Corneille Nangaa impitoyable face aux pourfendeurs de la Rdc

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Invité au café électoral de la Symocel
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C’est hier mardi 13 décembre 2016, pendant que la Ceni lancait officiellement les opérations d’enrôlement et d’identification dans les 12 nouvelles provinces de la République Démocratique du Congo, Corneille Nangaa quant à lui, était face à la Synergie des Missions d’Observation Citoyenne des Elections (Symocel), à la Maison des Electeurs, en vue de faire l’état des lieux du processus électoral en Rdc.

Il s’est agit de discussions ouvertes, mais aussi scientifiques sur le contour électoral, en ce que, certains acteurs suspectent la Ceni. « Je ne vous garantis pas de convaincre les gens à adhérer. Les gens ne réfléchissent plus ; en ce moment personne ne veut réfléchir. L’objectivité est partie, on a des positions fixes qui sont telles que, toutes questions qui viendraient sous forme de proposition, tout le monde s’en méfie. Je comprends les gens qui se méfient. Sensibilisation genre et enfant, c’est un sérieux problème…à la  Ceni entre donner un fond pour aller acheter un Kit pour enrôler et donner le fond à la société civile pour aller sensibiliser…entre donner un fond pour acheter un bulletin pour aller voter et donner de fond aux Organisation de la société civile pour aller sensibiliser, le choix est clair », avait-il dit.

Au cours de ces échanges, Corneille Nangaa est revenu plusieurs fois sur le caractère souverain de la Rdc, par le principe sacro-saint édicté dans la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Ceni, à travers son indépendance dans la publication du calendrier électoral. « La plupart des partenaires que nous avons donnent de l’argent plutôt aux Organisations de la Société civile pour la sensibilisation et l’éducation civique », a-t-il relevé. Pour dire, que la Ceni n’a pas de fond pour cette sensibilisation, plutôt réfléchir comment créer cette synergie réelle pour que cette question soit prise  en charge. Cependant, il a invité la société civile à ne pas compter sur la Ceni pour la sensibilisation de fond qu’elle reçoive si difficilement, en ce qu’elle a de priorités pour arriver à l’organisation des élections. Sinon, il a déploré le fait que le taux d’enrôlement dans la province pilote du Nord Ubangui penche favorablement aux hommes qui se sont faits enrôler massivement avec un taux de 55%, par rapport aux femmes, soit 45%. Situation qu’il faille renverser dans les autres provinces. « En 2006, je l’ai dit, la proportion des femmes a toujours été importante que celle des hommes. On peut comprend la statistique 48% contre 52%, pas 45% contre 55% », indique-t-il.

Le calendrier au cœur de la polémique politique

Par ailleurs, dans l’indépendance de la Ceni, il ne lui est pas interdit de consulter, sinon la consultation de la Ceni consiste à prendre les avis et considérations des uns et des autres, mais n’empêche que la Ceni décide à la fin en toute indépendance. En outre, il rejette l’accusation selon laquelle, la politique a pris en otage le processus électoral. « Je ne dépends pas de la politique, je suis entrai d’enrôler aujourd’hui. Les politiques font leur travail. Je ne sais comment gérer la politique mais, en poursuivant mon travail. Aujourd’hui, nous avons lancé dans 8 provinces et demain elles seront à 11, la semaine prochaine 12 provinces. L’enrôlement est lancé, le reste c’est de la distraction parce que, c’est aussi la finalité. On peut me distraire à longueur de journée, lorsqu’on arrivera au 31 juillet, ce sont les mêmes personnes qui me distraient qui vont demander le fichier électoral. Je ne suis pas distrait, je fais mon travail en dormant chaque jour avec cette date du 31 juillet, date à laquelle il faut présenter au peuple congolais ces résultats, sans lesquels vous n’allez pas avoir ce que nous recherchons, c’est-à-dire l’organisation des élections, et l’argument qui justifie la non tenue des élections dans le  délai constitutionnel c’est parce qu’il n’y avait pas ce fichier électoral », a dit fait mention.

Profitant de l’occasion, Corneille Nangaa est conscient de la contestation du calendrier par les acteurs politiques. « La semaine passée, j’ai fait un ballon d’essai ; quelqu’un a dit que la Ceni publie un calendrier, mais leurs réactions pour certains partis politiques qui réclament des élections chaque jour, ils sont les premiers à dire que c’est de la  provocation.On ne veut pas du calendrier, mais chaque jour ils crient en disant, qu’il faut un calendrier. Du moins, le soutien que j’ai eu, c’est celui  de nos partenaires internationaux à cause de leur enthousiasme », indique-t-il, avant de fustiger le comportement hypocrite de la classe politique congolaise, qu’il doute de sa sincérité même si la Ceni venait à rendre public le calendrier. « Ceux qui disent qu’ils veulent le calendrier, en réalité c’est ceux qui n’en veulent pas ; et ceux qui n’en veulent pas, c’est eux qui en veulent. Sur ce point, nous allons publier le calendrier, mais ne vous en faites pas, il sera contesté parce que chacun s’attend à ce que le calendrier soit dans telle ou telle direction…pour la contestation, il y en aura, mais nous allons le publier conformément à nos contraintes. Ça ne sera pas un calendrier politique, ni de la société civile, ni de la communauté internationale, mais de la Ceni », a-t-il précisé avec assurance.

