Convocation imminente du dialogue: Steve Mbikayi exige de Ban Ki-moon la désignation du facilitateur

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Faute du calendrier électoral d’ici janvier 2016, et de l’impérieuse nécessité de désigner un facilitateur par le SG de l’ONU, l’organisation des élections conformément au délai constitutionnel est quasiment impossible. D’où, la formation d’une équipe gouvernementale pendant la transition dirigée par un membre de la famille politique autre que celle du Chef de l’Etat en vue d’organiser les élections dans un climat de paix, démocratique et de transparence politique. Cependant, il est indispensable pour tous les acteurs politiques de la RDC de se trouver autour d’une table pour aplanir leurs divergences.

Dans une matinée politique au siège du Parti Travailliste, le porte-parole de la Nouvelle Classe Politique et Sociale, Steve Mbikayi, à l’issue de la réunion extraordinaire du bureau politique du parti, a invité le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon de procéder illico presto à la désignation du facilitateur devant faciliter le bon office du dialogue national inclusif.

L’ordre du jour de la réunion portait sur les enjeux politiques du moment portant essentiellement sur l’attente de la désignation d’un facilitateur du dialogue inclusif par le Secrétaire Général de l’ONU et l’expectative du respect des délais constitutionnels en rapport avec les échéances électorales prévues en 2016.

« Après échange, les présidents des partis et associations membres de la Nouvelle Classe Politique et Sociale/Opposition nationaliste ont déploré le fait que le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies tarde à désigner un facilitateur du dialogue politique. Pendant ce temps, le processus électoral est bloqué en attendant le consensus politique de la classe politique congolaise autour d’un calendrier électoral global », a indiqué le député national Steve Mbikayi.

Les préalables à l’organisation des élections

Partant, il déplore le fait qu’il y a risque de ne pas organiser toutes les élections en conformité avec les délais prescrits par la Constitution. Dans la même logique, il souligne qu’avant d’aller à des élections libres, transparentes et démocratiques, il est indispensable de remplir certains préalables portant notamment sur l’enrôlement des nouveaux majeurs, la recomposition du bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante, la restructuration de la territoriale, la modification de la loi électorale. Cette dernière, affirme le Porte-parole de la NCPS consiste à permettre aux congolais de l’étranger de remplir leur devoir civique, entendu avoir droit au vote. « Etant donné que ces préalables sont indispensables à la tenue des bonnes élections, il est urgent que les acteurs politiques se retrouvent rapidement autour d’une table pour aplanir leurs divergences en vue de permettre l’élaboration d’un calendrier électoral conforme au compromis politique », a-t-il fait savoir.

Une transition dirigée par l’opposition

C’est tout, sauf rien clame le député national pour que la transition soit paisible. Pour cette raison, il demande au Secrétaire général des Nations Unies de désigner un facilitateur toutes affaires cessantes. « Car, si nous dépassons le mois de janvier 2016 sans publication d’un calendrier électoral global, il deviendra impossible que les élections soient organisées dans les délais constitutionnels (…). Dans ces conditions, une transition politique dirigée par l’opposition pour préparer un processus électoral apaisé, transparent, juste et démocratique. Cela voudrait mieux qu’un affrontement des groupes d’intérêts politiques pour la conservation ou la conquête du pouvoir politique par des moyens anti démocratique », dit-il.

A ces sujets, la Nouvelle Classe Politique et Sociale, en sa qualité d’une opposition centriste demande aux extrémistes de tous les camps politiques de mettre fin à l’escalade verbale à laquelle les Congolais assistent actuellement. La NCPS privilégie la concertation et le dialogue afin d’éviter à la RDC une confusion généralisée, à l’instar de cette que prévaut au Burundi, en République Centrafricaine, en Libye et en Irak.

A en croire Steve Mbikayi, ces crises sont souvent créées et amplifiées par les forces impérieuses qui tirent profit des troubles et guerres civiles qu’ils fomentent dans le double objectif de ventre leurs armes et de continuer à avoir une main basse sur les richesses des pays faibles.

Guerre entre anti dialogue et pro dialogue

Après analyse de la scène politique congolaise suite à la divergence sur le processus électoral et à la problématique du dialogue, Steve Mbikayi relève que la classe politique n’est plus fait de deux camps de la Majorité et de l’opposition, mais elle est divisée entre les anti-dialogue et le pro-dialogue. « Les anti-dialogue prônent une solution insurrectionnelle à la crise en présence, tandis que les pro-dialogue se prononcent en faveur d’une solution consensuelle et concertée », précise-t-il.

(Pius Romain Rolland  )

 

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