Coopération bilatérale Brésil-RD Congo

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Réforme du Conseil de sécurité des Nations-Unies

Raymond Tshibanda et Mauro Luiz Viera en discussion

Poignée de mains entre les deux ministres

Plusieurs questions ont été au cœur de l’échange entre Raymond Tshibanda et Mauro Luiz Viera, respectivement ministre congolais des Affaires étrangères, coopération internationale et ministre brésilien des Relations extérieurs au cabinet du ministère des Affaires étrangères. Une occasion pour les deux pays, poumons écologique mondial avec les similitudes historiques que culturelles, d’échanger les expériences. Pourtant,  le Brésil jadis pays sous développé s’est tiré de l’épingle du jeu pour devenir un pays émergent  à travers plusieurs réformes dans les domaines social qu’économique.

Conduites par une forte délégation brésilienne, le ministre Mauro Luiz Viera est en visite dans la partie orientale de la RD Congo, plus précisément à Goma, après l’étape de Kinshasa. Peu avant de s’envoler pour Goma avec toute sa délégation, il a tenu un point de presse conjoint avec le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda. Ce dernier a fait le point de leur entretien avec son homologue brésilien, avant de se livrer au jeu de questions-réponses de la presse tant nationale qu’internationale.

Le Brésil croit aux potentialités de la RD Congo

A en croire Raymond Tshibanda, la Rdc a été très heureuse d’accueillir la délégation brésilienne conduite par le ministre des Relations extérieures de la République Fédérative du Brésil, pour faire le point des relations entre les deux pays, où ils en sont et placer les perspectives d’avenir.

« Nous avons échangé sur les questions d’intérêt commun, qu’il s’agisse des questions régionales ou internationales. Nous avons eu une fructueuse séance de travail où nous avons discuté de nos relations bilatérales. Nous avons identifié les domaines dans lesquels nous pouvons rapidement développer, approfondir ces relations ; nous avons aussi convenu de diversifier nos relations sur le plan du commerce, mais aussi des perspectives de début de la partie d’investissement brésilien en République Démocratique du Congo dans le cadre de la transformation de l’économie congolaise avec l’augmentation de la valeur ajoutée locale », dit-il, avant d’ajouter que nous avons discuté de ce que nous pouvons faire dans les domaines de l’économie, des mines, de l’électivité, du commerce. Nous avons évoqué le projet du Grand Inga, comment ne pas parler du projet Inga quand le Brésil et la RD Congo se rencontrent ? Nous avons évoqué la Cof 21, la       conférence sur l’environnement qui est sensée se tenir au mois de décembre à Paris.

Et de renchérir que comment le Brésil et la RD Congo qui se rencontrent ne peuvent évoquer des questions environnementales, alors qu’ils sont deux poumons de l’humanité ? Toutes ces questions où il y a des points de vue convergents, les deux pays ont évoqué la plus grande question de la réforme du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies. Ce tour d’horizon a permis à la partie brésilienne de faire la ronde dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo, plus précisément à Goma où les forces de la Monusco sont déployées, dont à sa tête un fils brésilien en la personne du Général Santos Cruz.

Brésil et RD Congo, deux poumons écologiques humanitaires

Point n’est besoin de rappeler que le pays du Roi Pelé et celui de Lumumba ont un héritage commun : vaste territoire, similitudes culturelles et pratiques, vaste forêt équatoriale, le Brésil et la République Démocratique du Congo ont en partage cette richesse, un vaste programme de coopération dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de la formation du personnel. A en croire le ministre brésilien des Relations extérieures, les deux pays ont beaucoup à faire pour avoir des échanges commerciaux bilatéraux. C’est à juste titre que Mauro Luiz Iecker Viera a salué le dynamise de l’économie congolaise vue de partout en montrant à la face du monde un taux de croissance impressionnante.

« Nous avons parlé de la question de la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies, de la Cof 21 et la possibilité de l’étroite coopération entre les pays du Sud, parvenir à un accord convenable à tous les pays du sud, surtout entre le Brésil et la Rd Congo qui sont les deux poumons du monde qui se forment dans un corps ; construire, fortifier ce corps avec les deux poumons, continuer à travailler pour protéger les biens naturels que nous disposons », a-t-il fait savoir.

