Contre l’apologie du sang des Congolais: La CASE met en garde les fauteurs en eaux troubles

par -
0 450
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Dans une déclaration d’observation rendue publique ce 1er décembre 2015, la commission Africaine pour la Supervision des Elections (CASE), met en garde la classe politique congolaise contre toute campagne de déstabilisation de la République démocratique du Congo, développée au travers d’une série de prises de positions politiques qui n’obéissent à aucune norme éthique de la société, moins encore à la Parole de Dieu.

Selon elle, le combat politique pour la conquête du pouvoir reste un combat noble, une lutte du reste régie par des textes légaux sous le seul et unique dictat de la Constitution de la République. Dans cet état de situation, la CASE s’inquiète des attitudes et comportements débordant d’arrogance politique, de refus catégorique de toute initiative de vérité, de débat et d’échange pacifique autour des questions essentielles de gouvernance démocratique de l’espace vital sous quelque prétexte que ce soit.

La CASE se dit en droit de condamner toute sorte d’appel à la violence, à la destruction, à désobéissance civile, à la culture de la casse et de la destruction du bien commun, bref, toute tentative de ramener le trouble et la guerre avec comme conséquence de faire couler le sang et de provoquer de nouvelles pertes en vies humaines en Rdc.

Tirant les leçons des grandes révolutions politiques du monde, la CASE rappelle à la classe politique et aux autres tendances sociales qui s’invitent dans la politique que, sous sa forme contemporaine, la pratique révolutionnaire n’apparaît que pour combattre les inégalités sociales croissantes dans un pays. Malheureusement, l’expérience de la Rd Congo a démontré que la plupart des acteurs politiques de la Majorité comme ceux de l’Opposition congolaise ont quasiment tous, trempé et goûté à la gestion et à la gouvernance politique du pays, sans y laisser des souvenirs nécessairement positifs. Ceci suppose que chacun a des comptes à rendre à la nation.

Des clarifications

Raisons pour lesquelles, la CASE tient à apporter au Peuple Congolais tout entier certaines clarifications qu’en dehors du Dialogue politique national inclusif convoqué par le Président de la République, il est difficile de réussir une autre alternative de discussion positive entre citoyens dans les conditions et le contexte actuels. Le Dialogue ainsi préconisé est-il un moyen politique de solutionner les différents apports pour un devenir politique et électoral rassurant pour tous. S’obstiner à tout rejeter de cette initiative semble découler d’une certaine mauvaise foi
politique. D’où l’appel de la CASE à un grand rassemblement des Congolais à
ce dialogue, dans le respect de la Constitution.

En outre, la question électorale de la République Démocratique du Congo devient une
denrée de marchandage politique au-lieu de constituer pour tout le peuple,
une obligation d’approfondissement de nos réflexions respectives pour que le
processus électoral repose sur des garanties solides de transparence, d’équité, de
professionnalisme et de liberté.

De même, l’impératif du délai constitutionnel pour la prise en charge politique de
l’élection présidentielle en 2016 est autant une question de débat entre Congolais eu égard aux différentes contraintes opérationnelles des élections. Il convient aux acteurs politiques de se prononcer ensemble afin de permettre à la CENI de réévaluer le Calendrier électoral.

La CASE regrette que la classe politique congolaise évolue dans une compétition
verbale, une guéguerre des déclarations et une avalanche de contradictions dans
leurs prises de position publiques.

Des considérations

Pour permettre un atterrissage en douceur des travaux du Dialogue Politique
National Inclusif et une participation de toutes les sensibilités nationales à ce forum de
haute portée sociopolitique, la CASE formule les considérations suivantes:

La CASE salue la convocation du Dialogue politique national et demande au Président de la République de poursuivre la mobilisation de toutes les sensibilités sociopolitiques de la nation pour promouvoir un niveau élevé d’inclusivité du dialogue. Il devra en outre se mettre au-dessus de la mêlée en tant garant de l’unité nationale et ne pas revêtir forcément la peau de la Majorité présidentielle tout au long des travaux
dudit dialogue.

Plusieurs demandes sont, dans ce document, formulées à l’endroit de la Classe Politique Congolaise, du Parlement, de la Commission Electorale Nationale Indépendante, du Premier Ministre, des Partenaires Techniques et Financiers du Processus électoral représentant la Communauté Internationale, de la Société Civile, des Confessions Religieuses, de la Commission Nationale des Droit de l’Homme (CNDH) et Organisations de défense des droits de l’homme, ainsi que des autorités politico-administratives, traditionnelles et coutumières.

(Emmanuel Badibanga)

 

 

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse