Corneille Nangaa : « Nous sommes à 36% de l’électorat national attendu »

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« A 15 millions et plus d’électeurs, nous sommes à 36% de l’électorat national attendu. Nous allons donc entamer la vitesse de croisière et à partir de la semaine prochaine, nous entamons les préparatifs pour le lancement dans le reste du territoire national. C’est pour vous dire que nous sommes dans notre planification de tout le temps, soit 16 mois et 1 jour. Et nous sommes dans le plan et d’ici juillet 2017, nous allons présenter au peuple congolais le fichier électoral, sans lequel nous n’aurons jamais ce que nous recherchions, c’est-à-dire, les élections crédibles, transparentes, juste et apaisées  », c’est ce qu’a indiqué le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Céni), Corneille Nangaa, au cours d’un point de presse tenu hier à Kinshasa.

Pour ce faire, il a tenu à exprimer son satisfecit sur la poursuite de cette opération d’enrôlement et identification des électeurs dans les premières aires opérationnelles. Ayant dépassé légèrement 15 millions d’enrôlés dans ces aires opérationnelles, notamment 1 et 2 comprenant douze provinces, dont 7.141 centres d’inscriptions, le président de la Centrale Electorale a livré à la presse le nom du 15 millionième congolais à être enrôlé par son Institution. Il s’agit de Mme « Yongi Tungasa Béatrice », dont le numéro national est 21373696860. Cette dame habite sur l’avenue Ebenzo n°3 bis dans la commune de Budjala, dans la province du Sud-Ubangi. Un grand motif de soulagement et de satisfaction pour le technicien congolais en matière électorale, le président Corneille Nangaa, qui salue l’abnégation et l’engagement des agents de la Céni, dont plusieurs travaillent à leur risque et péril.

Quant aux difficultés rencontrées dans la poursuite de l’opération d’enrôlement et identification des électeurs, Corneille Nangaa a déploré plusieurs cas malheureux rencontrés par la Céni. Des difficultés qui sont d’ordre sécuritaire, opérationnel ou informatique qui sont prises en charge par un dispositif mis en place du siège jusqu’aux niveaux des Centres d’inscription en passant par les contrôleurs techniques provinciaux et territoriaux. Il s’agit bien évidemment de douze cas de vol du matériel dans les provinces du Haut Lomami, Ituri, Maniema, Mongala, Nord et Sud-Kivu ; neuf cas d’accidents ; 110 cas d’insécurité provoqués par des groupes armés et 436 cas d’alertes de pannes informatiques. « La Céni déplore, enfin, 9 cas de décès pour lesquels l’assemblée plénière présente les condoléances les plus attristées aux différentes familles éprouvées », dixit le président de la Céni. Qu’à cela ne tienne, Corneille Nangaa n’a pas manqué de tracer les perspectives pour la suite des opérations dans les aires opérationnelles restantes. « A partir de la semaine prochaine, nous lançons les préparatifs dans les 13 provinces de Haut Uele, Bas Uele, Tshopo, Lomami, Sankuru, Kasaï Oriental, Kasaï Central, Kasaï, Kwango, Kwilu, Mai Ndombe, Kongo Central et la ville de Kinshasa. »

« Le budget est séquencé en trois ans conformément aux activités électorales »

Après avoir fait le tour des provinces sur l’opération d’enrôlement et identification des électeurs, le président de la Céni, Corneille Nangaa, n’a pas oublié de fixer l’opinion sur le financement du processus électoral en RD Congo. Pour ce faire, il a affirmé que dès janvier 2016, le gouvernement de la République et la Céni avaient adopté un plan de décaissement et ce dernier a été exécuté et continue à être exécuté. Et c’est avec ce fond déjà exécuté que la Céni a atteint le résultat réalisé à ce jour. Il s’agit de l’enrôlement des électeurs, l’acquisition des matériels, le déploiement, la formation et le paiement des agents et les résultats qui se poursuivent et qui vont se poursuivrepour avoir le fichier électoral d’ici juillet 2017.

