Corneille Nangaa : « On ne pourra peut-être pas enrôler tous les Congolais de la diaspora »

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Devant l’Assemblée nationale

Corneille Nangaa : « On ne pourra peut-être pas enrôler tous les Congolais de la diaspora »

En prélude au vote de la loi modifiant et complétant la loi portant Identification et Enrôlement des électeurs en Rd Congo, le Président de la Centrale électorale était hier devant les élus du peuple. Suivant le rapport de la commission PAJ, Politique Administrative et Juridique, il s’est avéré que Corneille Nangaa devait éclairer leur lanterne. Il s’agissait particulièrement de la question de l’enrôlement des Congolais vivant à l’étranger dont, à l’en croire, l’une des alternatives consiste à n’en enrôler qu’une  partie.

Cela a eu lieu après examen et adoption, hier à la Chambre basse du Parlement,  du rapport de la Commission mixte paritaire Assemblée nationale-Sénat, relatif à l’harmonisation des divergences apparues lors de l’examen et l’adoption de la proposition de loi organique portant organisation, compétence et fonctionnement des juridictions de l’ordre administratif et vote de la proposition de loi. Sur 315 votants, 312 ont dit oui, 0 non et  3 Abstentions. D’ores et déjà, la séance  plénière adopte la loi organique, promettant de la transmettre au Président de la République pour promulgation. Ce,  après avis de la Cour constitutionnelle pour conformité à la constitution.

Quant à la loi sur l’identification, selon le député Lokondo, la CENI relève des difficultés financières et technique… Et la commission confirme la nécessité d’enrôler la diaspora,… D’où l’élu du peuple a souhaité entendre les réponses techniques de la CENI, face au  passage du budget de 8.4 à 6.6 milliards FC.

‘‘M. le Président de la CENI,  pensez-vous en toute réalité, que nous puissions enrôler les Congolais de l’étranger ? Cela est-ce possible techniquement pour le faire sur les 5 continents ? », a-t-il interrogé.

C’est pour cette raison qu’Aubin Minaku a invité le président de la CENI pour  éclairer leur lanterne, sans débat, selon les prescrits du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Corneille Nangaa a donné quelques précisions. « Au regard de la loi 28 de la loi organique de la CENI, celle-ci a l’obligation de présenter son rapport annuelle à la représentation nationale. Cas de 2014-2015. Notre rapport va de juin de l’année jusqu’en mai de l’année prochaine. Nous présenterons ledit rapport la semaine prochaine », a-t-il commenté.

En outre, c’est un projet de loi émanent du Gouvernement. La nécessité de cette loi est dictée par la cohérence que requiert la loi électorale qui demande à la CENI que la diaspora participe aux élections ; alors que la loi sous examen ne le permet pas. « De deux choses l’une, a dit le numéro 1 de la CENI. Ou l’on revisite la loi sur l’identification, ou on laisse de côté la question des Congolais de l’étranger. Ce ne sera pas le business de la CENI, mais une option politique à prendre au sérieux », a-t-il renchéri.

A la question de savoir s’il est possible d’organiser les élections  techniquement ? « Il y a des options selon les pays. Les uns acceptent, les autres refusent d’inclure la diaspora.  C‘est ainsi qu’à la CENI, ceci fait partie des contraintes. Dans notre chronogramme, il est impérieux d’aller aux élections. Partant de la révision du fichier électoral en juillet prochain, à partir du  Nord Ubangi. Cela, après l’adoption de cette loi avant cette session. Sinon, il va falloir attendre la prochaine session. Ce qui aura de l’impact sur notre chronogramme », a-t-il martelé.

Te d’ajouter : « techniquement, nous sommes en mesure  de prendre en charge cette question d’enrôlement des Congolais de l’étranger. Il y a cependant une complexité attirant d’autres questions : le document requis pour les enrôler, les documents jugés acceptables,… Pourtant actuellement, une carte consulaire ou un passeport sont les seuls acceptés. Il y a aussi l’affaire double nationalité mais malgré tout cela, le mieux serait de commencer. On ne pourra peut-être pas enrôler tous. On pourrait aussi aller  graduellement, si possible, tenant compte de la concentration démographique. Dans le cas d’espèce, tenant compte des délais, il faudra aller par un échantillon partant des pays où cette concentration est forte. Nous avons besoin de cette loi », a-t-il conclu.

Après ces éclaircissements, les députés ont  jugé la loi recevable, suivant  le rapport de la Commission. Ensuite, le débat a été ouvert, soumettant des préoccupations à la PAJ. Après plusieurs interventions des députés, son  Président  François Bokona a promis de toiletter la loi.

(BM)

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