Contrats entreprises culturelles et Sponsors: Le bénéfice de l’Etat congolais au centre des controverses

par -
0 389
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Dans les contrats entre les entreprises culturelles et les sponsors, l’Etat congolais tire-t-il profit ? Ces contrats sont  signés  à l’insu des organes voire des instances de régulation du secteur, et passent souvent en sous-main, sans que l’Etat s’en aperçoive. Cette affaire est aussi une source de conflit entre les entreprises et les sponsors qui cherchent  chacun à tirer leur épingle du jeu.                                         Or il est préoccupant qu’au regard de  l’impératif de mobiliser voire de maximiser les recettes de l’Etat, tout contrat entre sponsors et groupe culturel passe au ministère des Finances, via la direction générale des impôts. Celui-ci étudiera la forme, la nature et le fonds, afin que l’Etat congolais perçoive quelque chose auprès de ces groupes.

 

Actuellement à l’échelle internationale, la plupart des nations dont les économies sont productives et florissantes, la promotion d’un produit, bien et service joue un rôle prépondérant.  Car,  en effet,  l’action publicitaire a toujours  eu  un impact  favorable pour la fin de consommation.  L’Etat en tire toujours les bénéfices sur les parts perçues par le trésor public auprès des groupes culturels.

Lesdites parts sont  versées en fonction de la notoriété du groupe. Les sociétés culturelles étant toujours proches de la population dans certains pays bien organisé du monde, elles  jouent le rôle de la sensibilisation des masses, en vue de la consommation d’un produit, bien ou service. En outre, les entreprises productrices des biens et services consommés sponsorisent ces groupes culturels pour des fins publicitaires.

Pour le moment,  il est toujours utile de signaler qu’en RD Congo, l’on assiste à une réalité qui est le boom des groupes culturels (groupes musicaux, ballets et troupes de théâtre populaire) de  certains leaders en tête de supposés  groupes d’accompagnements  alors qu’ils sont des véritables entreprises culturelles avec des personnels et administrations (bureaux parfois bien structurés). De l’autre côté il y a des entreprises privées telles que  des brasseries, des sociétés de télécommunications et d’autres qui financent ces groupes avec des sommes colossales pour des raisons publicitaires d’une part.  D’autre part, on fait face à une catégorie des groupes dont le leader ignore certains droit par manque d’un bagage intellectuel et ceux qui lui doivent lui donne une poignée de ce qu’il devrait recevoir. Faute de quoi, ceux qui maitrisent bien la loi du sponsoring, lorsqu’ils arrivent, il leur est difficile d’accepter la somme  que l’on a donné à l’autre.

Pour ce faire,  L’Etat congolais étant la force centrifuge, l’église au milieu du village, garant de la sécurité et animateur de tout développement  a-t-elle  sa part dans ces contrats de financement publicitaire dans les montants que perçoivent ces artistes vis à vis des sponsors? C’est la question que les analystes macro économistes  se posent.

Nous avons une conception sociale et distributrice mais c’est sans doute, à cause du  poids de la réalité économique qui s’est fait le plus sentir  et qui nous fait défaut. Le pouvoir public  doit  toutefois peser, en instaurant une nouvelle politique en matière de contrat de financement pour des fins publicitaires entre les groupes artistiques et les entreprises sponsors.

A fortiori dans d’autres nations du monde, ceci a été instauré mais en RD Congo, nous souhaitons que chaque parti se mette à sa place. Nous demandons une tripartite  du ministère de Finances (direction générale des impôts), les entreprises sponsors et les groupes culturels d’engager des discutions franches et sincères dans lesquelles l’Etat congolais doit tirer la part qui lui revient, en instaurant l’impôt sur le contrat entre  les sponsors et les artistes.

RTM & France Kapalay (Statisticien macro économiste)  

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse