan technique c’est un match qu’on devrait gagner. Le coach a failli parce que nous menions 2-0 comme l’a dit Hitoto sur les ondes de Radio Okapi. Hitoto explique qu’à pareil moment que les poulains de Florent Ibenge commençaient à présenter des signes de fatigue pour avoir livré une première mi-temps héroïque et mis tout le monde d’accord en dépit du fait que l’attaque n’était pas très percutante, nous avions intérêt à gonfler le milieu de terrain, à renforcer la défense , dégarnir l’attaque ‘créer le surnombre en arrière et empêcher ainsi l’adversaire très technique et physique d’évoluer. Nous allions à ce moment envoyer tous les ballons loin de notre rectangle, tuer le temps et laisser égrainer les quelques 17 minutes… Faute, aux joueurs qui ne se sont pas comportés comme des vrais soldats au front. Au front, on ne crie pas victoire avant la capitulation complète de l’ennemi. Nos héros auront commis la faute de crier victoire trop tôt alors que le combat continuait. Ils auraient pu faire comme les grands champions de boxe qui sentant l’adversaire appuyer sur l’accélérateur se replient face cachée et couverte par des gants portés haut laissent le ventre à découvert. L’adversaire se fatiguera à frapper dur dans les entrailles rodées à supporter la plus grosse avalanche des coups pour économiser tout le potentiel souffle, avant d’assener le coup de K.O. Les nôtres n’ont pas mouillé leurs maillots jusqu’au bout…Les Tunisiens  ont usé de la ruse. Ils nous ont eu…La sortie inattendue de Chancel Mbemba a presque démoralisé la troupe. On a vu l’édifice s’écrouler. Et quand s’ajoute la défection de Mubele, le chemin de la croix s’annonçait mortel. A ce moment Florent aurait dû faire appel aux deux cartouches disponibles ; Bangala et déplacer Padou Bompunga à l’axe central…L’adversaire a sorti ses dernières cartouches et ses ouailles y sont allés jusqu’au bout. Et Dieu seul sait ce qui serait advenu si d’aventure l’arbitre avait laissé jouer encore quelques deux ou trois minutes ».

Alors question, y- a-t-il encore lueur d’espoir pour les deux journées restantes ?

Bien sûr que oui dit Thom’S. « Nous avons 20% de chance, mais notre survie passe d’abord par la victoire pour les deux journées restantes le 07 octobre face à la Lybie en Tunisie. Au moment où La Guinée offrira son hospitalité aux Tunisiens. Signalons Le 06 novembre Tunisie contre Lybie, au moment où la Rdc recevra la Guinée à Kinshasa. Et là les Congolais vont s’adonner aux mathématiques habitudes que leur avait fait oublier Florent Ibenge. Pour l’heure, nous avons 7 points dans notre gibecière. Les tunisiens en ont 10. Si les guinées bloquent la Tunisie (ils en sont capables parce qu’à l’aller ils n’avaient perdu que par le score étriqué de 0-1, but inscrits aux dernières secondes sur penalty. A domicile, les Guinéens sont en mesure de leur rendre la monnaie de leur pièce. Les Libyens battus 4-0 à Kinshasa auront le malheur de croiser un fauve congolais blessé et fulminant de colère de dévorer la première proie venue ».

Stoïque, Florent garde la tête froide et sait que rien n’est perdu d’emblée…

Pour le coach de l’équipe nationale, les joueurs ont donné le meilleur d’eux-mêmes et conquis même les cœurs de toute la nation sportive. Il faut les épargner et les encourager à revenir au pays pour achever en beauté cette aventurez du Mundial. Ils en ont les moyens techniques, il faut cependant que le moral suive.

Les sportifs de Mokali donnent de la voix

Pour Tity Tshibambe, le match était impeccable jusqu’au moment où de façon quasi mystérieuse, Chancel Mbemba était touché et obligé de sortir. Les mauvais esprits qui font de l’amalgame et confondent sport, équipe nationale et visées politiques, ont divisé le public. Ils oublient que le sport en général et le football en particulier est un facteur d’union et sert à cristalliser les populations. « Nous étions divisés même au comité national de Soutien ou encore chez les Allez-y Les Léopards. On était loin de chanter au fond du cœur l’hymne de l’unité, de l’union », dit-il.

Pascal Mukaku : « Ce qui n’a pas marché ? On n’avait  su gérer nos buts et notre temps ; Geler le jeu. Nous avons crié victoire trop tôt. Nos joueurs ne jouent qu’une mi-temps et se fatiguent. Trois frappes cadrées seulement dont celui qui a touché du bois. Ce n’est pas suffisant quand on joue chez soi dans ses propres installations et devant son public.   »

Pour Dier-my Mukaku quand rien ne marche au pays, le foot fut-il national ne peut pas marcher.

Partout les grèves, les fonctionnaires impayés ou sous-payés refusent d’aller enseigner. Les médecins sont partout ailleurs, mais absents des blocs opératoires. La population qui n’a pas des sous ne sait pas aller chez les privés et crève. Comment peut-elle soutenir les Léopards quand on sait qu’il n y a pas d’argent pour eux mais pour les joueurs.

Guylain Malula Misempia ; « L’équipe était très bien. Les joueurs très bien aussi. Le trop plein qu’a fait le stade depuis que le stade existe. Le foot ce n’est pas la politique ; Si les gens ne sont pas payés est-ce la faute aux joueurs ? Faisons la part des choses, aimons notre pays et ses enfants qui nous font rêver. La coupe du monde 44 ans après ça devrait être fantastique pour tout congolais… ».

(Par Fernand Mukaku Lalabi)

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