Tous les honneurs vont à la République Démocratique du Congo, à son ministre des Affaires étrangères qui a impressionné la délégation brésilienne par cet accueil aussi amical que fraternel. Il s’en est suivi le jeu de questions-réponses. Aux questions de savoir, dans quels domaines le Brésil a-t-il excellé qui peuvent constituer un modèle pour la Rd Congo qui s’est fixée pour objectif d’atteindre l’émergence  à l’horizon 2030  et comment le Brésil peut aider la Rdc dans le secteur du recouvrement du crédit carbone ?

Mauro Luiz Iecker Viera qui a salué la pertinence de ces questions, a répondu que le Brésil et la Rdc ont beaucoup de choses en commun. Il n’y a pas un modèle par rapport à l’autre, mais je crois  à la coopération et nous y travaillons beaucoup dans le domaine de la coopération et le Brésil peut offrir et démontrer à la Rdc ce que nous avons fait dans les 12 dernières années dans le domaine économique et de la politique sociale.

« Le gouvernement brésilien durant les 12 dernières années a développé la politique d’inclusion sociale qui était fondamentale pour la croissance économique du pays. Ce qui a eu de conséquence positive, car 50 millions de pauvres brésiliens ont changé leur échelle sociale. Avec une forte contagion de la pauvreté de la population brésilienne qui a accès à la classe moyenne », dit-il, avant d’ajouter qu’aujourd’hui nous avons 54% de la population classifiée comme classe moyenne, c’est-à-dire 102 ou 104 millions d’habitants ont changé de position sociale.

Ce mouvement social a créé un marché domestique qui a été l’un des piliers de la grande croissance économique, donc l’inclusion sociale. Il faut aussi citer d’autres projets tels de la politique économique, industrielle, la consommation, le contrôle de l’inflation, la stabilisation de la dette interne, la création et l’augmentation de la réserve internationale. C’est ce qui nous a donné les conditions de faire face aux défis de la grande crise financière de 2008.

En ce moment, le Gouvernement fédéral est en train de développer un plan de réduction budgétaire pour faire face au grand changement des prix car, le Brésil est un grand exportateur. Nous devons faire face aux défis pour la réduction des dépenses du gouvernement, afin de créer les conditions de croissance et de reprise de développement d’ici 2016. La question fondamentale, ce que le gouvernement tient à la préservation de tous les acquis dans le domaine de politique générale.

Quant à la question sur les crédits carbone, il a dit avoir discuté avec le ministre des Affaires étrangères sur cette question de la prochaine réunion de Paris, qui est un grand défi non seulement pour le Brésil et la RD Congo, mais aussi pour tout le monde. « Nous travaillons beaucoup avec nos amis les plus proches, les pays en développement, mais aussi nous avons entamé les discussions avec les pays développés. Cette question est très spécifique, très technique car nous sommes très engagés dans cette discussion dans le sens que les résultats de Paris soient convenables pour les pays du Sud, les pays en développement. Nous voulons avoir de compromis basés sur les responsabilités communes, mais différentielles », renseigne-t-il, tout en poursuivant que les pays du sud, les pays en développement doivent faire beaucoup d’efforts et aussi  équilibrer ces efforts et sacrifices consentis en comptant sur l’appui financier des pays développés qui vont faire partie dans ce grand et complexe système dont nous espérons arracher une nouvelle convention sur le climat, qui va nous imposer de restrictions et de sacrifices pour tous. Le but est d’essayer de donner à l’humanité les conditions pour continuer et rassurer les populations sur les possibilités de croissance et de vie dans le futur.

Quant au ballet diplomatique observé ce dernier temps en Rd Congo, Raymond Tshibanda explique que son pays est devenu fréquentable en raison de la politique diplomatique mise en place par le chef de l’Etat, basée sur la Révolution de la modernité avec comme vision, l’émergence de la Rdc à l’horizon 2030. Et Raymond Tshibanda ne peut que travailler à la réalisation de cette ambition et à sa matérialisation ; de travailler à la promotion de l’image de la Rdc d’aujourd’hui, pas à celle que les gens ont en tête, se référant à de situations dépassées. Le Congo d’aujourd’hui, affirme Rayomnd Tshibanda qui paraphrase Joseph Kabila, est débout puisqu’il avance. Hier, infréquentable sur le plan international, aujourd’hui les délégations d’éminentes personnalités, des diplomates et grandes puissances du monde qui font les allers et retours.

(Pius Romain Rolland)

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