COP22 : Salaheddine Mezouar fait le bilan à mi-parcours

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Faisant le bilan à mi-parcours ce 12 novembre 2016 de la 22ème Conférence sur le changement climatique (COP22) dont il est le Président, Salaheddine Mezouar est heureux que les choses se déroulent comme prévu. Dans cet entretien, i souligne cependant que cette COP22 est riche et varié.

« L’agenda de l’action est venu enrichir toutes les discussions et les annonces que nous sommes entrain de voir, que ça soit au niveau des initiatives, que ça au niveau de forêt, les initiatives autour de l’eau, des villes et de l’énergies… donc l’agenda de l’action à côté de l’agenda de négociation est en train de bien fonctionner et ça crée une dynamique extrêmement riche et variée qui donne à cette COP une particularité que je salue. D’ailleurs, c’est une occasion de saluer l’engagement de tous les acteurs. Le pavillon société civile est vraiment animé. On y retrouve plus de 1000 Ong, 350 exposants, 40 événements thématiques par jour,… c’est une COP22 qui est riche et varié ».

Marie-Claude Dupuis : « l’Afrique avec ses ressources solaire et vent, la mobilité électrique est un bon complément »

« Transports et mobilité, quelles avancées pour concrétiser l’accord de Paris » est la thématique d’une conférence-débat organisée par le Secrétariat général du ministère de l’Intérieur marocain dans la zone verte. Parmi les intervenants, figuraient Mme Marie-Claude Dupuis. La directrice du matériel roulant bus dans le groupe RATP France a répondu à certaines préoccupations de la presse quand à la mobilité l’électrique en Afrique.

Vous avez exposé sur les moyens de transport moins pollueurs, que retenir en résumé ?

J’ai présenté le plan de RATP qui concerne l’Ile de France et nous opérons dans la région de Paris où flottent 4600 bus. Nous avons annoncé et expliqué notre plan qui vise à remplacer tous ces bus qui sont essentiellement diesel par des bus électriques avant 2025. Notre objectif est d’être exemplaire au point de vue développement durable et de la lutte contre le changement climatique. Nous avons une préférence dans la mobilité électrique, puisque dans les grandes villes, il faut prendre en compte la lutte contre le bruit, la pollution de l’air local et bien sûr la lutte contre le changement climatique. Et le bus électrique nous parait la meilleure réponse.

Est-ce qu’il y a des moyens nécessaires pour y arriver ?

C’est un objectif et un plan ambitieux, mais il mérite ici de donner un signal clair aux industriels du bus. Ils attendaient un signal fort en termes de commande pour pouvoir investir dans la recherche et l’innovation dans les outils industriels. Parce que pour pouvoir baisser le prix de ces bus, il faut en produire en grande quantité. Donc, c’était pour ça qu’on a voulu donner de la visibilité avec un signal fort. Certes, c’est un plan ambitieux, mais on a une approche réaliste et on commence par une phase expérimentale importante pendant deux à trois ans pour tester tous les matériels électriques pour bien connaitre l’offre. Et aussi de préparer le plan de transformation de l’outil industriel. Car quand on parle de la mobilité électrique notamment de transport en commun, il faut trouver des bons bus pas trop chers mais aussi adapter les dépôts là où on les recharge. Donc le Groupe RATP pilote l’ensemble de cette transformation à la fois du matériel roulant et des installations industrielles.

Peut-on dire que c’est le résultat de la Conférence de Paris COP 21 ?

C’est dans ce contexte. La décision a été prise avant la COP21, mais l’idée c’était pour nous de montrer l’exemple en entrainant une filière industrielle et les autres villes pour aider à la lutte contre le changement climatique. Dans la COP22, on dit bien qu’on est dans l’action et on apporte un projet très concret. Et le plan bus est une action importante dans le transport.

Avez-vous aussi des projets pour le continent africain ?

Le Groupe RATP est présent dans plusieurs pays en Afrique. Là, comme on est au Maroc, parlons-en puisque nous avons une filiale ici qui exploite le Tram Way à Casablanca. Comme le Maroc veut mettre l’accent sur la mobilité électrique, ce que l’on propose, c’est d’échanger et partager nos expériences avec tous ceux qui s’intéressent à ce produit là. Et nous avons aussi une tradition de longue date de revendre les bus dans les autres pays. Et ça permet aux autres pays de renouveler leurs flotte par des bus bien entretenu en attendant les bus électriques qui coutent chers jusque là.

Mais je vois déjà qu’il y a une volonté de travailler sur le transport en commun et de parler de l’énergie verte en Afrique en général. Je vois aussi beaucoup de projet en Afrique via les énergies renouvelables et de nouveaux modes de production de l’électricité via les photos voltaïque et les éoliens, c’est là où ça se marient bien avec la mobilité électrique puisque pour stocker l’énergie renouvelable, les batteries c’est bien. Les batteries qu’on trouve, elles ont un double usage; elles stockent l’énergie produite par les énergies renouvelable et peuvent être mis dans le bus pour faire la mobilité. Pour un continent comme l’Afrique avec ses ressources solaire et le vent, la mobilité électrique est un bon complément.

Céleste Ketcha-Courtes : « Les femmes africaines sont prêtes à faire des objectifs de l’accord de Paris une réalité (…) »

Anne Hidalgo, Maire de Paris et présidente du C40 et Cities Climate Leadership Group ont présenté l’initiative Women4Climate à Marrakech ce 11 novembre dans la matinée. C’était devant le public, Mme Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la CCNUCC, Mme Laurence Tubiana, l’ambassadrice française pour les négociations internationales sur le climat, Mme Céleste Ketcha-Courtes, maire de Bangangté, au Cameroun ainsi que Mme Hakima El Haité, envoyée spéciale de la COP22 et championne du Maroc pour le climat.

L’adoption de l’Accord de Paris est largement due aux efforts inlassables de femmes comme Laurence Tubiana, ce qui a permis à Mme Hidalgo de dire que « les femmes sont essentielles pour le mettre en œuvre dans nos villes. Études après études, il a été prouvé que les femmes sont plus sensibles au changement climatique. C’est pour cela qu’il est nécessaire d’avoir un leadership solide sur cet enjeu… tels que ces excellents modèles », a affirmé Mme Espinosa.

Mme El Haité a évoqué comment « les femmes sont les premières victimes du changement climatique mais sont également des actrices exceptionnelles du changement ». Elle a ainsi dit que « nous ne pouvons ignorer 50 % du monde, si nous voulons développer le monde ». Elle a rappelé le soutien marocain en faveur des femmes dans le leadership et l’action climatique, qui s’était manifesté plus tôt cette année à Washington.

Quand à Mme Ketcha-Courtes aujourd’hui à la tête du réseau des femmes élues locales d’Afrique, fondé à Tanger, a affirmé que « les femmes africaines sont des gestionnaires naturels pour tout. Nous sommes prêtes, prêtes à l’action », prête à faire des objectifs de l’Accord de Paris une réalité. Cette initiative sera lancée en décembre au sommet du C40 à Mexico en décembre.

(Onassis Mutombo, depuis Marrakech, Maroc)

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