« Il y a une chose à préciser, parce que quand on parle du budget, beaucoup de gens pensent que le gouvernement a une caisse quelque part où résident des fonds appropriés pour ces élections. Le gouvernement travaille, réalise des recettes et il organise les dépenses, dont celles liées aux élections. C’est ce que nous faisons et il faut saluer les efforts fournis par le gouvernement depuis janvier 2016, parce que le budget que nous exécutons est entièrement issu du gouvernement de la République. Nous saluons ces efforts et nous attendons poursuivre avec ces efforts au cours de l’année 2017 pour nous permettre d’avoir le fichier électoral et de passer aux activités liées aux scrutins », a ajouté Corneille Nangaa. Quant aux efforts fournis par le gouvernement Badibanga, il a renchéri encore en disant : « le gouvernement actuel a poursuivi ces efforts dans l’exécution de ce plan de décaissement. Je confirme ici le paiement de janvier, car il y a même d’autres fonds qui ont été à notre possession et dont nous poursuivons son exécution conformément à notre plan. Je confirme que le gouvernement de la République est en train, malgré les difficultés qui sont les siens, de poursuivre ses efforts et nous travaillons dans le sens de minimiser le coût des élections », a martelé Corneille Nangaa.

Quant à la polémique du montant réel du budget à consacrer aux élections, le président de la Centrale Electorale a affirmé que le ministre d’Etat en charge du budget, Pierre Kangudia qui a parlé de 1.8 millions, s’est référé aux archives sur le budget brut discuté pendant le dialogue de la Cité de l’Union Africaine. Ce dernier a été proposé au gouvernement de la République juste après le premier dialogue de la Cité de l’Union Africaine, qui avait décidé l’organisation de trois scrutins combinés. Cela avait un impact sur le budget et il fallait donc revisiter les agrégats, poursuit Nangaa. D’ajouter que ce même accord de la Cité de l’UA avait demandé à la Céni de présenter au gouvernement, endéans 20 jours, un budget pour une première discussion. C’est ça le budget brut, dit Corneille Nangaa. Et c’est les 1.8 milliards qui ont été présentés au gouvernement.  « Nous avons la correspondance du Premier ministre de l’époque, Matata Ponyo, qui demandait à la Céni de mettre une commission de traitement de ce budget afin de réduire le coût. C’est là qu’est parti le 1.8 milliards ». D’ajouter que cette commission a été mise en place et si le ministre d’Etat en charge du Budget parle d’1.8 milliards, il n’a pas tort, car il s’est peut-être référé à ce budget brut. « Cette commission a travaillé pour voir les options qui réduiraient substantiellement le coût et les agrégats qui nous permettaient de réduire ce coût.C’était par exemple qu’à la suite de l’option d’organiser les trois scrutins le même jour, à l’époque, que les experts avaient tablé sur 136.000 bureaux de vote à ouvrir pour prendre en charge les trois scrutins. Nous sommes revenus sur cet agrégat en évoquant la question de la crise. D’où, il va falloir qu’on revienne sur les 80.000 bureaux de vote au lieu de 136.000. Sur ce, le budget a subi donc une diminution et c’est ce qui nous amène à avoir ce chiffre qui sera définitif, soit 1.3 milliards de dollars américains », a indiqué Corneille Nangaa.

De la publication du Calendrier électoral

Après avoir démenti l’information selon laquelle il aurait affirmé qu’il attendait un autre gouvernement pour publier le calendrier électoral, le technicien congolais a affirmé que le calendrier est une prérogative de la Céni et lorsque celle-ci sera en mesure de voir certains préalables relatifs à la publication du second calendrier, aucune contrainte ne l’empêcherait. Ces préalables sont les suivants : « nous ne pourrions pas présenter le calendrier tant que nous n’avons pas l’assurance sur les questions logistiques. La Céni doit savoir quel moyen elle a pour déployer les matériels. Le deuxième préalable, c’est le budget. Un indicateur important qui détermine plus ou moins la publication du calendrier ». D’ajouter qu’ « au-delà de tout cela, nous nous conformons à l’esprit de l’accord politique qui demande qu’on organise les trois scrutins avant décembre, et la Céni travaille dans ce sens-là. Et parce que l’accord exige les évaluations, il serait indiqué qu’avant de publier le calendrier que nous ayons la première évaluation qui devra se faire par la Céni en collaboration avec le gouvernement et le CNSA. Ce sont là les trois préalables qui nous attend et dont nous sommes en train d’évacuer avant de publier le calendrier électoral », renchéri Corneille Nangaa.

Concernant enfin la problématique de l’enrôlement des Congolais vivant à l’étranger (Diaspora), le président de la Céni a affirmé que cette opération sera lancée très prochainement. Ce, juste après les 13 provinces nationales restantes. Corneille Nangaa n’a pas manqué de rappeler la procédure devant permettre aux Congolais de la diaspora d’obtenir leurs cartes d’électeurs. Il s’agit de la présentation à l’agent enrôleur du passeport congolais, de la carte consulaire ou la carte de résidence.

(Bernetel Makambo)

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