Enrôlement de la diaspora ou faiblesse administrative

Sur cette question, le Président de la Ceni a été impitoyable contre les compatriotes qui parlent en mal de la République Démocratique du Congo. « Je peux vous dire qu’aucun pays ne manque de problèmes, même les Etats-Unis d’Amérique ; ils ont leurs problèmes, ils ont leurs faiblesses quelque part. Vous congolais, vous ne dite que ce qui est mauvais pour votre pays. Nous avons de représentations diplomatiques qui ont leurs missions qui n’ont rien à avoir avec l’enrôlement. Nous nous disons que nous allons enrôler au sein de ces représentations diplomatiques », a-t-il fait savoir.

Ilo se peut qu’un Centre d’inscription soit ouvert dans une représentation diplomatique, dans un pays comme les Etats-Unis. Déjà l’engouement va poser un problème d’insécurité dans un pays. S’il faut le faire, avance Corneille Nangaa, cela ne peut être fait qu’à travers un pré-enregistrement en ligne, puis obtenir un rendez-vous pour se faire authentifier. Telles sont les études en cours pour permettre un enrôlement de la diaspora dans la sérénité. Sur ce point, il a fustigé le fait qu’on parle souvent de la faiblesse de son administration, alors que celle-ci dispose des atouts, de forces. « Ne vous en faites pas, nous n’avons que le Congo. Je n’ai pas l’intention de quitter le Congo pour aller m’installer dans un autre pays. Nous avons des problèmes certes, mais, si nous mêmes nous ne prenons pas soin de ces problèmes, personnes ne le fera à notre place. Je ne suis pas nationaliste, mais profaner notre pays, ça ! je n’admets pas. Beaucoup d’Etas sont fiers de leurs npays et les congolais que nous sommes devons être fiers de notre Etat, même ceux qui vous critiquent ne rêvent que de venir dans votre Congo, ne rêvent de venir chercher que ceux qui se trouvent dans votre Etat », a-t-il fait remarquer.

Il s’est attardé  sur les questions qui relèvent du principe  sacro-saint auxquelles on ne peut y toucher, telles l’article 220 de la Constitution. Mais d’autres matières qui sont inscrites dans la loi peuvent être discutées. C’est le cas de la double nationalité. A ce point, il n’arrive pas à comprendre que les Congolais nés à l’étranger, lorsqu’ils veulent rentrer dans leur pays, on les impose les visa. Déplore le fait qu’une fois des Ordonnances rendues publiques, les ennemis du Congo surgissent sur les nationalités de leurs propres filles  et fils « Il faut regarder de choses en face il y a des matières qui relèvent de la loi ; le mode de scrutins, système électoral etc., qui n’ont rien avoir avec la Constitution, mais de la loi organique. Il y a plusieurs domaines auxquels il faut réfléchir », note-t-il.

La réforme de la Ceni s’impose avec les nouvelles autorités politiques élues

En somme, Corneille Nangaa ne réfléchit pas sur un système électoral en cours, plutôt, celui qui ne peut permettre à la République de plonger dans la crise. C’est le sens même de sa réflexions que dans les 5 ans qu’on ne parle plus de délai constitutionnel, que la question du budget ne soit pas un blocage dans l’organisation des élections, mettre fin à la révision du fichier électoral sous le format actuel. Ces questions de fond doivent permettre à ce qu’on y réfléchisse pour consolider la démocratie en RDC.

Cependant, il a rappelé à cet effet, à l’époque où il était Secrétaire Exécutif National Adjoint, des propositions faites par le défunt Président Abbé Malumalu, en ce que, si ces propositions avaient été admises, on ne serait pas arrivé aux problèmes auxquels la Ceni est confrontés. Telle l’organisation des 11 scrutins en Rdc pour un budget de 4 milliards de dollars. Sur ce point, il a indiqué que lorsque les élections auront pris fin, il faille que les nouvelles autorités, avec les nouvelles institutions élues, s’investissent dans la réforme de questions de fond, pour permettre au pays d’entrer dans la durabilité de la démocratie.

En outre, il a dénoncé le climat de méfiance des acteurs politiques qui a tendance à miner la mise en œuvre de certaines activités à tort ou à raison. « Ceux qui se méfient n’ont pas seulement tort. Ils ont probablement vu certaines choses qui ne rentrent pas dans ce qu’eux conçoivent comme mode opérationnel idéal pour la conduite du processus », mentionne-t-il avec assurance d’arriver à la fin du processus. A l’occasion, il a fait savoir à un diplomate occidental qu’il ne faut pas seulement faire pression pour la publication du Calendrier, mais aussi mettre la main à la poche pour soutenir le processus. Toute chose restant égale par ailleurs, Corneille Nangaa n’est pas indispensable, il a la crédibilité à sauvegarder.

(Pius Romain Rolland)

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